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Publié le 23 Mar, 2013 dans Santé

Notre dose quotidienne de perturbateurs endocriniens

(Source : Santé log via SOTT)

Des parabènes dans nos médicaments ou nos produits d’hygiène et de soin, des perfluorocarbones, desphtalates et des bisphénols dans les conditionnements alimentaires, les papiers et même dans les produits bio, des retardateurs de flamme dans nos canapés, des pesticides dans nos jardins, on ne compte plus les études qui alertent sur les dangers des perturbateurs, ni leurs effets néfastes sur la santé, obésité, fertilité, allergies… 

Cette nouvelle enquête publiée par l’Association Générations futures frappe les esprits car elle traite dans ce premier volet, les expositions des enfants aux perturbateurs endocriniens au quotidien, en particulier via les produits alimentaires. Au même moment l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) appelle à de nouveaux tests pour pouvoir se déterminer.

L’Enquête EXPPERT 1 (EXposition aux Pesticides PERTurbateurs endocriniens) a analysé des études et enquêtes fouillées montrant l’omniprésence de très nombreux pesticides dans notre environnement et qui entraînent une exposition élevée. Il s’agit principalement de deux familles connues, les organophosphorés et les pyrèthrinoïdes auxquelles l’exposition peut être alimentaire. Selon le rapport, la majorité des produits alimentaires à base de céréales, soit 75% des échantillons analysés contiennent des résidus de ces pesticides et sur ces 75% produits « contaminés », tous contiennent une ou plusieurs substances, organophosphorées ou pyrethrinoides, suspectées d’être perturbatrices du système endocrinien. Céréales Spécial K3 ou encore biscuits BN blé complet fourrés à la fraise, céréales Chocapic, pain de mie Harris ou encore viennoiseries Pasquier ou Doowap, ces produits alimentaires contiennent des résidus de pesticides, informe le rapport. Pour les produits non alimentaires, sur les 181 produits commerciaux étudiés dans ce rapport, 108 contenaient – au moment des relevés – une ou plusieurs substances organophosphorées ou pyrethrinoides, suspectées d’être PE.

Au même moment, l’Agence européenne de sécurité alimentaire rend son rapport sur les Perturbateurs, mais ne tranche pas. Si son comité scientifique a adopté la définition de l’OMS selon laquelle un perturbateur endocrinien est défini par trois critères: la présence d’un effet nocif dans un «organisme intact», la présence d’une activité endocrinienne, et un lien de causalité plausible entre les deux, ses experts devront évaluer le poids des éléments probants disponibles au cas par cas pour chaque substance, écrit l’EFSA dans son rapport. Si les méthodes de tests constituent un ensemble raisonnablement complet d’«analyses», il n’est pas question « de se fier » à un test unique pour décider si une substance est ou non un perturbateur endocrinien. Enfin, reste en suspens les questions de la faible dose, sur une éventuelle longue durée ou lors de fenêtres de sensibilité, l’absence de consensus international sur l’existence/la pertinence de ces effets, la question des seuils et des critères de nocivité et enfin celle de l’exposition combinée à plusieurs perturbateurs. Autant de recommandations pour le développement de tests et de nouvelles stratégies expérimentales et peu de réponses, au sens des associations de défense des usagers.

Source : Générations futures Enquête EXPPERT 1 – Exposition aux Pesticides PERTurbateurs Endocriniens et Rapport EXPPERT 1 complet et EFSA L’EFSA apporte son assistance à la Commission européenne dans la définition de critères scientifiques pour les perturbateurs endocriniens

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