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Publié le 28 Sep, 2011 dans Santé

Le bisphénol A est toxique pour l’homme même à faibles doses, alors on le remplace par le bisphénol…S

(Source : SOTT + AlterInfo)

 

Le bisphénol A serait toxique pour l’homme même à faibles doses

Dans deux rapports publiés mardi 27 septembre, l’Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) juge nécessaire de remplacer « sans tarder » le bisphénol A

La ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, s’est aussitôt prononcée en faveur d’un « étiquetage systématique » des produits contenant du bisphénol A qui sont en contact avec les populations.

Le bisphénol A (BPA) va-t-il devenir aussi fâcheusement célèbre que le mercure, les PCB ou l’amiante en tant qu’exemple de produit chimique toxique pour l’homme ?

« Nous avons relevé plusieurs centaines de publications sur les effets du bisphénol A sur la santé animale et humaine, a indiqué mardi 27 septembre Dominique Gombert, directeur de l’évaluation des risques à l’ Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), lors d’une conférence de presse. Avec notre comité scientifique, nous en avons décortiqué 70, et il en ressort que les effets sanitaires chez l’animal sont le plus souvent avérés. Chez l’homme, ils sont suspectés ».

Les effets délétères du BPA, notamment la perturbation des hormones sexuelles et métaboliques, sont plus sensibles pendant certaines séquences de la vie de l’homme : durant la période périnatale, où il peut nuire à la mère et au fœtus, et lors de la puberté des adolescents.

Ce constat est particulièrement important pour les objets en polycarbonate ou résine époxyde contenant du BPA utilisés pour conserver des aliments et des boissons comme les bouteilles plastiques, le revêtement interne des boîtes de conserve et les canettes.

« Près d’une soixantaine de secteurs d’activité sont concernés »

De ce point de vue, l’interdiction par le Parlement français en juin 2010, quelques mois après le Canada et un an avant l’Union européenne, de la fabrication et la commercialisation de biberons contenant du BPA était justifiée.

Reste que le BPA entre dans la composition d’une grande quantité d’objets. « Près d’une soixantaine de secteurs d’activité sont concernés et leur consommation est en augmentation régulière », a indiqué Marc Mortureux, le directeur de l’Anses.

Parmi eux, les jouets, les articles de puériculture, les CD, les DVD, les lunettes, ainsi que les amalgames dentaires et les tickets de caisse des supermarchés.

Autre point sur lequel insistent les experts français et étrangers réunis par l’Anses : le BPA aurait des effets délétères « même à de faibles niveaux d’exposition », et à des « doses notablement inférieures aux doses de référence utilisées à des fins réglementaires ».

En d’autres termes, la « dose journalière admissible » (DJA), aujourd’hui fixée à 5 microgrammes/kg/j, pourrait être remise en question. Par conséquent, l’Anses a lancé un appel à contributions auprès des industriels pour rassembler toutes les données existantes sur les produits de substitution dont l’innocuité est avérée.

 

Le bisphénol A est mort, vive le bisphénol… S

Ou comment remplacer la peste par le choléra… sous le regard attentionné de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

La presse est unanime (clickclick et claques) : les deux rapports de l’Anses publiés ce matin montrent que le bisphénol A (BPA) est nocif, même à faible dose. Mazette ! Curieuse interprétation d’un rapport qui se contente de reconnaître « des effets sanitaires avérés chez l’animal et suspectés chez l’homme, même à de faibles niveaux d’exposition ». En réalité, ces publications n’apportent rien de fondamentalement nouveau. Mais il est vrai qu’une chose change totalement : si l’Anses reconnait ne rien savoir de l’effet du bisphénol A sur la santé humaine, elle se fixe tout de même « comme objectif prioritaire la prévention des expositions des populations les plus sensibles que sont les nourrissons, les jeunes enfants, ainsi que les femmes enceintes et allaitantes ». Le principe de précaution enfin mis en oeuvre par nos autorités sanitaires.

Bisphén-Olé !

Bravo l’Anses ! Cela fait juste un an que la France a interdit les biberons truffés de bisphénol A. Et début 2010, devant le pataquès déclenché par les écolos, Carrefour et Super U annonçaient fièrement avoir retiré le BPA de leurs tickets de caisse – qui se retrouve in fine dans l’organisme des hôte(sse)s de caisse. Hourra ! Le hic, c’est que Radio Suisse Romande a annoncé fin juillet dernier que la molécule avait été remplacée par du bisphénol S. Dont on ne sait rien… ou presque. Puisque les seules études (iciici ou  ) qui ont été menées sur cette substance montrent qu’elle est, au même titre que le BPA, un puissant perturbateur endocrinien… à la différence qu’elle ne se dégrade quasiment pas dans l’environnement ! Donc pire…

Et lorque l’Anses se décidera à condamner le bisphénol $ (d’ici 10 à 20 ans), nos prévenants indutriels nous sortiront un bisphénol Z de derrière les fagots. Tout est sous contrôle, puisqu’on vous le dit.

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