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Publié le 6 Fév, 2014 dans Santé

Dérives alimentaires : alimentation crue, vegan, pauvre en graisse – témoignage

(Source : SirèneBio – Merci à Jsf)

Les deux photos sont des photos couleurs sans retouches* (pour info je mesure 1m71) (désolée sur la photo numéro 1, il y a une seconde partie de vêtement et de cheveux sur le côté droit car la photo est prise dans un miroir ancien) Photo 1 : 31 ans /  Photo 2 : 32 ans

Les deux photos sont des photos couleurs sans retouches* (pour info je mesure 1m71) (désolée sur la photo numéro 1, il y a une seconde partie de vêtement et de cheveux sur le côté droit car la photo est prise dans un miroir ancien)
Photo 1 : 31 ans / Photo 2 : 32 ans

Avant que vous lisiez ce partage d’expérience, il est important que vous sachiez que cela fait quelques mois que je ne suis plus Cru Vegan pauvre en graisse. Il m’a fallu du temps pour trouver les mots et expliquer mon expérience.

Mon expérience n’a pas pour but de vous éloigner d’une alimentation crue, bien au contraire puisque j’en consomme moi même encore en grande partie et j’aime m’offrir de bons jus à l’occasion !  Mais comprenez qu’il n’y a pas « de tout ou rien ». Ce qui peut parfaitement convenir à votre voisin, peut être une vraie catastrophe de santé pour vous. Ne vous enfermez dans aucune ornière, dans aucun dogme.

Le cru vegan pauvre en gras ne m’a pas réussi. Je pense que tout est dit via ces deux photos avant et après.

« L’huile première pression a froid c’est visqueux ça ne sert à rien », « les graines germées on en a pas besoin », « les légumineuses c’est une horreur pour l’organisme », « les céréales sans gluten c’est de la colle pour l’organisme », « on n’a besoin de très peu de gras », « l’ail c’est un poison », « le chocolat noir c’est une drogue », « les carences n’existent pas »… Voilà ce en quoi j’étais convaincue !

La conclusion de mes 8 mois d’expérience ? Ces idées ne m’ont pas apporté la santé, pour moi ça a été tout le contraire.

Pourquoi ça ne m’a pas réussi ?

Car j’ai gravement manqué d’acides gras et d’acides aminés. Mon corps s’est servi dans ses réserves et il s’est totalement vidé.

Pour ma part, les problèmes de santé sont arrivés assez vite (8 mois), car à l’inverse d’autres personnes, j’étais déjà très, très fine et je n’avais donc pas de réserve. Du coup, la dégringolade s’est faite très rapidement.

Perte de poids, perte des règles, perte de mémoire, fonte musculaire, perte massive de cheveux, grosses chutes de tension, peau fatiguée et vieillie, teint transparent, psoriasis, perte de libido, ventre ballonné, début de neuropathie périphérique suite à des carences, ostéoporose de la mâchoire, ….

Voilà ce par quoi j’ai dû passer durant cette dernière année pendant et après mes 8 mois de cru vegan pauvre en graisse.

Manquer d’acides gras et d’acides aminés (protéines) peut être tellement dangereux pour la santé.

Pour moi, les carences existent et ce n’est pas un mythe au vu de ce que par quoi je suis passée.

Pour mieux comprendre :

*Mon alimentation AVANT mon passage au cru :  Tout bio, quasi-végétarienne, sans gluten et sans lait **

Pourquoi j’ai voulu me lancer dans une alimentation crudivore vegan pauvre en graisse à tendance frugivore ? Pour me donner d’avantage de chance d’avoir un enfant et avoir une santé toujours plus radieuse et durable sur le long terme. Je ne cherchais ABSOLUMENT pas à perdre du poids, car j’étais déjà fine (gènes familiales – je viens d’une famille de minces)

