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Publié le 14 Jan, 2013 dans Extrait

Non-objet en Bourbonnais – par Jean Giraud

Voici probablement l’article le plus court paru dans La Revue des Soucoupes Volantes. Si ce  n’est pas le moins intéressant, il n’a pourtant provoqué aucune réaction, suscité aucun commentaire, n’a été repris nulle part ni jamais cité. Faut-il croire que lorsque l’étrange dépasse l’étrange un deus ex machina impose le mutisme ?

La Revue des Soucoupes Volantes, le n° 1Monsieur R. était occupé à pêcher dans un bras mort du Cher formé d’un large méandre coupé artificiellement du cours de la rivière, donc dépourvu de courant. A un moment, notre homme se pencha à gauche pour essayer de retrouver son bouchon qui semblait avoir disparu sous l’eau. C’est alors qu’il entendit un « plouf » énorme venant de 20 mètres à sa droite. Il se retourna et eut la stupeur de voir se former au ras de la rive un sillage impressionnant, de 2 mètres de large et d’un creux de 60 centimètres. Il recula instinctivement de peur d’être ″emporté″ par la vague. Ce sillage se dirigeait à allure régulière vers la rive opposée éloignée de 60 mètres ; en même temps, provenait de sous l’eau un ronflement comparable en sonorité et en intensité à celui d’un moteur de camion. Au fur et à mesure qu’ils s’éloignaient, sillage et ronflement s’atténuaient. Quant le phénomène parvint à l’autre rive, le sillage n’était plus qu’un simple remous et le ronflement était devenu inaudible. Lorsqu’il toucha (?) la berge, il se produisit un petit souffle d’air et d’eau vertical, puis plus rien. Monsieur R. resta encore à pêcher sur place près d’une heure. Il ne remarqua rien d’autre, ni nappe ″huileuse″, ni poissons morts à la surface de l’eau. De plus, il est catégorique : il n’entendit aucun sifflement de chute aérienne après le « plouf », et le bruit de moteur apparut après le « plouf », et sous l’eau.

Il n’existe aucune solution naturelle pour expliquer le phénomène. Dans les jours suivants, le plan d’eau fut sondé : en vain.

Les faits sont des faits. Ce jour-là, un ″objet″ de grande taille (?) provoquant un « plouf » sonore, et surtout un sillage énorme et « ronflant », prit contact avec les eaux du Cher et sembla traverser la rivière tout en s’enfonçant progressivement sous la surface… L’ennui, c’est que ledit objet manque à l’appel, ou alors, il était invisible !

© Mara McLaren, 1999 (In n° 1 de La Revue des Soucoupes Volantes – Extrait du Recueil  de 242 pages)

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