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Publié le 12 Sep, 2011 dans Divers

Berlusconi : «Il n’y a pas eu de soulèvement populaire en Libye»

(Source : Le Temps d’Algérie via AlterInfo)

La «rébellion libyenne», qui a renversé le colonel Mouammar Kadhafi, «n’a pas été un soulèvement populaire», mais un acte d’«hommes de pouvoir» décidés à le chasser, a déclaré hier le président du Conseil Silvio Berlusconi.

«Cela n’a pas été un soulèvement populaire» comme dans d’autres pays nord-africains, «où un vent de liberté commence à souffler», a déclaré le Cavaliere devant des jeunes de son parti, le Peuple de la liberté, rassemblés à Rome.

Au contraire, a-t-il observé, à Tripoli, «des hommes de pouvoir ont décidé de donner vie à une nouvelle ère en mettant Kadhafi dehors». «Cela n’a pas été un soulèvement populaire parce que Kadhafi était aimé de son peuple comme j’ai pu le constater quand je suis allé en Libye.» 

Jusqu’au soulèvement au début de l’année, le président du Conseil italien avait entretenu des rapports étroits et profonds avec le peuple libyen. La réconciliation avec le régime de Tripoli»m’a apporté la sympathie non seulement de la Libye mais de nombreux dirigeants de pays africains», et «ainsi nous avons pu consolider notre présence, importante pour les fournitures de gaz et de pétrole», s’est-il justifié devant ses jeunes partisans.

Silvio Berlusconi était dès le début de la guerre contre le peuple libyen hostile à une intervention de l’Alliance contre le régime de Mouammar Kadhafi. «J’étais contre cette initiative, comme chacun sait», avait expliqué récemment le président du Conseil italien qui s’exprimait à Rome à l’occasion de la sortie d’un livre. «J’étais tenu par le vote du Parlement de mon pays», a-t-il ajouté.

«J’étais contre et je suis contre cette intervention qui finira d’une manière que nul ne connaît», avait-t-il dit, assurant que l’Italie s’était vu forcer la main par ses alliés, France et Grande-Bretagne en tête. Des avions de l’Alliance mènent des opérations en Libye à partir de bases en Italie mais les forces italiennes ne participent pas directement aux bombardements.

Beaucoup de voix et de nations n’ont pas cessé à relever que la «révolte» libyenne n’a «aucune essence populaire», mais elle émane d’anciens dirigeants libyens et des réseaux «terroristes d’Al Qaïda» voulant chasser par un coup d’état militaire international le guide libyen. La non-reconnaissance du CNT par de nombreux pays au monde révèle que la «révolution libyenne» n’est pas «réaliste», mais «fabriquée de toutes pièces, avec la terreur des armes», contrairement à la Tunisie et l’Egypte, où les deux peuples ont destitué deux régimes dictatoriaux alliés de l’Occident.

Cela n’est pas le cas de la Libye, dont le dirigeant était connu comme «fervent patriote, nationaliste et défenseur des peuples opprimés, notamment africains». Selon les spécialistes en la matière, il n’existe aucun point commun entre les dictateurs tunisien et égyptien, Ben Ali et Moubarak , et le guide libyen. Des experts avaient signalé que la fuite de Ben Ali en Arabie Saoudite et les tentatives d’innocenter le dictateur Moubarak dans le cadre de son procès, illustrent de la volonté secrète de sauver ces deux ex-dictateurs alliés, alors que la machine de la «justice internationale» est mise en branle contre Kadhafi en faisant une pression sur tous les pays voulant accueillir ou accorder l’asile politique au Guide de la révolution verte.

Cela dit, il faut souligner que les dernières déclarations de Berlusconi ne pèseront pas sur le cours des évènements, étant donné qu’il a eu juste à confirmer certaines vérités sur les tenants et les aboutissants de la «révolution libyenne».

Farouk B. 

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