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Publié le 1 Sep, 2011 dans Santé

Mondialisation de la folie

(Source : Dazibaoueb)

Avec la mondialisation par le hamburger, vous n’avez encore rien vu. A travers l’exportation de leur culture, les Américains sont parvenus à exporter leur folie, ou plus exactement, leur manière d’être fou.

Dans les différentes cultures explique le New York Times, chaque population a une manière bien à elle d’être atteinte d’aliénation. Ce n’est pas comme la grippe, il n’y a pas une manière universelle d’être fou. La folie est en partie culturelle.

Dans certaines cultures d’Asie du Sud-Est, les hommes connaissent par exemple l’amok, rage meurtrière suivie de crises d’amnésie. Ils souffrent aussi parfois de koro, caractérisée par la certitude de voir se rétracter leur parties génitales. Au Moyen-Orient, les scientifiques connaissent le zar, une condition liée à la possession du cerveau par des esprits et déclenchant des crises de rire, de hurlements et de chants.

De même qu’elles évoluent géographiquement, les différentes folies évoluent dans le temps. Les folies du 19e siècle ne sont pas identiques aux folies contemporaines.

Le New York Times souligne que pendant plus d’une génération, l’Occident a diffusé de façon agressive sa connaissance moderne des maladies mentales, au nom de la science, et en pensant que cette approche révélait les fondements biologiques de la souffrance psychique.

Il en résulte aujourd’hui qu’en apprenant au reste du monde à penser comme eux, les Occidentaux ont aussi exporté leur répertoire de symptômes. «Nous n’avons pas seulement transormé les traitements, mais aussi la façon dont s’expriment les maladies mentales dans d’autres cultures. Des désordres psychologiques – dépression, troubles de stress post-traumatique ou anorexie notamment – s’étendent un peu partout dans le monde à la vitesse de maladies contagieuses.

Un psychiatre chercheur de l’université chinoise de Hong-Kong travaillant sur l’anorexie a ainsi vu les symptômes évoluer, et les patients analyser et vivre différemment leur maladie, au fur et à mesure que les médias hong-kongais relayaient les faits divers sur l’anorexie à travers un prisme américain.

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