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Publié le 2 Déc, 2012 dans Presse libre

Les années lumières médiatiques

(Source : Extrait du livre État du monde, état d’être)

De la même façon que l’information au sujet du cosmos nous parvient avec un retard directement proportionnel à la distance qui nous sépare de l’objet observé, les vérités politiques, économiques et scientifiques nous parviennent inévitablement, elles aussi, avec un certain retard, et ce, directement en fonction du niveau de secret qui les entoure, c’est-à-dire de la distance qui les sépare du public.

Nous ne percevons la lumière de l’étoile GX392 que 35 ans après qu’elle soit émise, étant donné le temps qu’aura pris cette lumière à parcourir l’énorme distance qui sépare l’étoile de la Terre. Nous ne regardons donc pas l’étoile GX392, mais bien ce que celle-ci était il y 35 ans. Ce que nous observons à travers le télescope, c’est le passé.

Le même principe semble s’appliquer à tout ce qui concerne les réalités médiatisées. Lorsqu’une vérité fait son chemin jusqu’à nous, c’est inévitablement avec un certain retard. Ce « retard » pourra aisément se calculer en années, voire en décennies. Pensons à l’assassinat de JFK ou au controversé dossier des ovnis dont la vérité ne s’est toujours pas rendue jusqu’au grand public. Le même phénomène est observable en ce qui concerne la technologie : des décennies peuvent s’écouler avant que le peuple en soit informé et qu’on lui permette de l’utiliser : téléphonie cellulaire et four à micro-ondes en sont des cas d’école. Autre exemple : la majorité des opérations militaires se fait dans le plus grand secret. C’est ainsi que les réelles raisons des génocides, des coups d’État et des assassinats ne sont révélés au grand jour que lorsque le tout est terminé et qu’il nous est impossible d’y faire quoi que ce soit, c’est-à-dire des décennies après, lorsque, bien entendu, il est trop tard pour y remédier et/ou juger les réels coupables.

Il faut donc se rendre à l’évidence. Si l’Univers ne nous donne un droit de regard que sur le passé du cosmos, les médias font de même avec de nombreux domaines de l’« actualité » qui, ironiquement, ne sont plus du tout « actuels ».

Nous devons conserver en tête cet aspect important de la réalité lorsque nous tentons de comprendre objectivement la situation présente.

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