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Publié le 21 Juin, 2013 dans Presse libre

Et tout ceci n’est que la pointe de l’iceberg

Commentaire :
 Nous passons d’un cataclysme à un autre (inondations, tremblements de terre, tornades, etc.). Les météorites et les comètes font la pluie et le beau temps, les hécatombes animales s’empilent les unes par-dessus les autres et notre environnement (air, eau, nourriture) est d’une toxicité aberrante. Big Pharma a pris les rênes de notre santé aidé des Monsanto de ce monde couplé aux compagnies de télécommunications qui nous tuent à petit feu de leurs ondes nocives. Les révolutions sanglantes subventionnées par l’État, les guerres robotisées auxquelles les populations donnent leur assentiment ainsi que la traite des humains vont bon train. Un train qui fonce droit vers le ravin. Les ficelles de l’économie sont usées au point de rompre par les manipulations psychopathiques des banksters et des familles « royales », la surveillance et l’endoctrinement des masses dépassent les fantasmes d’Orwell et l’État policier a carte blanche à l’échelle mondiale. Et tout ceci n’est pourtant que la pointe de l’iceberg de la réalité, de ce qui est.

 

L’iceberg, l’analogie par excellence du réel

(Extrait du livre État du monde, état d’être)

Réalité partielle

Que la réalité nous demeure en grande partie cachée n’est pas une idée nouvelle. Nombre d’écrits à caractère religieux, philosophique et ésotérique abondent en ce sens. Pour les védiques, c’est l’illusion de la matière, la Mâyâ pour les soufis, la transe hypnotique constante de l’humain et, aux yeux de plusieurs religions, l’humanité est en sommeil perpétuel.

Du côté de la science, nous avons tous entendu dire que nous n’utilisons qu’environ 10% de notre cerveau. Bien que cette affirmation ne soit qu’un mythe issu d’une incompréhension de certains résultats d’études, il n’en demeure pas moins que, malgré les avancées de la neurobiologie, une très grande partie de notre organe pensif demeure un mystère. Il est fort à parier que nous nous en servons dans son entièreté, mais nous ne savons pas vraiment pour quoi ni de quelle façon.

Ainsi en est-il de ce qui est considéré comme le plan architectural de tout notre être : l’ADN. De longues années durant, il fut considéré qu’environ 99% de celui-ci n’était que de « l’ADN poubelle » et qu’il ne servait à rien. Encore une fois, le tir de cette hypothèse hâtive fut corrigé et cette vision erronée rectifiée : il sert, sans aucun doute, puisqu’il est presque intégralement transcrit en ARN. Mais la question demeure : à quoi sert-il?

 

La mécanique de l’iceberg

Il faut donc se rendre à l’évidence : si notre propre fonctionnement neurologique et biologique est à ce point méconnu malgré les avancées fulgurantes de la science, c’est que la majeure partie de la réalité, elle aussi, continue de nous échapper.

C’est ce que je nomme la mécanique de l’iceberg. Plus pensons en savoir sur un sujet précis, plus nous nous rendons compte que nous n’en savons, en vérité, que très peu. Paradoxal, mais ô combien révélateur du fait que nous n’accédons généralement qu’à la pointe de l’iceberg.

L’exemple des sciences de l’infiniment petit est aussi très révélateur de cette mécanique : plus nous découpons la matière en petits morceaux, plus nous en découvrons d’autres, encore plus petits, et rien ne nous laisse croire qu’il y aura une fin à ces découvertes. Après tout, n’est-ce pas la science de « l’infiniment » petit? Passons.

 

La pointe de l’iceberg

Au-delà de cette mécanique de l’iceberg – qui semble décrire une réalité toujours inatteignable –, l’analogie de l’iceberg dans son ensemble relativement à notre vision des choses prend toute son ampleur lorsque nous l’abordons de façon plus terre-à-terre. En effet, peu importe le sujet que nous évaluerons, nous nous rendrons compte que dans une impressionnante majorité des cas nous n’en voyons qu’une infime partie, et ce, en raison de plusieurs facteurs.

En premier lieu, la distance relative au sujet. Prenons l’exemple de la pauvreté. Si nous sommes à lire l’étude d’un quelconque ministère relatant les pourcentages selon les classes sociales, la distribution dans le monde et les incidences de la pauvreté, les chances sont que nous nous renseignons sur un sujet qui soit « loin là-bas ». En effet, le simple fait d’avoir accès à cette étude ainsi que de posséder le degré de scolarité qui nous permet de la lire et de comprendre sont des indicateurs de notre distance vis-à-vis du sujet. Et plus nous sommes distants d’un sujet, moins nous comprenons que ce n’est là que la pointe de l’iceberg et qu’il soit fort possible que nous voguions en ce moment même tout juste au-dessus de ce dernier. Distance relative.

