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Publié le 29 Jan, 2014 dans Faites vos jeux, rien ne va plus

Un artiste propose d’utiliser des poulets sans cervelle pour l’élevage de consommation

(Source : MetaTV – Merci à Valérie)

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« Oeuvre » de l’artiste

Pour réduire les souffrances des poulets élevés en batterie, une étude menée pour le département d’architecture du Collège Royal d’art de Londres propose de supprimer leur cortex cérébral. Il s’agit de la substance grise participant à de nombreuses fonctions cognitives comme certains sens, les actions volontaires de la motricité ou la mémoire.

Plusieurs centaines de millions de poulets sont tués chaque année au Royaume-Uni. Pour permettre un tel élevage de masse, on pratique ce que l’on appelle l’élevage en batterie. Un mode d’agriculture quasi industriel qui vise à superposer les animaux sur plusieurs étages dans d’immenses hangars sans lumière naturelle pendant près de 2 mois. Ils grossissent si rapidement que leur coeur et leurs poumons ne parviennent pas toujours à suivre la croissance de leur corps, entraînant une mortalité élevée des bêtes. L’étudiant anglais André Ford propose une solution à peine croyable pour réduire les souffrances des poulets, supprimer leur cortex cérébral afin de supprimer les perceptions sensorielles à l’origine de la détresse tout en préservant leur tronc cérébral.

Le projet est presque sans effort de provocation parce qu’il est face à un cas dont la majorité des gens sont au courant, complice et coupable à des degrés divers. Les médias de masse sont saturés avec de films documentaires, de livres et je ne veux pas ajouter à la pléthore d’informations facilement accessibles. L’information est là, mais la majorité des gens ne se soucient pas de savoir ou prétendent qu’ils ne peuvent pas se permettre de s’en occuper », explique l’auteur de l’étude.

Paul Thompson, philosophe à l’Université Purdue avait déjà proposé d’élever des poulets aveugles. Il estimait que les poulets qui ne voient pas n’étaient pas dérangés par le fait d’être entassés ce qui selon lui devait être la solution pour faire face à l’élevage de masse. Une solution qui serait « plus humaine » que d’entasser des poulets voyants.

Grâce à cette désensibilisation, André Ford estime qu’il sera possible de répondre à la demande toujours plus forte en viande tout en réduisant les souffrances des poulets. Il imagine comment les animaux pourraient être entassés sur de grandes structures verticales, connectés à un immense réseau de tuyaux qui livreraient nourriture, eau et oxygène, un système baptisé « Centre pour l’agriculture Inconsciente ». Il pense ainsi pouvoir réunir plus de 11,7 poulets par mètre cube contre 3,2 avec les solutions existantes. Glaçant !

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« Oeuvre » de l’artiste

 

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« Oeuvre » de l’artiste

Commentaire :
Article original en anglais : ici.

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