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Publié le 23 Nov, 2014 dans Santé

Pollution de l’air et pollution domestique liées au trouble déficit d’attention et hyperactivité (TDAH)

(Source : Psychomédia + Psychomédia)

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Un lien entre la pollution et le trouble déficit de l’attention et hyperactivité

L’exposition, pendant la grossesse, aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des polluants de l’air généré par la combustion du carburant automobile et la production industrielle, augmente les risque de trouble de déficit de l’attention et/ou hyperactivité (TDAH), selon une étude américaine publiée dans la revue PLOS ONE.

Frederica Perera de l’Université Columbia et ses collègues ont suivi 233 femmes pendant leur grossesse et leur enfant jusqu’à ce qu’il ait 9 ans. Ceux qui avaient été exposés à des niveaux élevés de HAP pendant la grossesse étaient 5 fois plus à risque de présenter les symptômes du TDAH à l’âge de 9 ans.

Des études précédentes de cette équipe avaient montré un lien entre les HAP et un retard de développement à 3 ans, une réduction du quotient intellectuel à 5 ans, et des symptômes d’anxiété/dépression ainsi que des problèmes d’attention à 6 et 7 ans.

Les mécanismes en cause, expliquent les chercheurs, pourraient être des perturbations du système endocrinien, des altérations de l’ADN, un stress oxydatif, et l’interférence avec des facteurs de croissance placentaire entraînant une diminution de l’échange d’oxygène et de nutriments.

Commentaire :
Dans ces courts articles, le TDAH est l’arbre qui cache la forêt. Une forêt remplie de cancers en tout genre, de troubles neurologiques divers, de douleurs chroniques, etc.

Des polluants domestiques liés au trouble déficit d’attention et hyperactivité

Des chercheurs de l’Université de Boston ont constaté un lien entre des taux sanguins élevés de composés perfluorés (PFC) et le trouble déficitaire de l’attention et hyperactivité (TDAH). Cette étude est publiée dans la revue Environmental Health Perspectives.

Les composés perfluorés (PFC) sont des produits chimiques synthétiques utilisés dans une vaste gamme de produits industriels et de consommation tels qu’emballages alimentaires (notamment emballages allant au micro-onde tels que les sacs de popcorn), revêtements anti-adhésifs (poêles), revêtements antitaches, vêtements imperméabilisés, adhésifs, cosmétiques, produits de nettoyage, mousses extinctrices, etc.

Kate Hoffman et ses collègues ont utilisé les données de l’étude National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES). Ils ont comparé les niveaux de PFC chez 571 adolescents âgés de 12 à 15 ans, dont 48 avaient un diagnostic de TDAH.

Quatre types de PFCs étaient étudiés: le perfluorooctane sulfonate (PFOS), le perfluorooctanoate (PFOA), l’acide perfluorononanoïque (PFNA) et l’acide perfluorohexane sulfonique (PFHxS). Une étude NHANES, menée en 2003-2004, avait montré que des taux sanguins de PFCs sont détectables chez 98 % de la population. Une fois les PFCs absorbés par l’organisme, des années peuvent être nécessaires pour que certains types soient partiellement éliminés.

Des études sur des animaux ont suggéré que l’exposition aux PFCs pouvait avoir des effets neurotoxiques. Il y a peu d’informations cependant sur les effets de ces produits sur le développement humain.

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