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Publié le 5 Mar, 2012 dans Extrait

Les contacts aberrants

Marc Hallet, l’auteur de cet article, est ce qu’on appelle un sceptique. Mais fondamentalement opposé à la prestidigitation des zététiciens. Adamskiste dans sa jeunesse, il est devenu depuis plusieurs années le plus grand détracteur de George Adamski après des recherches approfondies. Il n’en reste pas moins ouvert à des avis contraires.

Dans cet article, il nous invite à réfléchir aux causes possibles qui ont pu susciter contact ou, en extrapolant, abduction. Cette pré-hypothèse a depuis été plagiée sans qu’il soit cité. La rappeler est ainsi lui rendre justice.

Vous noterez par vous même, malgré ceci, que ce texte peut se prêter à deux lectures différentes.

Des dossiers « brûlants »

Il n’ y a pas si longtemps encore [on est alors en 1979], au sein des archives de groupes s’intéressant à l’étude des O.V.N.I., figuraient des dossiers dont l’apparente absurdité semblait exclure toute étude sérieuse. Le plus grand nombre de ces dossiers concernait des atterrissages d’engins inconnus suivis de contacts « aberrants ».

Les esprits forts choisirent de considérer ces cas comme des mystifications pures. D’autres chercheurs, plus circonspects, les classèrent « en attendant… ».

Beaucoup d’ufologues incapables de différencier les causes multiples dont relèvent les cas « aberrants » sont tentés de proposer des théories susceptibles, pensent-ils, d’expliquer avec autant de bonheur tous les cas de cet ordre rencontrés jusqu’ici. Aujourd’hui [1979], la parapsychologie qui est très en vogue offre à ces personnes de multiples possibilités pour élaborer autant de théories fumeuses capables, dit-on, d’éclairer toutes les énigmes.

Sans doute parmi les énigmes proposées s’en trouve-il quelques-une qui soient à retenir ; et nous pensons, par exemple, à celles qui postulent des actions à distance sur certaines parties du cerveau. Mais ce ne sont là encore à notre avis que des théories et non des faits.

Au carrefour de deux sciences

C’est pourquoi nous aimerions proposer ici une explication qui, bien que nouvelle dans le cadre de l’ufologie, est connue et vérifiée depuis longtemps dans le domaine des études portant sur les hallucinations mystiques. Notre seul mérite en la circonstance est de jeter un pont entre deux types de recherches dont on gagnerait beaucoup, pensons-nous, à mettre en évidence certains parallélismes.

Mais venons-en aux faits.

Dans une note à propos des apparitions mystiques, le Pr Louis Rougier a rappelé que les Pr Heim et Delay ont démontré qu’une substance hallucinogène peut se former spontanément dans le corps humain. Il s’agit de la bufoténine, très voisine de la sérotonine qui se trouve habituellement dans le sang. Une seule réaction consistant en une méthylation peut transformer celle-ci en celle-là ! Chose intéressante, on a pu observer que les schizophrènes auraient une excrétion de bufoténine décuplée par rapport à la normale…

Reprenons à présent la réflexion de l’ethnologue américain Watron que cite le Pr Rougier : « L’hallucination s’accompagne d’une certitude interne ABSOLUE. Le visionnaire croit sa vision plus réelle que les faits. L’illuminé croit posséder la vérité, par certitude interne, en l’absence de toute démonstration objective. ».
Ces commentaires ne peuvent-ils parfaitement convenir à certains témoins « victimes » d’un contact aberrant ?

Sommes-nous des cobayes ?

Mais allons plus loin encore, au-delà des faits physiologiques connus.

Selon les Pr Heim et Delay, la réaction de méthylation transformant la sérotonine en bufoténine peut se déclencher spontanément. C’est démontré. Mais n’est-il pas possible de provoquer artificiellement cette réaction ou même de la catalyser ?

Diverses possibilités devraient être envisagées : actions physiques, chimiques, etc.

Il est à peine utile de rappeler ici que les victimes (le meilleur mot en la circonstance) de certains contacts ont été soit piquées aux doigts, soit aspergées d’un liquide inconnu, soit « gazées ». Toutes, de surcroît, furent soumises à des champs électromagnétiques et électrostatiques puissants, à des faisceaux d’ultrasons et sans doute à d’autres rayonnements. Autant de facteurs qui, peut-être, peuvent, dans certaines circonstances, provoquer une brusque apparition de bufoténine (?). Bien téméraire celui qui écarterait sans plus y réfléchir cette possibilité ou même une autre très voisine.

© Mara McLaren, 1999 (In n° 1 de La Revue des Soucoupes Volantes – Extrait du Recueil )

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