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Publié le 11 Oct, 2011 dans Santé

Flashback – Le paradigme médical est mortellement défectueux

(Source : SOTT)

Traduction copyleft de Pétrus Lombard pour Alter Info

Voilà ce qu’est devenue la manière de mourir. Dans l’inhumanité et l’irrespect complets, le mourant est traité comme rien de plus qu'un tas d’organes défaillants.

Pour le profit, la médecine moderne exploite chaque étape et aspect de la vie. Après avoir détruit les méthodes et moyens traditionnels, que restera-t-il pour les remplacer ?

Dans un environnement en capilotade, au moment où nous sommes confrontés à une débâcle du système économique, un fait devient évident : Nous vivons dans une société instituée sur un modèle mortellement bancal. Même dans ces conditions, beaucoup de ceux qui voient les failles de ces systèmes se cramponnent toujours à la notion d’un système médical bienfaiteur pour eux. C’est pourtant une partie du même paradigme bancal.

Où est le bon sens en médecine ?

Pourquoi l’enfant qui s’ennuie en classe est dit atteint d’un trouble psychiatrique, et est ensuite drogué pour cela ? Et pourquoi existe-t-il un aussi grand nombre de nouveaux diagnostics psychiatriques ? De troubles oppositionnels avec provocation ? De troubles de conduite ? Tout enfant se conduisant mal peut être catalogué malade mental – et à peu près la même chose est vraie pour les adultes.

Les ultrasons servent à déterminer la position du bébé pendant l’accouchement, alors que la palpation peut très bien convenir. Pourquoi utiliser des techniques coûteuses dont l’innocuité pour le fœtus n’a pas été documentée par des études indépendantes de longue durée ?

Avez-vous remarqué toutes ces définitions de « pré » maladies ? Pas plus que vous ne devez vous soucier d’attraper le diabète, vous ne devez non plus vous inquiéter si votre médecin vous raconte que vous êtes pré-diabétique. Après nous avoir persuadés que l’ostéoporose est une maladie que les femmes peuvent s’attendre concrètement à attraper, nous apprenons à présent que nous pouvons aussi souffrir d’ostéopénie, de pré-ostéoporose. Naturellement, ce diagnostic n’a pas été inventé avant qu’un remède ne soit développé pour le traiter ; à propos de remède, il entraîne sans doute plus de cas d’ostéoporoses authentiques qu’il n’en prévient.

Les étapes normales de la vie sont dorénavant définies comme des troubles. La grossesse est un état nécessitant un traitement. Sans même parler de ce qui se passe à l’accouchement. La ménopause est une affection, et on a essayé de convaincre des hommes qu’ils ont l’andropause. Pour prévenir les maladies cardiaques, des conseils, selon lesquels presque tout le monde devrait prendre des statines, commencent à paraître, en dépit du fait que les statines ne préviennent pas les maladies cardiaques.

Si vous avez déjà passé une IRM, vous savez probablement que le radiologue veut toujours voir les radios antérieures avant d’examiner la nouvelle. Est-ce logique ? En examinant des radios de pathologies graves, environ un quart des diagnostics des radiologues divergent les uns des autres, et 31% ne concordent pas avec leurs propres conclusions lors d’un deuxième examen des mêmes radios. Se pourrait-il que les radiologues veulent s’assurer de ne pas se contredire entre eux – ou eux-mêmes ?

Le cancer et le dysfonctionnement de la thyroïde deviennent une banalité. À propos, il y a 20 à 30 ans, les dentistes ont commencé à insister sur le recours aux radiographies comme partie des examens, en dépit du fait que l’exposition aux radiations est liée à des dommages génétiques. Est-ce que les banales procédures de diagnostic médical, comme les radiographies dentaires et les mammographies, mettent en danger les générations futures ?

Le Dr Robert S. Mendelsohn, l’auteur de Confessions of a Medical Heretic [Confessions d’un médecin hérétique], (1) prend plaisir à raconter dans son étude documentée, que 197 personnes sur 200 sont guéries de soi-disant anomalies simplement en repassant les examens paracliniques. Voilà pour la précision des diagnostics médicaux modernes.

