Vous appréciez ce site?
Faites-le-moi savoir!
Rubriques

Publié le 28 Sep, 2012 dans Santé

Les anxiolytiques et certains somnifères liés à un risque accru de démence

(Source : Psychomédia)

Les médicaments de la classe des benzodiazépines pourraient augmenter le risque de démence dont la maladie d’Alzheimer, selon une étude française publiée dans le British Medical Journal (BMJ). (Liste des anxiolytiques et somnifères de la classe des benzodiazépines commercialisés en France)

En France, environ 30 % des personnes de plus de 65 ans consomment des benzodiazépines pour traiter les symptômes anxieux et les troubles du sommeil. La prescription de ces médicaments est souvent chronique, sur une période (souvent plusieurs années) dépassant largement la durée recommandée du traitement qui est de 2 à 4 semaines.

Commentaire :
Une autre belle victoire pour Big Pharma qui continuera à faire sa fortune en vendant des médicaments pour contrer la démence… « Business has used you well », comme le dit si bien Deek Jackson, paraphrasant l’expression « business as usual ».

Bernard Bégaud et Tobias Kurth ont, avec leurs collègues de l’Institut national français de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de l’Université de Bordeaux, mené cette étude avec 1063 personnes âgées de plus de 65 ans (78 ans en moyenne) suivies pendant 15 ans.

Celles qui consommaient des benzodiazépines ont présenté environ 50 % plus de risque de développer une démence comparativement à celles qui n’en avaient jamais consommé.

Les chercheurs ont aussi réalisé une étude cas-témoins avec 1633 personnes présentant une démence (cas) et 1810 sans symptômes de démence (témoins) qui a confirmé ce résultat.

L’exposition aux benzodiazépines des personnes âgées de plus de 65 ans est associée à un risque accru de démence, concluent les chercheurs. Bien que, étant épidémiologique, cette étude ne prouve pas que le lien soit de cause à effet, elle incite à la précaution, estiment les chercheurs. Ces résultats sont concordants avec ceux de 4 études antérieures.

Ces médicaments exposent aussi à des effets indésirables tels que les chutes, soulignent les chercheurs.

Des études supplémentaires permettraient de vérifier si cette association se retrouve chez les personnes âgées de moins de 65 ans, notent-ils.

Partager cet article :