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Publié le 27 Fév, 2012 dans Santé

Le déficit en vitamine D n’a pas cessé d’augmenter en 20 ans

(Source : La Nutrition via SOTT)

Depuis quelques années on parle beaucoup de vitamine D et en particulier de ses bénéfices car avoir un taux suffisant de cette vitamine dans le sang diminuerait le risque de certains cancers et pourrait nous protéger de la grippe et des affections hivernales. Fort de ce constat, de nombreuses personnes s’étonnent : mais comment faisions-nous avant ? Nous aurions tous dû mourir brusquement sous l’effet des carences, puisque la supplémentation était très rare ?

Des chercheurs viennent de répondre en partie à cette question en analysant des données sur la population Américaine entre 1988 et 2006. Ils ont constaté que, sur 20 ans, les taux de vitamine D avaient baissé significativement. Entre les périodes de 1988 à 1994 et les périodes de 2001 à 2006, le taux moyen de vitamine D a diminué de 9% sur l’ensemble des sujets et plus précisément de 12% chez les hommes, 14% chez les noirs, 16% chez les adolescents de 12 à 15 ans, 16% chez les adultes de 20 à 30 ans, 6 à 14% chez les personens qui n’utilisent pas de compléments alimentaires et 8 à 17% chez les personnes en surpoids.

Les auteurs avancent que ces variations du taux de vitamine D ne sont pas liés à l’alimentation. Et pour cause puisque l’alimentation apporte très peu de vitamine D par rapport à nos besoins, c’est le soleil qui est la source majeure. Le déficit chronique en vitamine D a d’ailleurs été récemment un cri d’alarme des chercheurs pour ses implications en terme de santé publique.

Les éléments qui expliquent la baisse du taux de vitamine D sur les 20 à 30 dernières années semblent être :

L’utilisation abusive des crèmes solaires, qui bloquent la production de vitamine D dans la peau.

Le travail moderne, où les travailleurs sont de plus en plus enfermés dans des bureaux sans voir la lumière du soleil.

La pollution atmosphérique, qui bloquerait certains rayons UV nécessaires à la synthèse de la vitamine D.

La pollution dans les grandes villes, pour les même raisons.

Les compléments alimentaires de vitamine D semblent donc être une réponse justifiée face à la dégradation de notre environnement, comme l’explique le docteur Brigitte Houssin.

Référence : Ganji V, Zhang X, Tangpricha V. Serum 25-Hydroxyvitamin D Concentrations and Prevalence Estimates of Hypovitaminosis D in the U.S. Population Based on Assay-Adjusted Data. J Nutr. 2012 Feb 8.

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