La cause

Quelle est la vraie cause de tout cela ? Mendelsohn raconte une histoire qui nous amène au cœur du problème :

L’un des dangers ordinaires de se présenter à un examen, c’est que vous serez utilisé à des fins autres que les vôtres. Il y a quelques années, après être devenu directeur d’une consultation externe, j’ai découvert que l’une des questions de routine posées à des mamans était « Est-ce que votre enfant est propre ? » Tout enfant qui n’était pas propre à quatre ans était séparé et soumis à un bilan urologique, qui comprenait, entre autres choses, une cytoscopie. Tous les marmots de quatre ans étaient cytoscopés ! J’ai aussitôt éliminé la question sur la propreté. Il n’a guère fallu longtemps avant que je reçoive un appel du président du département d’urologie… Il était vachement en colère… Il a dit qu’il était important de faire ce genre d’examen afin de trouver les rares cas où il pourrait y avoir une vacherie physiologique. Hé bé ! C’était bien sûr absurde, puisque tous les cas rares peuvent être détectés par des moyens bien moins dangereux qu’une cytoscopie.

Puis, il m’en a dit davantage à propos de ce qui se passait. Le vrai problème était que j’anéantissais son programme de résidence [*] car, pour qu’une résidence soit approuvée par les autorités d’accréditation, le médecin doit effectuer un certain nombre de cytoscopies chaque année. Dans ce cas, c’était environ 150. Je lui ai retiré sa mine de cytoscopies, et j’ai eu des ennuis à cause de ça.
[* Ndt : Le programme de residency est le programme de formation postdoctorale en milieu hospitalier (internat), que poursuit l’étudiant titulaire d’un doctorat de premier cycle en médecine, pour obtenir son permis d’exercice.]

Une parabole

Dans un brillant article, John Deere and the Bereavement Counselor [John Deere et le Conseiller en deuil], (2) John L. McKnight raconte l’histoire d’une ville de prairie où emménagent des conseillers en deuil. Grâce à une technique de deuil nouvelle, pour laquelle ils fournissent le système de soutien au processus de deuil, ils prennent la direction des moyens locaux de prise en charge du chagrin, grâce auxquels les proches du défunt et les membres de la communauté pleurent ensemble et se soutiennent mutuellement. Ils persuadent le gouvernement local de fournir leurs services à ceux qui ne sont pas en mesure de le payer. Ceux qui font confiance aux nouvelles technologies profitent bien sûr de cette nouvelle et merveilleuse technique. L’ancienne infrastructure de deuil, comme le clergé et les membres de la famille, met à profit les merveilleux nouveaux outils mis à disposition. Il ne faut pas longtemps avant que la nouvelle technique remplace les anciennes méthodes.

Les anciennes méthodes faisaient partie de la Chambre des communes, elles n’étaient pas la propriété d’une seule personne ou groupe ; elles appartenaient à chacun et étaient partagées équitablement. Personne n’aurait pensé posséder le chagrin. Or, les nouvelles méthodes sont détenues par une nouvelle élite, celle qui possède la nouvelle technique de deuil. La « communauté endeuillée » disparaît, remplacée par un service impersonnel, possédé et contrôlé par un groupe d’élite. Tel que l’exprime McKnight :

Le nouvel outil du conseiller évitera le tissu social, écartera parents et amis, les soins, les obligations de bon voisinage, et les moyens communautaires de rassemblement et de procession.

McKnight poursuit en parlant de la manière dont ce genre de service technique crée des « constructions aux effets contraires. » Il fait remarquer que ces constructions sont si coûteuses qu’elles faussent les aspects économiques de la société. Il en résulte la « médecine qui rend malade, les écoles qui abêtissent, et la constitution criminelle du système correctionnel. » Et, cela aboutit à une perte de savoir, puisque les anciennes méthodes de la Chambre des communes sont perdues.

Le système médical

Le système médical est l’équivalent des conseillers en deuil de McKnight. Les soins de santé ont été monopolisés et forcés dans un système hiérarchique écrasant. Ce qui était autrefois des biens communs, la santé et le traitement de la maladie, a été coopté par un establishment. Il se peut bien qu’il ait entamé cela avec les meilleures intentions, mais il a évolué en monstre à multiples tentacules. Le consentement de tous à ses règles est présumé. Si quelqu’un n’appartenant pas à élite médicale résiste, ce zèbre est supposé dérangé, et souvent traité sans son consentement, pour son propre bien, évidemment.