Mon parcours cru : J »ai été 100% crudivore vegan pauvre en gras pendant 2 mois, puis les 6 derniers mois je suis passée à une alimentation à 80% crue, 100% vegan et pauvre en gras. J’avais réintroduit des pommes de terres vapeurs et du quinoa pour calmer la « detox ».  Je prenais beaucoup de compléments de plantes de chez ABC Nature. Une alimentation sans aucune huile, plus de céréales, plus d’aliments végétales contenant des protéines comme tout ce qui est à base de soja, ou encore les graines germées, ainsi que plus de légumineuses, plus de produits laitiers, plus de produits animaux. Jus, fruits et légumes crus BIO à volonté, pommes de terre vapeurs, quinoa, 1 avocat tous les 3 jours et 1 poignée d’oléagineux tous les deux jours. Voilà exactement ce que je faisais. Pour ce qui est de la quantité de mes rations, je les vérifiais sur un site dédié qui me disait être « comble » au niveau des calories.

… mais…

Le sucre des fruits, les légumes crus et une faible quantité d’oléagineux et avocats ne m’ont pas suffit.

J’ai appris que nous avons un besoin vitale de gras et de protéines et voilà exactement ce dont il m’a manqué.

J’ai compris que mon corps à besoin de GRAS, « les bons » et en quantité,  sinon mes hormones partent en vrille, mon cerveau n’est plus nourrit correctement et je ne parle même pas de l’état de ma peau… Pour ce qui es du manque de protéines, je ne cite que l’exemple des cheveux qui vivent grâce à cette apport.

Aujourd’hui je témoigne pour que d’autres ne fassent pas le même genre d’erreur que moi.

Je ne suis pas dans l’orgueil, j’accepte de m’être trompée, c’est aussi simple que ça.

Et ce n’est pas si facile car il y a une réelle loi du silence dans ces mouvements alimentaires dogmatiques. Si vous avez le malheur de ne pas faire partie des « grands gagnants », vous êtes montré(e) du doigts, jugé(e) et surtout discrédité(e)… comme si vous étiez un/une pestiféré(e).

Du coup nombreux sont ceux qui disparaissent « sans bruit » des mouvements, des associations, des forums… sous couvert de honte et qui n’ont plus que leurs yeux pour pleurer… et des années pour s’en remettre psychologiquement et physiquement !

On ne s’improvise pas Cru Vegan Pauvre en Gras sous les conseils d’un homme ou d’une femme, qui ne vous connait pas et qui ne sait pas exactement ce que l’on met au gramme près dans son assiette aussi gentil/le et charismatique soit il ou elle. (Je ne vise personne en particulier, je parle de manière « générale »)

Et on ne remets pas sa santé dans quelqu’un qui n’a pour expérience que quelques mois, années derrière elle/lui.

Les carences seront d’autant plus rapidement visibles selon chaque individu. Pour certains ce sera une chute brutale après 3 ans, 8 ans plus tard… pour d’autre, il ne faudra pas plus de quelques mois (comme moi). Cela varie simplement au travers de nos réserves vitales, de notre âge, de nos antécédents et de la « rigueur » adoptée dans cette approche alimentaire…

Certains ne feront jamais aucun écart de « conduite », suivant « scrupuleusement » les conseils du « leader » crudivore vegan (comme moi), et d’autres seront à l’inverse « sauvés » par leurs écarts, leurs « va et viens hésitants ».

FRUITS a volonté !

Oui je suis devenue totalement dépendante et accro aux sucre des fruits via cette expérience et encore aujourd’hui cela reste un problème.

En effet, par exemple, j’ai pris l’habitude de ne plus savoir me contenter d’une banane par prise… bes oui j’en mangeais 12 en même temps… en bref j’ai perdu tout mes repères.

Le plus terrible, c’est que selon certains individus, l’usage « intempestif » et « excessif » des fruits va générer fatigue et déminéralisation. (c’est mon cas)

Pourquoi ?  Car pour nombreux naturopathes, ils ont un morpho-type (qui est définissable par un épuisement psycho-neuro-endochrinien dont un des effets sera la diminution des capacités organiques d’oxydation des acides fruitariens.) D’où déminéralisation….

