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Publié le 25 Oct, 2011 dans Psychopathie

Reconnaître les psychopathes par leur façon de parler

(Source : Psychomédia)

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Les psychopathes, aussi appelés personnalités antisociales, peuvent être reconnus à leur façon de parler, selon une étude publiée dans la revue Legal and Criminological Psychology. Les psychopathes sont profondément égoïstes et éprouvent peu d’émotions.

Commentaire :
Les psychopathes n’ont que les émotions « de base » et se caractérisent surtout par une absence d’empathie. Par contre, ces caractéristiques sont très habilement remplacée par l’imitation.

Jeff Hancock de l’Université Cornell (New York) et Michael Woodworth de l’Université de British Columbia (Canada) ont réalisé une analyse informatique des récits de leurs crimes qu’ont fait 14 meurtriers psychopathes incarcérés dans des prisons canadiennes et 38 meurtriers non diagnostiqués comme psychopathes.

Commentaire :
L’étude a été réalisé auprès de prisonniers, mais il est bon de rappeler que les psychopathes sont, pour la plupart, des patrons qui ont réussis ou des gens qui occupent des positions de pouvoir. Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais les gens corrompus qui cherchent le pouvoir…

Les psychopathes :

  • présentaient moins d’émotions (par exemple, l’utilisation plus grande de verbes aux temps passés reflèterait un plus grand détachement par rapport à leur crime);
  • parlaient davantage en termes de cause-à-effet en décrivant leur crime, impliquant que le crime devait être perpétré afin d’atteindre un but (en utilisant davantage des termes tels que « parce que », « de sorte que »);
  • étaient davantage centrés sur leurs propre besoins physiologiques de base et leur bien-être, utilisant deux fois plus de mots concernant les besoins physiques tels que la nourriture (pouvant rapporter ce qu’ils avaient à manger ce jour-là), le sexe ou l’argent comparativement aux non psychopathes qui utilisaient plus de mots relatifs aux besoins sociaux tels que la famille, la religion, la spiritualité ou l’estime de soi;
  • étaient moins fluides dans leurs discours, en utilisant plus d’onomatopées tels que Hum…, ce que les chercheurs attribuent hypothétiquement à de plus grands efforts mentaux pour adapter leur récit afin de donner une bonne impression.
Commentaire :
À noter que ces observations sont bien sommaires. J’invite le lecteur intéressé à se renseigner sur cet important sujet à consulter la section Psychopathie de ce site ainsi qu’à faire ses propres recherches.

Les psychopathes représentent environ 1% de la population générale et jusqu’à 25% de la population masculine dans les établissements pénitenciers fédéraux, indiquent les chercheurs.

Commentaire :
À l’époque de la montée en puissance des nazis, Andrew Łobaczewski, dans Ponérologie Politique, estimait à 6% le nombre de psychopathes. À en juger par l’état actuel du monde, il est fort à parier que dans certains pays ce pourcentage soit plus élevé.