Le système médical a contribué à détruire la communauté. Les mourants sont traités à l’aide de moyens techniques, pendant que restent inassouvis les besoins de la personne quittant le monde, ainsi que ceux de ses proches, de ses voisins et de la communauté. Le processus même de la mort, plutôt que de la reconnaître comme acte final de la vie, est perdu dans un combat inutile qui dégrade tout le monde. Toute personne dont la santé est perturbée est aussi traitée comme un objet de la technologie.

Le système médical a oublié sa mission. La guérison n’est plus son but. Obtenir davantage de clients l’est. Voilà pourquoi les processus normaux de vie sont médicalisés. Dans la polarisation sur le symptôme plutôt que ses causes, réside le problème faisant que la vraie maladie n’est que dissimulée. La perspective est perdue en recourant à des médicaments dotés d’un large spectre d’effets délétères, dans l’espoir que l’un d’eux puisse être bénéfique en supprimant un symptôme. Portant des œillères, des médecins refusent de voir le mal qu’ils font, et excluent souvent de fournir les soins souhaités.

Le système médical s’est moulé dans le modèle moderne d’une corporation. Précisément parce qu’il nous est pratiquement impossible de seulement imaginer qu’une partie de nos nécessités puissent être fournies par autre chose qu’un commerce, nos besoins médicaux nous sont aussi procurés de cette manière. Si ce n’est pas fabriqué par une compagnie, le système tentera de créer de la suspicion. Les vitamines sont qualifiées de dangereuses. La FDA déclare que toute revendication de bienfait de santé, pour tout – même pour la soupe ! – , fait de cette chose une médecine. Récemment, le fabricant de Cheerios a été informé que ses affirmations de santé ont magiquement transformé son petit déjeuner de céréales en potion.

Le système médical nous dit ce qu’il nous donnera, conditionné en produit lucratif. Vous voulez être laissé seul pour vous occuper des affres de votre maladie iatrogène ? Qu’on vous donne juste des stupéfiants pour soulager votre souffrance ? Bonne chance pour trouver ce produit en vente. Nous allons vous envoyer la toute dernière et meilleure gestion de la souffrance ; ça vous apprendra à supporter votre calvaire. Ça n’apporte pas une solution à votre supplice ? Eh bien, c’est que vous devez être un malade mental. Certes, vous êtes déprimé et avez besoin du tout dernier et meilleur produit pharmaceutique, conçu précisément pour la dépression induite par le martyre rebelle. Et, si ça ne marche pas, nous avons…

Le système médical s’est transformé en modèle ultramoderne d’entreprise commerciale, et les compagnies sont au cœur de ce moderne paradigme boiteux. Tout comme d’autres compagnies ont mis à sac les ressources de la Terre et l’autonomie économique des gens, les entreprises médicales saccagent la santé des gens et leurs finances.

Les multinationales

Quand une entité commerciale se transforme en multinationale, elle adopte à la quasi-certitude des traits psychopathes. Regardez le documentaire, The Corporation (3). Il explique qu’un psychopathe ne vit que pour son propre compte et n’a aucune empathie envers les autres, et qu’une multinationale se conforme à toutes les singularités attribuées à ce genre d’individus. Selon la loi, une compagnie n’est tenue qu’à une seule chose : les profits. En se transformant en corporation, le secteur de la santé est vraiment devenu une industrie, une structure conçue pour faire des profits en vendant de la came. Le symbole de sa mission, le bien des gens, est relégué au rang de marketing, de truc conçu pour persuader les gens d’acheter ses produits.

Comme ça, la corporation médicale dénature son but premier de guérison. Il est subtilement redéfini. Elle se focalise sur les symptômes au lieu de la guérison. Si un problème de santé est définissable par un symptôme, elle peut alors se polariser sur la suppression de ce symptôme. Si elle peut supprimer ce symptôme, elle peut prétendre avoir vaincu le mal. La corporation médicale fabrique des produits pour traiter les symptômes. Ainsi, grâce à l’artifice du détournement – persuader les gens que le problème est le symptôme, plutôt que ce qui le provoque – , des produits sont développés et commercialisés. La corporation médicale est une structure vouée à la rentabilité. Sa mission première de guérison est oubliée.

