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Publié le 12 Août, 2011 dans Divers

Démission, démission et démission : policiers, militaires et hauts placés

(Source : Rianovosti + Cyberpresse + Cyberpresse + Cyberpresse)

Commentaire :
Certaines journées, dans le monde médiatique, sont teintées d’une thématique particulière. Celle-ci en était une. Voici donc, en bloc, des démissions de militaires, de policiers et de hauts placés :

Pologne: démission de 13 militaires haut placés en raison du crash de Smolensk

Le premier ministre polonais, Donald Tusk

Le premier ministre polonais, Donald Tusk, a annoncé jeudi la démission de trois généraux et de dix autres officiers, suite aux conclusions de la commission d’enquête sur le crash de l’avion du président Lech Kaczynski en avril 2010, a annoncé l’agence AFP.

« J’ai accepté les décisions rapides [du nouveau ministre de la Défense] concernant le limogeage de 13 officiers, dont trois généraux », a déclaré M. Tusk aux journalistes.

Ces démissions ont suivi celle du ministre de la Défense, Bogdan Klich, annoncée le 29 juillet. Il a été remplacé par Tomasz Siemioniak.

Le 10 avril 2010, le Tupolev Tu-154 présidentiel polonais avec 96 personnes à bord, dont Lech Kaczynski, son épouse et de nombreux hauts responsables du pays, s’est écrasé à l’approche de l’aéroport de Smolensk, sans laisser de survivants.

Dans le rapport d’enquête publié le 29 juillet, Varsovie a reconnu que les principales causes de l’accident se trouvaient du côté polonais, tout en constatant que l’aérodrome russe n’avait pas fourni les conditions de sécurité nécessaires pour l’atterrissage par temps de brouillard.

 

Démission du responsable de l’audit de l’aide américaine à l’Afghanistan

PHOTO: ROMEO GACAD, AFP

Le responsable de l’audit de l’aide américaine en Afghanistan a démissionné de ses fonctions, laissant cet organisme sans direction pour la deuxième fois en moins d’un an, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Herbert Richardson, Inspecteur général spécial pour la reconstruction de l’Afghanistan (SIGAR) par intérim, «quittera le Sigar le 2 septembre» après avoir accepté une offre d’emploi dans le privé, a-t-on appris dans son entourage.

«Après plus de 37 ans dans le service public, j’ai décidé d’accepter une opportunité dans le privé à un moment où je suis convaincu que le SIGAR a changé d’orientation, produit des résultats et est dirigé avec efficacité par la nouvelle équipe que j’ai mise en place», a déclaré M. Richardson dans un communiqué.

Créé par le Congrès, le Sigar est chargé d’enquêter et de mener des audits sur l’emploi des quelque 62 milliards de dollars d’aide accordés par les États-Unis à l’Afghanistan depuis 2002.

L’ancien dirigeant de cet organisme avait été limogé en début d’année par la Maison-Blanche après avoir essuyé les critiques de parlementaires qui estimaient que le Sigar ne parvenait pas à mettre au jour les abus dans l’emploi de l’aide.

Herbert Richardson avait assuré l’intérim et était le candidat de la Maison-Blanche pour occuper le poste à titre permanent.

Un rapport du SIGAR publié en juillet a relevé que les fonds que Washington verse en aide à l’Afghanistan pourraient financer la corruption et aller aux groupes extrémistes en raison du manque de traçabilité de l’argent.

 

Brésil: trop critique, le ministre de la Défense démissionne

Le ministre brésilien de la Défense, Nelson Jobim. PHOTO D'ARCHIVES, REUTERS

Le ministre brésilien de la Défense, Nelson Jobim, responsable du dossier de l’achat des avions de combat pour moderniser l’armée de l’air, a démissionné jeudi et a été remplacé par l’expérimenté Celso Amorim, a annoncé la présidence.

La situation de M. Jobim était devenue «intenable», selon les analystes politiques, après une série de critiques contre des membres du gouvernement de la présidente Dilma Rousseff.

«Jobim a présenté sa démission à la présidente Dilma Rousseff jeudi soir au siège de la présidence et elle l’a acceptée», a déclaré à l’AFP un porte-parole de la présidence.

«Le nouveau ministre sera Celso Amorim», qui a dirigé la diplomatie brésilienne pendant huit ans sous les deux mandats de l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva, a ajouté le porte-parole.

Nelson Jobim a été l’homme fort de la politique de Lula visant à renforcer l’industrie de défense et les achats d’équipements sous forme de transfert de technologie.

