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Publié le 14 Fév, 2014 dans Santé

La mammographie encore remise en question

(Source : Radio-Canada – Merci à Clara)

mamo

La mammographie annuelle ne serait pas plus efficace qu’un examen médical traditionnel, montre une étude ontarienne.

Selon le Pr Anthony B Miller et ses collègues de l’Université de Toronto, les femmes ayant passé des mammographies annuelles pendant cinq ans ont autant de risque de mourir du cancer du sein que celles ayant seulement fait des examens médicaux traditionnels.

L’équipe de recherche en vient à cette conclusion après avoir analysé les données recueillies auprès de 89 835 femmes âgées de 40 à 59 ans pendant 25 ans au cours de l’Étude nationale canadienne sur le dépistage du cancer du sein.

Durant cette période, 500 décès par cancer du sein sont survenus chez les 44 925 femmes suivies par mammographies contre 505 décès chez les 44 910 femmes du groupe témoin.

Les femmes avaient été assignées dans les deux groupes par tirage au sort.

Plus de tumeurs ont été détectées dans le 1er groupe, soit 3250 au total contre 3133 dans le second à la fin de l’étude.

Les tumeurs étaient aussi plus petites (1,4 cm dans le premier groupe contre 2,1 cm dans le second) au moment du diagnostic.

Les auteurs de ces travaux publiés dans le British Medical Journal estiment qu’environ 22 % des cancers détectés par la mammographie se sont révélés inoffensifs, ce qui signifie qu’une femme sur 424 reçoit un mauvais diagnostic.

L’éditorial publié avec l’article recommande que les raisons justifiant le recours à la mammographie doivent tenir compte de ces nouveaux résultats.

De nombreux pays occidentaux, dont le Canada, ont mis en place des programmes de dépistage du cancer du sein. Ces pays se sont basés sur de précédentes recherches montrant une baisse de la mortalité associée à la mammographie alors que d’autres résultats laissent à penser qu’elles n’ont que peu d’effets.

« Nos résultats rejoignent les vues de certains commentateurs, qui estiment que les politiques de dépistage par mammographies devraient être revues dans les pays développés. »— Auteurs

Selon les chercheurs, le changement ne sera pas facile « parce que les gouvernements, les organismes de financement de la recherche, les chercheurs et les médecins peuvent avoir intérêt à poursuivre des activités qui sont bien établies ».

Commentaire :
Des intérêt$.

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Le Québec persiste

Le ministre de la Santé du Québec, le Dr Réjean Hébert, n’a pas l’intention de modifier le programme de dépistage du cancer du sein au Québec, du moins pas pour l’instant.

« La science, c’est toujours le cumul de plusieurs études, alors on ne peut pas prendre des décisions aussi importantes par rapport à un programme extrêmement important pour le Québec, celui du dépistage du cancer du sein, sur la base d’une seule étude », a répliqué le ministre. « Il faut attendre qu’il y ait un consensus au niveau de la littérature scientifique. »

Au Québec, les femmes de plus de 50 ans doivent passer une mammographie tous les deux ans.

Commentaire :
« Doivent »? Non, sont fortement sollicitées, harcelées, mais n’y ont pas d’obligation.

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