Le point essentiel ou les résultats financiers

Si l’on prend un peu de recul, il devient évident qu’il y a quelque chose de très très mauvais dans le système médical. Non seulement il tolère des concepts illogiques, mais il les préconise.

L’irrationnalité du recours systématique à des radiations pour détecter le cancer du sein est évidente, puisqu’en réalité le moyen de détection provoque la maladie qu’il est censé détecter. Il devrait être évident qu’il s’agit d’une approche aberrante, tant qu’il n’est pas définitivement établi que les avantages l’emportent sur les risques. Au lieu de cela, c’est le contraire qui se passe : si une technique est rentable, elle est utilisée et vivement encouragée et défendue. Si quelqu’un réussit à prouver que les préjudices l’emportent sur les risques, alors cet individu est frappé d’anathème. La technique est abandonnée seulement s’il existe une preuve accablante contre elle, quand les coûts de défense dépassent les bénéfices. Les revenus finals doivent être honorés.

Depuis qu’il y a des femmes, elles subissent la ménopause. C’est juste une étape de la vie, pas un truc devant être guéri. Aujourd’hui, pourtant, c’est un trouble qui doit être arrangé en remplaçant les hormones dont la femme n’a plus besoin. Et le fait que les spécialités substitutives augmentent la mortalité due aux maladies cardiaques et au cancer ? Holà ! Il faut honorer les résultats financiers.

L’enfant incapable de rester calme à l’école est une nuisance. Cet enfant qui perturbe une partie du système commercial, fournit du fourrage à sa gueule économique. Le système médical décrit cet enfant comme atteint du trouble déficitaire de l’attention, et le drogue ensuite, sans aucune considération pour les dégâts permanents occasionnés par les remèdes. Il en bénéficie tout en renforçant le modèle commercial. Les revenus financiers doivent être honorés.

Les revenus financiers sont le paradigme. Tout ce dont nous avons besoin pour vivre est détourné pour servir l’objectif commercial : la rentabilité. L’énergie. Les transports. L’alimentation. Les soins de santé. Le deuil. Cela ne fait aucune différence. Là où une fonction commerciale peut en supplanter une autre, comme en s’emparant autant que possible des biens de quelqu’un en train de mourir, en laissant moins pour l’enterrement et le deuil… et bien, ça fait partie du jeu commercial.

Le soin de santé est devenu un produit de multinationale des plus réussis du monde. En 2008, il représentait 17% du PIB de Zunie, soit environ 7.900 roupieus par personne, et le taux de croissance continue de monter en flèche à un rythme double de l’inflation. On s’attend à atteindre 20% du PIB en 2017 (4).

Dans le monde de l’entreprise, peu de compagnies ont la réussite du gros business médical. En 2002, l’industrie pharmaceutique parvenait au sommet de la liste Fortune 500. Depuis lors, la crise de l’énergie a projeté en tête les profits des compagnies pétrolières. Malgré cela, en 2008, le bénéfice des huit plus grandes compagnies pharmaceutiques se comptait en milliards, et celui de toutes sauf une des 11 suivantes se comptait en centaines de millions (5).

Dans un monde d’entreprises, les revenus financiers sont l’essentiel. Le lucre est la raison d’être.

Le paradigme bancal ou le monde de fous

Dès qu’un produit ou service est privatisé, tous ses aspects sont arrêtés en vue de sa capacité à extorquer des profits. La médecine n’est pas différente. En rejoignant le modèle commercial, la médecine a principalement cessé d’être une force destinée au bien-être. Tout défaut constaté, comme les effets secondaires d’un remède, est transformé en nouveau centre de profit. McKnight compare ce processus à une construction pyramidale :

Elle [la corporation médicale] envisage un paysage « parsemé de pyramides de nouvelles technologies et techniques, toutes conçues pour corriger le défaut de sa devancière, mais aucune ne corrigeant son propre défaut. En construisant ces pyramides, ils reconnaissent aussi l’opportunité illimitée de recherche, de développement et du besoin de mauvais emplois. Certains iront même jusqu’à qualifier de « progrès » ce processus pyramidal, et noteront son effet positif sur le produit national brut. »

Les dégâts sont transformés en centres de profit. Les dirigeants et les profiteurs du modèle commercial considèrent que c’est parfait.

