Vous appréciez ce site?
Faites-le-moi savoir!
Rubriques

Publié le 27 Oct, 2011 dans Santé

Vaccination contre les papillomavirus (VPH) : au tour des jeunes garçons… et des homosexuels?

(Source : Cyberpresse + Cyberpresse)

Un comité pour vacciner les garçons contre les papillomavirus

Photo: Martin Chamberland, Archives La Presse

 

Un comité d’experts américains a recommandé mardi la vaccination des jeunes garçons contre les papillomavirus humains (HPV) transmis sexuellement et responsables de maladies vénériennes, dont des cancers.

Ces recommandations issues d’un comité consultatif doivent encore être approuvées par les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) qui généralement les entérinent.

Ce comité recommande de vacciner tous les garçons à partir de onze ou douze ans avec trois doses du vaccin HPV4, indique un communiqué des CDC.

Cette vaccination, déjà approuvée pour les jeunes filles par les CDC, permettra de protéger les garçons contre certaines infections transmises sexuellement ainsi que contre certains cancers.

Étendre la vaccination contre les HPV aux garçons offrirait également une protection indirecte pour les femmes en réduisant la transmission des HPV notamment responsables des cancers du col de l’utérus.

Les CDC recommandent déjà une vaccination routinière des jeunes filles à partir de onze ou douze ans.

Le comité devait aussi faire une recommandation de l’âge maximum auquel une telle vaccination pourrait encore être faite chez les jeunes hommes. Comme pour les filles la vaccination est recommandée jeune avant qu’ils ne deviennent sexuellement actifs.

Il existe deux vaccins contre les HPV qui tous deux protègent contre les deux principaux types de ces virus responsables de cancer.

Selon les CDC, ces deux variantes du papillomavirus sont responsables chaque année aux États-Unis de 15 000 cancers chez les femmes et de 7000 chez les hommes.

Si les CDC entérinent, comme cela est probable, d’étendre la vaccination contre les HPV aux garçons préadolescents, on peut s’attendre à ce que cela  suscite de nouveau la fureur parmi les parents américains conservateurs.

Ces derniers affirment qu’une telle campagne de vaccination risque d’encourager des comportements sexuels débridés chez les jeunes adolescents.

La vaccination contre les HPV pour les jeunes filles est devenue un sujet dans la campagne présidentielle américaine alors que plusieurs candidats à l’investiture républicaine se sont prononcés contre le fait de rendre ce vaccin obligatoire.

La très conservatrice Michele Bachmann a même affirmé sans aucun fondement que ce vaccin était «responsable de retard mental» chez certains sujets. Elle est ensuite revenue sur ses propos.

 

Le vaccin anti-papillomavirus humains préviendrait le cancer anal

PHOTO: MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

 

Le vaccin contre les papillomavirus humains (HPV), transmis sexuellement et responsables de nombreux cancers utérins, s’est avéré efficace pour prévenir des infections et lésions anales pré-cancéreuses chez des hommes homosexuels, selon une étude clinique publiée mercredi.

Les résultats de cette étude clinique internationale, qui a porté sur 602 homosexuels de 16 à 26 ans dans sept pays (Australie, Brésil, Canada, Croatie, Allemagne, Espagne et États-Unis), montrent une protection du vaccin contre ces lésions variant de 50% chez ceux qui étaient déjà séropositifs pour des papillomavirus, à 77% pour les sujets séronégatifs à ces virus, comparativement au groupe témoin traité avec un placebo.

L’essai montre aussi que le risque d’une infection anale persistante avec les quatre souches du papillomavirus contre lesquelles le vaccin du laboratoire Merck, le Gardasil, est efficace (HPV-6, 11, 16 et 18), a été réduit de 59,4% chez les séropositifs et de 94,9% chez les séronégatifs.

Les chercheurs à l’origine de l’étude, qui paraît dans le New England Journal of Medicine du 27 octobre, soulignent que le vaccin n’a provoqué aucun effet secondaire grave.

«Le vaccin anti-papillomavirus est efficace pour réduire la fréquence d’infections anales persistantes et de lésions pré-tumorales de l’anus dues aux HPV-6, 11, 16 ou 18», souligne le Dr Joel Palefsky, professeur à l’Université de Californie et principal auteur de l’étude. «Ce vaccin pourrait être la meilleure approche à long terme pour réduire le risque de cancer anal».

Contrairement aux mesures prises pour la prévention du cancer du col de l’utérus, comme le dépistage régulier de lésions, peu d’examens de ce type sont effectués au niveau de l’anus, explique-t-il.

Le cancer anal reste rare avec 5820 nouveaux cas par an aux États-Unis et 770 décès, selon l’American Cancer Society.

Mais son incidence augmente d’environ 2% par an dans la population générale. Il est plus fréquent chez les hommes homosexuels.

Un comité consultatif des autorités sanitaires américaines a recommandé mardi l’extension aux garçons de la vaccination généralisée contre les HPV qui fait déjà l’objet d’une recommandation officielle pour les filles dès onze ou douze ans.

Partager cet article :