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Publié le 10 Nov, 2011 dans Propagande

Services de santé des Forces armées canadiennes : l’uranium appauvri n’affecte pas la santé

(Source : Cyberpresse)

La brigadière-chef et commandante des Services de santé des Forces canadiennes, Hilary Jaeger Forces canadiennes

 

L’uranium appauvri n’affecte pas la santé. Et l’armée canadienne ne s’en est jamais servi, en Bosnie comme ailleurs, ni pour protéger ses blindés ni pour des obus pouvant pénétrer les blindages d’ennemis.

La brigadière-chef et commandante des Services de santé des Forces canadiennes, Hilary Jaeger, a rencontré Le Soleil, jeudi, à Québec, pour répéter ce message que le gouvernement Harper véhicule depuis quelques jours. Il est hors de question de payer des traitements pour un empoisonnement à cette substance parce qu’aucune étude scientifique, a-t-elle avancé, ne prouve un danger ou un effet sur la santé humaine.

Mme Jaeger a tenu à cette mise au point à moins de 48 heures de la grève de la faim que veut entreprendre l’ex-soldat Pascal Lacoste. Celui-ci attribue ses graves problèmes de santé à une contamination à l’uranium appauvri, après avoir été exposé, dit-il, à cette matière sur le champ de bataille de la Bosnie, en 1996 et en 1997.

Hilary Jaeger a reconnu que des membres des forces armées «ont besoin de traitements et de support, pour des maladies reliées à leur service, quelques fois à leur service outre-mer». Mais elle a insisté sur le fait que la loi sur les renseignements personnels interdit tout commentaire sur le cas de Pascal Lacoste. 

Commentaire :
Comme elles sont pratiques ces lois sur la « vie privée »…

La brigadière-chef a refusé de confirmer ou d’infirmer que des examens révèlent chez M. Lacoste un niveau de radioactivité 61 fois plus élevé que la norme tolérée. Elle a fait valoir que seuls les militaires américains se sont servis de l’uranium appauvri pour leur armement ou les blindages de leurs chars.

 

Incongruités

Mais, a-t-elle soutenu, l’utilisation d’armement en contenant aurait cessé en janvier 1996, avant que le soldat Lacoste ne soit sur le territoire. D’après la militaire de carrière, les troupes canadiennes ne se trouvaient pas dans le même secteur.

Commentaire :
Eh oui, quelques lignes plus haut, on affirmait que « l’armée canadienne ne s’en est jamais servi, en Bosnie comme ailleurs« … Il est parfois difficile de se souvenir de tous nos mensonges, n’est-ce pas Hilary?

Hilary Jaeger a admis que certains soient revenus de zones de guerre avec «d’impressionnants problèmes de santé». Dans ce contexte, «il est naturel» de chercher des cures. Mais celle que voudrait suivre M. Lacoste, au Texas, au coût de 50 000 $, n’est pas un traitement reconnu.

Une source au gouvernement a dirigé Le Soleil vers un site Internet. Il rapporte que le Bureau médical du Texas a accusé le Centre de santé environnementale de Dallas d’utiliser notamment des méthodes «pseudo-scientifiques».

«Le cas de M. Lacoste est vraiment très préoccupant, très troublant, a-t-on indiqué. Ce n’est pas l’uranium appauvri qui est la source de ses ennuis de santé. Et il va poser un geste qui nuira» à son état physique.

À la Chambre des communes, à Ottawa, la néo-démocrate Annick Papillon a relancé le ministre des Anciens Combattants, Steven Blaney. Même le groupe de défense Canadians Veterans Advocacy trouve plausible que des soldats aient été empoisonnés à l’uranium appauvri, a lancé la députée de Québec.

Le ministre a répliqué qu’il est «de son devoir» d’offrir toute l’aide possible aux vétérans «en m’appuyant sur les données scientifiques les plus récentes». Pascal Lacoste menace de conduire une grève de la faim à compter de demain, en s’enchaînant devant le bureau de circonscription de M. Blaney, à Lévis.

Commentaire :
Cette grève de la faim s’est soldée par une perte de conscience du soldat Lacoste et un arrêt de cette dernière, mais il aura réussi à publiciser ce dossier jusque dans les médias alignés.

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