Il en résulte un détournement de l’utilisation des ressources et une distorsion de la façon dont nous voyons le monde. McKnight raconte que c’est grâce à Medicaid, l’assurance médicale, que l’enfant d’une pauvre femme ennuyeuse se procure des soins médicaux à un coût équivalent à une fois et demie ce qui est prévu pour la graille et l’abri. La santé de cet enfant serait sûrement mieux défendue par une nourriture et un logement meilleurs, mais la lunette du discernement est déformée.

La même chose peut être dite de la campagne de fourniture de vaccins et soins médicaux aux désespérément pauvres d’Afrique, alors qu’ils seraient bien mieux aidés par une nourriture suffisante, de l’eau potable et un environnement stable – l’absence de tout ça étant la véritable origine de leur misère. Seulement, cela ne profiterait pas aux poids lourds de la corporation médicale.

La société est elle-même faussée. De simples zigotos assument une stature de dieux. Toute personne est ravie que son médecin fasse attention à elle. Elle se sent spéciale, et même s’en vante. Qu’est-ce que cela nous dit sur sa vision de la réalité ? Un simple quidam est considéré comme un dieu, dont les paroles doivent être acceptées comme vérité, et dont chaque bourdonnement doit être écouté. Une classe de demi-dieux a été créée.

Ces égarements ne peuvent guère continuer, et ils ne dureront pas. Nous le voyons dans l’environnement, où des pollutions de tous les genres possibles détruisent l’écosystème dont nous dépendons. Nous le voyons dans le système économique, rafistolé à plusieurs reprises, chaque nouvelle pièce offrant une nouvelle mine de profits et augmentant le risque que la totalité du système se disloque d’une façon catastrophique. Et nous observons la même chose dans le système médical. Il absorbe une part incroyablement grande des ressources économiques. Il a changé l’objectif de guérison en suppression de symptôme. Il invente des maladies. Il tire profit des préjudices qu’il engendre. Il fausse la société. En provoquant une énorme perte de savoir sur la guérison, il a supprimé la majorité de l’aptitude individuelle se soigner de la maladie. Il s’est infiltré dans les domaines les plus privés de notre vie. Il se montre présomptueux en définissant la santé mentale, et oblige ceux qu’il a diagnostiqués malades mentaux à ingérer ses spécialités toxiques.

De la naissance à la mort, le système médical commercial a transformé en marchandise et profits chaque aspect de la santé. La médecine moderne utilise chaque étape et aspect de la vie pour le profit. Après avoir détruit les méthodes et le savoir traditionnels [*], que restera-t-il pour les remplacer ? En fin de compte, non seulement nous allons perdre les structures sociales et le savoir ancien entourant la santé, mais nous perdrons aussi les nouvelles connaissances et compétences. Car avec la débâcle de l’économie et de l’environnement, finalement, nous sommes tous perdants.
[* Ndt : Remarquons que la médecine moderne a juste sauté dans le train en marche de l’apocalypse, après que l’Église l’ait lancé. Pensez juste à cette entreprise moyenâgeuse ahurissante : l’Inquisition, sans doute motivée par le besoin d’ascendant de l’Église sur son bétail, qui s’acharna à éradiquer les « sorcières, » c’est-à-dire, les chamans, les guérisseurs doués du savoir et du contact avec la Nature. Il y a bien longtemps que les vrais guides des communautés humaines ne sont plus les bienvenus en occident.]
Notes :

1) Confessions of a Medical Heretic, de Robert Mendelsohn, chez McGraw-Hill Contemporary, 1990

2) John Deere and the Bereavement Counselor, de John L. McKnight

3) The Corporation.

4) National Coalition on Health Care, Health Insurance Costs.

5) Fortune 500, Fortune 500 2008 list of pharmaceutical manufacturers and their profits.

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