La preuve en est… après 8 mois de crudivorisme vegan pauvre en graisse à tendance frugivore, je n’avais certes pas de caries, mais mes gencives sont devenues décalcifiées par une forte déminéralisation. Mon dentiste qui ne connaissait pas mon parcourt cru, en a simplement conclu que j’étais atteinte tout à coup d’une maladie des os… bien évidement comme j’avais fait des radios quelques mois avant mon passage au cru et que je n’avais alors aucune déminéralisation… je savais parfaitement qu’il s’agissait d’un des résultats dramatiques de cette expérience.

D’ailleurs la déminéralisation a touché tous mes os, pas seulement la mâchoire… puisque je me suis cassée ensuite très facilement la cheville puis plus tard un orteil, alors que j’étais jusqu’à présent quelqu’un aux os solides…

Citation d’un naturopathe :

Il y a de nombreuses typo-morphologies humaines mais pour mieux comprendre l’action des fruits dans l’organisme, on va simplifier, il y a schématiquement deux types d’individus à savoir :

  1. LES ACIDO-NEUTRALISANTS PAR OXYDATION
    Ces personnes fortes, larges, carrées ont le teint coloré, ont en général un excellent sommeil, ne craignent pas le froid en hiver. Ce sont les « Sulfur » des homéopathes.
    J’avais un ami 1m75 110kgs toujours en chemise l’hiver et même s’il faisait -10°c, il mettait des glaçons dans sa boisson… Bien sûr il s’agissait d’un cas exceptionnel mais les individus brévilignes sanguins, ignorants le froid OXYDENT PARFAITEMENT LES ACIDES CITRIQUES TARTRIQUES MALIQUES des fruits en CO2 ; les fruits sont indispensables pour eux.
  2. LES ACIDO-NEUTRALISANTS PAR SPOLIATION MINERALE
    Ce sont des individus plutôt minces, fatigables, souvent insomniaque, toujours frileux ; ces longilignes (phosphoriques des homéopathes) OXYDENT TRES MAL les ACIDES CITRIQUES, TARTRIQUES, MALIQUES.
    Comme les sanguins, brévilignes, ils oxydent les acides des fruits en gaz carbonique et en eau mais chez eux CETTE CAPACITE d’OXYDATION ESTTRES REDUITE.
    L’organisme ne brûlant qu’une faible quantité d’acides citriques, tartriques, maliques va NEUTRALISER LES ACIDES EN LES COMBINANTS AU CALCIUM OU AU MAGNESIUM OU AU POTASSIUM prélevés sur les os et les dents créant des sels minéraux éliminés par voie urinaire. Nous aurons donc :

    • Acide citrique + calcium = citrate de calcium
    • Acide malique + calcium = malte de calcium
    • Acide tartrique + calcium = tartrate de calcium
    • Même chose pour le magnésium, le potassium que l’organisme « combinera » aux acides
    • Ainsi le PH du sang reste normal à 7,40 mais l’organisme SE DEMINERALISE, SE DEVITALISE ; C’est ce que j’ai appelé dès les années 70, LE SYNDROME DU FRUGIVORE.
    • Ces individus sous–vitaux, frileux, longilignes ne doivent pas consommer plus de 200 grammes de fruits aqueux l’été, environ 100 grammes à l’automne et s’abstenir totalement l’hiver.
    • Ils trouveront les fibres, les vitamines, les anti radicalaires etc…dans les crudités légumes ingérés aux repas.
    • Pour ceux qui douteraient des assertions précédents, il faut savoir que le crudivorisme avec consommation très importante de fruits se soldent par la perte totale des dents après plusieurs années (voir diététique de l’expérience Edition Guy Trédaniel Auteur Robert Masson)

Note : Je remarque d’ailleurs que dans la plus part des cas, ce sont bien des morpho-types « Sulfure » a qui réussit le mieux le crudivorisme et qui en sont les meilleurs « vendeurs ».

Donc ATTENTION !!

