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Publié le 21 oct, 2011 dans OGM

Mexique : des gènes de coton OGM dans la nature

(Source : Les mots ont un sens)

Des scientifiques mexicains ont eu la mauvaise surprise de retrouver des gènes modifiés dans des variétés sauvages de coton. C’est la troisième fois qu’une telle contamination génétique est mise en évidence.

Les chercheurs avaient prélevé 270 graines de coton sauvage. Dans près d’un quart d’entre elles (ce qui est énorme), ils ont trouvé le gène modifié, conférant à la plante une résistance aux herbicides, aux insectes et aux antibiotiques. Dans certains cas, les graines avaient été récoltées à plus de 700 km de la plantation la plus proche de coton OGM. Une paille. Selon les scientifiques, des semences génétiquement modifiées pourraient avoir été dispersées au cours de leur transport, par le vent, l’eau, les oiseaux ou encore d’autres animaux…

 

Qui sème au vent récolte le fléau

Ce serait donc la troisième espèce à subir ce genre de contamination, après Brassica (Colza) et une agrostide (graminée). « Il est urgent de stopper le transfert des gènes entre les plantes cultivées et les plantes sauvages » a déclaré Ana Wegier, responsable de l’étude, à SciDev.Net. Et de faire sa prière, ce qui reste – de loin – la méthode la plus efficace à ce jour…

Une conclusion remise en cause par Jonathan Wendel, expert en cotonnerie, selon lequel « les plantes identifiées pourraient, pour diverses raisons, ne pas être totalement sauvages mais plutôt dérivées des plantes cultivées« . En clair, les chercheurs se sont trompés, ils auraient confondu une variété OGM et une variété sauvage. Or, à moins que les scientifiques soient de grossiers usurpateurs, c’est quasiment impossible… sauf si l’OGM s’est entretemps acoquiné avec une variété indigène. Ce qui nous ramène à la première conclusion : il y a bien eu transfert de gènes modifiés d’une plante cultivée à une plante sauvage. Et on file un mauvais coton…