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Publié le 20 Mar, 2015 dans Faites vos jeux, rien ne va plus

Modifications génétiques sur les humains : des scientifiques sonnent l’alarme

(Source : Atlantico – Merci à Florent)

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Inquiet des dérives que la manipulation du génome humain pourrait entraîner, un grand groupe, appartenant au monde de la bioscience, demande à ce que soit établi un moratoire interdisant la fécondation à partir de cellules ayant déjà fait l’objet d’expérimentations. Au-delà, c’est toute la question d’un monde régit par l’eugénisme, qui transparaît.

Le transhumanisme, idéologie selon laquelle l’homme s’améliorera physiquement grâce à la science, est en plein développement, faisant resurgir le spectre d’une société scientiste et eugéniste.

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Atlantico : Les dirigeants de Sangamo Biosciences, un groupe industriel spécialisé dans les biosciences, ont appelé, dans une tribune (à lire ici) publiée dans le journal Nature, à ce que soit établi un moratoire contre la manipulation des cellules humaines reproductrices. Selon eux, ce processus serait dangereux et contraire à toute éthique. Quels sont les dangers de ces manipulations ?

Laurent Alexandre : Il faut bien comprendre que le coût des enzymes qui permettent de modifier nos chromosomes a été divisé par 10.000 en 7 ans. Ces enzymes coûtent aujourd’hui 12 dollars à fabriquer. Autrement dit, un étudiant en 3e année peut le faire sur sa paillasse entre le déjeuner et le goûter. A l’horizon 2020, ce sera aussi simple que de rédiger un texte sous Word. C’est d’ailleurs pour cela que l’on parle « de gene editing ».

Commentaire :
On décode, à l’aide d’une petite machine disponible sur le marché, un génome en deux heures. Ça, c’est ce qu’on donne à la population. Reste à figurer ce que les projets militaires secrets ont réellement entre les mains. Ça défie l’entendement.

La technologie permettant de modifier l’ADN dans nos cellules est donc en train de devenir banale. Elle permet de modifier les cellules adultes, mais aussi embryonnaires, et c’est dans ce cas que la manipulation peut devenir héréditaire. Tant que l’on se contente d’intervenir sur un gène dans une cellule musculaire adulte, cela n’a aucun impact sur l’hérédité. Modifier un embryon, cela a de toutes autres implications. Les auteurs de cette tribune ne disent pas qu’il ne faut pas guérir des maladies, bien au contraire. Ils rappellent qu’il ne faut pas toucher à l’embryon, car cela reviendrait, in fine, à changer l’espèce humaine.

Commentaire :
La naissance aux États-Unis, publique je vous prie, de 30 bébés génétiquement modifiés pour avoir les gènes de trois parents… rend le commentaire de M. Alexandre plus que désuet. On parle ici d’une science qui date et qui est abondamment utilisée. Simplement, on n’en parle pas ou presque pas.

Jean-Louis Serre : Le danger principal réside dans l’utilisation de cellules manipulées dans une procédure de fécondation. Les manipulations de cellules souches, de cellules germinales, de gamètes et d’embryons existent déjà en recherche fondamentale, mais dans un cadre bien défini. Si les gamètes étaient utilisés après manipulation à des fins de fécondation, cela pourrait soit mener à pas grand-chose, car une fois touchées, les cellules reproductrices peuvent ne pas se développer, soit à une sorte de monstre. Mais il est impossible de donner un ordre de probabilité, puisque c’est une chose que nous ne faisons pas.

Commentaire :
Encore une fois, on parle ici comme s’il fallait prévenir un futur incertain alors que c’est en réalité un passé avéré : voir l’article Modifications génétiques : 10 signes que notre monde ressemble à un mauvais film de science-fiction

Quelles sont les manipulations du génome qui ne présentent pas de risques pour le patient et sa descendance, et quelles sont celles qui sont totalement à bannir ?

Laurent Alexandre : Il est inimaginable qu’on n’en vienne pas à toucher au génome. Si un enfant a une myopathie, par exemple, ses parents voudront bien entendu le guérir, mais s’ils ont aussi la possibilité de corriger cela par avance pour leur descendance, pourquoi s’en priveraient-ils ? Ils exigeront que les modifications touchent aussi les testicules et les ovaires des futurs enfants encore au stade de l’embryon.

En outre il est illusoire de penser que l’on pourra empêcher les Chinois de pratiquer le « gene editing ».

Commentaire :
Les Chinois? Euh… bon, d’accord, pointons du doigt loin là-bas pour ne pas qu’on voie que ça se fait ici même.

Bien que les dangers existent, ce sera un moratoire de plus qui ne sera pas respecté.

Commentaire :
Ce moratoire arrive quelques décennies en retard, trop tard pour son respect.

Il en est allé de même avec la conférence d’Asilomar en 1975, à l’issue de laquelle tous les généticiens présents s’étaient engagés à ne pas manipuler les bactéries. Cette résolution n’a pas tenu 15 jours. Au début des années 80, on disait la même chose sur la fécondation in vitro. Si les scientifiques n’ont pas respecté leurs engagements, c’est parce qu’ils se rendaient bien compte que les autres ne le feraient pas non plus, et qu’ils se mettraient ainsi en retard. C’est comme si aujourd’hui la communauté scientifique se retenait d’aller plus loin dans l’intelligence artificielle. Personne ne respecterait cet engagement.