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Publié le 21 Nov, 2016 dans Santé

Une [autre] étude confirme que la cigarette électronique est malsaine

(Source : Le Journal de Québec – Merci à Clara)

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Exposées en laboratoire à de la fumée de cigarette électronique, plusieurs cellules de la bouche meurent en quelques jours à peine, ont découvert des chercheurs de la faculté de médecine dentaire de l’Université Laval.

Les expérimentations menées par le professeur Mahmoud Rouabhia ont démontré que contrairement à une croyance populaire, la fumée de ces cigarettes électroniques peut être nocive.

«Elle ne contient pas de composés goudronnés comme la cigarette ordinaire, mais elle expose tout de même les tissus de la bouche et des voies respiratoires aux composés produits par le chauffage de la glycérine végétale, du propylène glycol, des arômes et de la nicotine qu’on retrouve dans le liquide des cigarettes électroniques», a expliqué le professeur Rouabhia.

Dans le cadre de cette étude, l’équipe de recherche a isolé des cellules de gencives (cellules d’épithélium) et les a placées dans de petites chambres avec un liquide faisant office de salive. De la fumée était introduite à l’aide d’une pompe afin de simuler deux inhalations de cinq secondes par minute, pendant 15 minutes quotidiennes.

«Le pourcentage de cellules mortes ou mourantes, qui se situe à 2 % dans les cultures de cellules non exposées, passe à 18 %, 40 % et 53 % après respectivement 1, 2 et 3 jours d’exposition à la fumée de vapotage», mentionne le communiqué publié mercredi pour présenter cette découverte.

Plusieurs cellules de la bouche agissent comme des barrières immunitaires et des moyens de défense naturels contre des microorganismes extérieurs. L’effet destructeur de la fumée de cigarette électronique inquiète le professeur Rouabhia.

«Le dérèglement de la barrière buccale qui assure notre défense peut accroître le risque d’infection, d’inflammation et de maladies parodontales. À plus long terme, il pourrait se solder par un risque accru de cancers. C’est ce que nous voulons vérifier dans la suite de nos travaux», a indiqué celui qui pilote ces études.

Les résultats de ces travaux ont été publiés dans la plus récente édition de la revue Journal of Cellular Physiology.