Il nous faut aussi considérer notre propension à minimiser ce qui ne nous plaît pas et qui nous place dans un certain inconfort. La rhétorique « ça n’arrive qu’aux autres » s’inscrit dans ce cadre et la panoplie des lois liberticides instaurées au cours des 10 dernières années dans tous les pays dits « démocratiques » et « civilisés » en est un exemple criant. Elles ne nous touchent pas puisque nous n’avons rien à cacher. Nous rabaissons, pour ainsi dire, la partie visible de l’iceberg sous l’eau pour ne pas avoir à nous en soucier. Jusqu’au jour où nous perdons notre emploi pour un commentaire cinglant sur Facebook.

 

Il doit y avoir une explication

Ajoutons à la distance relative et au fait que ça n’arrive qu’aux autres notre inclination marquée à refuser tout phénomène qui ne cadre pas avec notre vision préétablie de la réalité. Ovnis, hécatombes animales et agroglyphes figurent au premier rang du palmarès des phénomènes tangibles, visibles et pourtant bien documentés que la plupart d’entre nous refusent d’inclure dans notre définition de la réalité car, voyez-vous, il doit y avoir une explication. En réalité, ce que nous voulons est une autre explication.

En effet, ce n’est pas que les aspects plus subtils de notre réalité soient nécessairement inexpliqués – la physique hyperdimensionnelle et la théorie des champs unifiés sont de bons exemples –, mais bien que ce qui ne s’inscrit pas dans une certaine quotidienneté de notre vécu est systématiquement classé dans une catégorie de moindre importance, et ce, souvent à tort. En ce sens, tous les phénomènes psy en sont un exemple de premier ordre. Ils ont été minutieusement étudiés à l’aide d’expériences hautement scientifiques et prouvés authentiques et réels. Nous avons tous eu (ou connaissons quelqu’un qui a eu) de brèves expériences de télépathie, de rêve prémonitoire ou d’intuition qui se sont avérées justes, mais ne les incluons pas dans notre conception générale de la réalité. Ni pour les développer ni pour les étudier. Trop souvent, nous préférons une autre explication.

 

Conscience et inconscient

Voici un autre aspect important à considérer dans notre analogie. Freud fut l’un des premiers (du moins le plus connu, à tort ou à raison) à définir la conscience comme n’étant que la pointe de l’iceberg mental. Aujourd’hui, avec l’avènement des neurosciences et des sciences du comportement, il semblerait même que cette figure soit trop généreuse. Selon Timothy D.Wilson, la conscience « serait plus de la taille d’une boule de neige au sommet de cet iceberg ». D’ailleurs, dans son livre Stranger to Ourselves, il écrit :

Ces dernières années, il y a eu une explosion de recherches scientifiques sur la connaissance de soi qui dépeignent un portrait différent de celui présenté par Freud et ses partisans.

[…] Il est devenu clair que les gens ne pouvaient pas verbaliser nombre de processus cognitifs dont les psychologues présumaient qu’ils se produisaient dans leur tête.

[…] Plus les chercheurs étudiaient ces processus mentaux, plus il devenait clair que les gens n’étaient pas conscients de leur survenue.

[…] La plupart des processus mentaux étudiés par les psychologues sociaux et cognitifs se sont avérés se produire de façon invisible pour les gens qui les avaient.

[…] En effet, certains chercheurs ont été jusqu’à suggérer que l’esprit inconscient accomplit pratiquement tout le travail et que le conscient pourrait être une illusion.

De pointe de l’iceberg à boule de neige à illusion complète, nous ne nous arrêterons pas ici à en déterminer l’ordre de grandeur exacte, seul suffit de saisir l’importance du comparatif.

 

De l’iceberg à la réalité

Pour toutes ces raisons – ainsi que d’autres que nous explorerons à mesure que nous les rencontrerons –, la plupart des aspects clés de la réalité dans laquelle nous vivons nous demeurent inaccessibles, leur masse principale se situant sous le niveau de la mer de notre vigilance, consciemment ou non.

C’est donc dans cette optique générale que, tout au long de ce livre, l’analogie de l’iceberg nous offrira un guide supplémentaire dans nos réflexions et dans notre exploration de ce qui est.

Et une fois la pointe de l’iceberg identifiée, il ne nous restera plus qu’à utiliser le gros bon sens à la manière d’un levier afin de sortir de l’eau la masse invisible d’informations et de connaissances qui s’y dissimule.

Commentaire :
Dans un même ordre d’idées, voir l’article Les années lumières médiatiques.