Pour être un parfait crudivore vegan pauvre en graisse a tendance frugivore, il faut donc faire très attention à ses apports et manger dans des quantités ÉNORME pour espérer survivre via cette alimentation et encore mieux avoir le « morpho-type » le plus adapté a cette approche. Il faut vivre dans un environnement au climat chaud (soleil, chaleur, repos… avoir un rythme de vie paisible et serein…) TOUT l’inverse de ma vie actuelle en région parisienne pour ma part.  

Pourquoi pensez vous que les leaders crudivores vegan Americains et Français vivent sous des climats chauds, dans le sud ou encore dans des îles ?! Étrangement vous remarquerez aussi qu’ils ne travaillent pas assis devant un ordinateur toute la journée, qu’ils sont moins confrontés au stress urbain, qu’ils ne prennent pas le métro, qu’ils n’ont pas d’horaires stricts, qu’ils ne sont pas sédentaires… et comme nombreux leaders crudivores, qu’ils « vivent » « grâce » à la « commercialisation/monétisation » de cette approche alimentaire.

Leur mode de vie et le jardin d’Eden dans lequel ils ont la chance de vivre vous attire, vous fait rêver… ?!

Et Oui, moi aussi !

Et du coup vous leur donnez tout votre crédit « moral mais aussi financier », et ainsi vous êtes le premier « investisseur » pour leur « permettre » de vivre cette vie qui vous fait rêver « vous ».

Par-ce que « eux », en attendant, ils ne vivent pas votre vie… ni le stress, ni la pollution… ils s’épanouissent essentiellement car ils vivent de leurs PASSIONS !

Et vivre heureux, paisiblement et sereinement de sa passion et qui plus est au soleil, avec des aliments qui ont prit cette même énergie solaire, vivante et bien OUI ça rends BEAUX  et en santé et d’autant plus qu’on a retiré de son alimentation tous les aliments nuisibles comme : la junk food, le gluten, les aliments transformés, les pesticides, les charcuteries, les laitages… et de son mode de vie les facteurs stressants, fatiguant et les pollutions environnementales et électromagnétiques conséquentes.

En bref, je ne dis pas que vivre en bonne santé au soleil avec des fruits et des légumes à profusion, sans travailler est impossible !!

Mais moi, Elodie,  je n’en ai pas été capable tant dans le volume gigantesque (moi qui déjà me gavais et dans les faits ce n’était pas encore suffisant), que par le temps et l’ARGENT à investir (200 euro minimum par semaine pour UNE PERSONNE en alimentation bio en région parisienne) et les différents autre paramètres qui ne correspondent pas à la réalité de ma vie aujourd’hui.

Bref, mon corps n’y a pas du tout trouvé ce dont il avait besoin.

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Ne vous laissez pas avoir par le discours « fourre tout « de la « detox » !

Ballonnement, perte de cheveux, yeux gonflés avec poches/cernes de plus en plus grandes,  fatigue extrême, boutons, amaigrissement, vertiges, transpiration, teint jaune ou pâleur extrême, hyper émotivité, fonte musculaire, vieillissement prématuré, dérèglement hormonal, pellicules, exéma…

Pour ma part je me suis rassurée dans ce discours : « C’est juste la detox »… « On est pas fait pour être beau »… Tu y crois coûte que coûte et tu continus.  Tu achètes pour cher des tas de gélules de plantes. Tu arrives as te convaincre que tu es sur le bon chemin et que tu n’as jamais été mieux qu’à ce moment là…. et que les symptômes que tu vis sont « normaux »… « ça va passer » « perdre ses cheveux c’est quoi en rapport avec le nettoyage nécessaire dont ton corps a besoin ?! » « tu manques de foi ! »… et j’en passe des meilleurs !…

Finalement j’étais  « mal » mais je me régalais… manger des fruits sucrés à profusion, il y a quand même pire dans la vie ?!  C’était si bon, tellement sucré et si facile (la gourmande que je suis était aux anges de tout ce sucre!)… il n’y avait qu’à tendre la main (passer son temps à faire les courses) pour manger et surtout plus besoin de s’embêter à cuisiner. Le rêve !