L’un des gros dossiers, qui reste en suspens, est celui de l’achat de 36 avions de chasse où l’américain Boeing, le français Dassault et le suédois Saab sont en lice.

M. Jobim avait affiché sa préférence pour le Rafale, dans ce marché évalué entre quatre et sept milliards de dollars.

Nommé en mars 2007 par l’ex-président Lula, Jobim a été contraint à la démission après la publication dans l’influente revue Piaui de sévères critiques adressées à deux des principaux ministres de Dilma Rousseff et qui ont été la «goutte d’eau qui a fait déborder le vase», selon les analystes.

D’après M. Jobim, la ministre des Relations avec le Parlement Ideli Salvatti «est faiblarde» et la ministre-chef Gleisi Hoffmann «connaît à peine» Brasilia.

Une source du gouvernement a déclaré à l’AFP que «la présidente Rousseff avait lu avait l’article qui sortira vendredi et considéré que ces déclarations n’étaient pas raisonnables».

Le ministre a nié dans un communiqué avoir fait de telles déclarations, les attribuant à des «intrigues».

Nelson Jobim, 65 ans, membre du parti du Mouvement démocratique (PMDB-centre) de la coalition gouvernementale, avait admis il y a une quinzaine de jours que, lors de l’élection présidentielle de 2010, il n’avait pas voté pour Mme Rousseff, la dauphine de Lula, mais pour son adversaire  sociale-démocrate, José Serra. Ces déclarations avaient déjà irrité la présidente.

Dans des déclarations à la chaîne Globo News, la commentatrice politique Eliane Cantanhede, a estimé que M. Jobim «avait perdu du poids dans le gouvernement Rousseff» car c’est son ministère qui avait subi la plus forte coupe budgétaire en début d’année. Mme Rousseff a d’ailleurs suspendu l’achat des avions de chasse, privilégiant les dépenses sociales.

C’est le troisième ministre que Dilma Rousseff, au pouvoir depuis janvier, perd en peu de temps.

En juin, elle avait dû se séparer de son tout puissant ministre-chef, Antonio Palocci, accusé d’enrichissement illicite, et en juillet elle avait limogé celui des Transports, Alfredo Nascimento, pour corruption.

 

Mexique: tous les policiers d’Ascension démissionnent en bloc

PHOTO: REUTERS

Tous les policiers d’une petite ville du nord du Mexique ont démissionné, jeudi, après une série d’attaques qui ont tué un chef de police et cinq policiers au cours des trois derniers mois, ont annoncé les autorités.

La démission des 20 policiers d’Ascension laisse les 13 000 résidants de la ville sans services policiers, a indiqué le procureur en chef de l’État de Chihuahua, Carlos Manuel Salas. Des policiers fédéraux et de l’État sont arrivés dans la ville pour prendre la sécurité en charge, a-t-il précisé.

La démission en bloc des policiers semble être liée à une attaque armée qui a coûté la vie à trois de leurs collègues mardi, selon M. Salas.

Mais ce n’était pas la première attaque meurtrière contre le département de police de la ville cette année.

À la mi-mai, le chef de la police d’Ascension, Manuel Martinez, qui n’était en poste que depuis sept mois, a été retrouvé mort avec deux autres policiers sur une autoroute située près de la ville. Les trois policiers avaient été enlevés un jour avant que les autorités ne découvrent leurs corps criblés de balles sur le siège arrière d’une voiture.

La force de police d’Ascension est relativement nouvelle. Des résidants en colère avaient forcé les autorités à remplacer tous les policiers de la ville en septembre dernier, après le lynchage de deux adolescents soupçonnés d’avoir enlevé une jeune fille dans un restaurant. Les résidants estimaient que les policiers étaient complices des gangs de narcotrafiquants.

Le chef Martinez et sa nouvelle force de police avaient affirmé vouloir mettre fin aux enlèvements et à l’extorsion qui terrorisaient les résidants de la ville.

La nouvelle police d’Ascension avait installé une caméra télescopique rotative sur la place centrale de la ville, ce qui permettait aux policiers de surveiller toute la localité.

Les résidants avaient aussi aidé la police à creuser un large fossé autour de la ville pour empêcher les criminels de s’enfuir par des routes secondaires.

Ascension est située tout près de Ciudad Juárez, l’une des villes les plus violentes du Mexique, à la frontière avec les États-Unis. L’État de Chihuahua détient le triste record du plus grand nombre de meurtres attribués au crime organisé et aux trafiquants de drogue depuis que le gouvernement a lancé son offensive contre les cartels, en décembre 2006.

 

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