Plus j’avais des symptômes de detox, plus j’avais le sentiment de me nettoyer… plus c’était passionnant et grisant ! (d’autant que j’étais toujours rassurée par mon leader)

C’était très ambivalent tous ces sentiments et sensations… pendant trois jour c’était le Nirvana, l’euphorie et les 4 jours d’après la chute au fond du trou… Quand j’allais vraiment mal, que je ne dominais plus rien, que je ne comprenais rien à ce qui m’arrivait, je cherchais le soutient et le secours chez mon leader. Des mails « help », « besoin d’aide » « que dois je faire ? »… j’en ai écris quelques un…  Je l’ai eu plusieurs fois au téléphone pour lui partager mes détresses, pour être rassurée, car je ne comprenais pas comment je pouvais avoir tant de problèmes de santé alors que je faisais ça justement « pour avoir une parfaite santé » ?! (Ça fonctionnais par dons et c’était mon choix, je l’assume totalement puisqu’il fallait de toute manière que je parle à la seule personne susceptible de me comprendre et de me soutenir dans cette démarche à ce moment là)

Ce rajoutais à cela les reproches de ma famille, que je prenais comme des « agressions » envers « mes choix » que je m’assurais « si bons pour moi et ma santé »…  Je me sentais « seule contre tous »… et cela me touchait d’autant plus fort quand j’étais dans le creux de la vague, en soit disant « detox » et donc encore plus fragilisée psychologiquement… alors que finalement avec le recule, ce n’était que des gestes d’amour, car mes proches me voyaient partir beaucoup « trop loin » guidée par une détermination farouche et obstinée.

J’en étais certaine, j’allais finir par être transformée, nettoyée, purifiée ! J’allais devenir moi aussi une figure de prou de cette approche alimentaire ! Une référence pour aider les autres et les soutenir dans ce choix de santé unique !

Je voulais devenir aussi belle et radieuse que Kristina !  J’avais même acheté tous ces superbes bracelets en pierres semi-précieuses comme elle ! J’avais accroché les photos de ces Américaines Crudivores vegan sur mon frigo. Acheté de beaux bols en bois pour me donner le sentiment d’être encore plus reliée à la nature. Je m’étais achetée pleins de vêtements aux couleurs vives, signifiant l’énergie fabuleuse que je voulais véhiculer et partager. C’était si inspirant pour moi !

Je voulais « convertir » tout le monde. Je ne pouvais même pas concevoir qu’on ne puisse pas avoir « envie » de devenir « crudivore vegan pauvre en graisse ». C’était une telle félicité de vie…. et il y avait tant de vidéos inspirantes…(que je regardais et écoutais du matin au soir, du  soir au matin !) Je prenais des tas de notes dans un petit carnet dédié pour savoir « quoi répondre » aux attaques des anti-crudivores vegan.

Je me persuadais que la maigreur extrême n’avait en rien a voir avec l’état de santé, bien au contraire ! Que c’était la vrai nature humaine finalement d’être très maigre. Que tout ce qui comptais c’était l’énergie… enfin tout du moins celle que j’avais « de temps en temps » au milieu de ma detox. Cette énergie en dents de scies, à laquelle je me raccrochais pour me dire que c’était si merveilleux !

Ma famille et ami(e)s » ne comprenaient rien »… ils me pensaient « excessivement passionnée », « irresponsable »… peut importe car moi je vivais une vie d’amour, de fruits et … de detox 😉 Si ils n’acceptaient pas mon nouveau mode alimentaire, tant pis… car « Moi » j’avais tout mieux compris qu’eux… et « Moi » j’avais mon petit monde de bisounours réconfortant. « Moi » j’allais être « sauvée » ! D’ailleurs mon leader me le répétait souvent :  » Si ils ne t’acceptent pas avec ton mode alimentaire, c’est qu’ils ne t’aiment pas ! »

Bref, j’étais dans une mouvance tellement dynamique et unique. Je partageais avec tellement de personnes qui pensaient comme moi, qui me posaient des questions, qui me rendaient importante… et puis j’avais lu tous ces livres, qui ne faisaient qu’appuyer mes connaissances et  mes convictions.

C’est pour toutes ces raisons que j’ai été si loin et pendant si longtemps malgré les graves signaux d’alarmes de mon corps.

J’ai gâché  plus de 8 mois de ma vie à souffrir « d’une soit disant detox » pour finalement mettre à mal mon corps. L’user, le vider… (et en subir encore les séquelles presque une année plus tard…)

Le moment présent est si important. J’ai décidé de ne pas accepter de me rendre malade, de souffrir pendant des mois, pour croire que je vais me nettoyer et devenir une autre personne que celle que je suis.

Pourquoi c’est si facile de se faire happer par ce genre d’alimentation extrême ?

Par l’ouverture de mon cœur, je suis à la recherche d’un paradis perdu. Un jardin d’Éden que j’aurais voulu voir exister à jamais.

Le problème est peut être que je suis une personne (hyper)sensible, qui finalement refoule totalement  ce monde basé sur la haine, la destruction massive de la terre, la souffrance animal, l’industrialisation, la surconsommation…

Le tout rajouté a mes peurs profondes face à la maladie et à la mort…

L’envie d’être une personne radieuse, vibrante…

Du coup, en ne vivant plus qu’a travers cette alimentation Crue vegan pauvre en graisse, j’avais le sentiment de pouvoir me raccrocher à quelque chose qui sonnait parfaitement juste en mon cœur et avec mes convictions profondes.

Des idées qui me donnaient l’impression que je serais protégée de tout, plus forte, à l’esprit plus élevé et plus spirituel.

Faire partie d’une famille, d’un groupe…

A croire que finalement ça me nourrissait plus que ce que j’avais véritablement dans mon assiette.

Malheureusement , j’ai perdu pieds pour avoir faussement l’impression de tout à coup faire partie d’un monde de « bisounours ». Comme si je pouvais revenir au monde premier de la création… « ne pas travailler, vivre nue au soleil et cueillir des fruits gorgés de vie » ?! Oui, moi, ça me faisait rêver 🙂

C’est comme ça, il faut faire ses expériences même si elles sont dévastatrices…et qu’il faut ensuite des mois, des années  pour retrouver le chemin de la santé.

Mon corps à pourtant tiré la sonnette d’alarme très rapidement (mais je n’ai pas su l’écouter) car j’ai perdu mes règles au bout du deuxième mois.

J’avais ensuite des cycles tout les deux mois. C’était horrible car j’étais psychologiquement ballotée par cette énorme dérèglement hormonal. Très rapidement il y a aussi eu les chutes de tensions, la fatigue, l’hyper sensibilité, la peau abimée et dé-séchée, et la perte massive des cheveux. Ce n’est que cette toute dernière alerte qui m’a fait ouvrir les yeux sur les gros problèmes qui étaient entrain de s’installer dans mon corps.

Dans les faits, j’ai d’abord nié que tout cela pouvait être du à mon alimentation. J’ai voulu croire que j’étais atteinte d’une maladie grave. Impossible de me résoudre que j’avais pu me tromper. J’étais bien trop certaine de la pertinence de mon choix et j’étais bien trop orgueilleuse.

Nombreux sont ceux de mon entourage qui m’avaient alerté de mon état, mais non, je ne les écoutais pas. Pour moi, « Eux, ils n’avaient rien compris à ma quête ».

J’ai alors passé toute une batterie d’examens (radio, echo, prise de sang…) persuadée que le problème venait d’ailleurs et finalement j’ai du en venir à l’évidence, qu’en voulant bien faire, je venais de me faire beaucoup de mal.

Quand j’ai du réintroduire certains aliments, je me suis rendue compte que j’étais totalement orthorexique.

En effet, très nombreux sont les aliments qui étaient devenus des poisons pour moi, car  comme je l’avais encré dans mon cerveau : ils étaient non physiologiques et acidifiants (riz complet, quinoa, légumineuses, huiles première pression à froid…)

S’en est suivit des problèmes plus profonds déjà cités plus haut qui se sont révélés alors que j’essayais de réintroduire des aliments que j’avais bannis de mon assiette.

Aujourd’hui ça fait quelques mois que je suis sortie de tout ça !

Je ne peux pas dire que les séquelles de ce choix alimentaire « pour moi », sont totalement terminées… je le sais, ça va mettre beaucoup de temps, mais je suis sur la bonne voie !

Cette approche alimentaire que j’ai suivi pendant 8 mois de manière entière et passionnée ne m’a pas été salutaire, je vous devais cette honnêteté et cette transparence.

Ça fait un bon moment que ne suis plus du tout ce monde du Crudivorisme Vegan pauvre en gras . Je ne m’abreuve plus de ce genre de vidéos. Je me suis totalement libérée. Ça avait pris beaucoup trop de place dans ma vie.

Je retrouve doucement mon poids de forme, la santé, mes cheveux vont un peu mieux, ma peau se re-pulpe, j’ai rajeunit, je n’ai plus les traits tirés, j’ai des cernes qui ne font plus la moitié de mon visage… heureusement le corps est une machine extraordinaire !

***Mise à jour de l’article en JANVIER 2014****

Je ne le répéterais JAMAIS assez, on ne sort pas indemne de ce genre de dérive nutritionnelle, et parfois même 6 mois ne suffisent pas pour retrouver une santé totale.

9 mois plus tard, je perds toujours des cheveux. En effet le cycle du cheveux étant très, très long… Ici une photo (ci-dessous) avant le cru et aujourd’hui 9 mois après avoir stoppé cette approche alimentaire. J’ai encore des troubles de santé…. Le chemin de reconstruction est long…

Je regrette tellement de ne pas avoir « écouté » les signaux d’alertes de mon corps à l’époque ou encore les personnes proches qui m’entouraient et me voyaient dégringoler…

Alors oui, surtout ÉCOUTEZ les signaux de votre corps et posez vous les bonnes questions. Ce qui fera du bien à certain, peut ne pas vous en faire à vous. Mon expérience n’a pas pour but de vous éloigner d’une alimentation cru, bien au contraire puisque j’en consomme moi même encore en grande partie et j’aime m’offrir de bons jus !  Mais comprenez qu’il n’y a pas « de tout ou rien ». Ce qui peut parfaitement convenir à votre voisin, peut être une vraie catastrophe de santé pour vous. Ne vous enfermez dans aucune ornière.

Pour ma part j’ai suivi une alimentation crudivore/frugivore « pauvre en gras » tout l’inverse de l’approche d' »Irène Grosjean« . Je ne peux donc pas donner mon retour d’expérience sur une alimentation crudivore/frugivore avec une grande part de gras de qualités crus, des graines germées…  puisque ce n’est pas celle que j’ai pratiqué. A vous d’expérimenter 🙂

Je suis vraiment HEUREUSE de savoir que mon témoignage en soutient plus d’un(e). Vous êtes nombreux à m’écrire des courriers « personnels » pour partager votre détresse suite à vos propres expériences « crudivore vegan pauvre en graisse à tendance frugivore ». Merci à vous et surtout COURAGE !

Merci aussi à ceux qui ont le courage de partager leurs expériences négatives sous ce même article en « commentaires ». J’espère surtout via ce partage permettre à de nombreuses personnes de savoir s’arrêter à temps pour ne pas vivre ce que je vis encore aujourd’hui.

Encore une fois, manger cru dans un bol alimentaire varié est excellent pour votre santé ! C’est indéniable, les fruits et les légumes sont une source de vie naturelle et essentielle à notre bonne santé… mais « PAS QUE » !

Je vous le dis par expérience et non par jugement… Vous pouvez exister et être une personne radieuse et en parfaite santé sans tomber dans une extrême !

Je me réjouis vraiment du jour où je pourrais ENFIN dire que cette histoire est derrière moi !!

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