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Publié le 19 Août, 2011 dans Science de l'Esprit

L’effet placebo, une interprétation cérébrale

(Source : AMESSI)

Mais d’où vient le fameux effet placebo ? En cherchant à répondre à cette question, des scientifiques américains ont montré que c’était notre propre cerveau qui était à l’origine de ce phénomène. Ils confirment ainsi dans leurs travaux, publiés dans la revue Science parue le 20 février, ce que l’on supposait depuis longtemps.

Le placebo est une préparation inactive que l’on substitue au médicament contenant le principe actif pour évaluer la part de l’effet psychique du traitement. En général, lors d’essais cliniques, 35% des personnes testées avec un placebo voient une amélioration de leur état de santé. Dans une large majorité, les médecins pensent que cette amélioration est due à un effet psychologique. Tor D. Wager et ses collègues de l’Université du Michigan à Ann Arbor ont soumis à des chocs importants et à de fortes chaleurs une partie des patients participants à un test clinique, tout en enregistrant leur activité cérébrale à l’aide d’image par résonance magnétique (IRM). Ils ont constaté que les personnes dont la douleur était rapidement diminuée par la prise de placebo présentaient une baisse importante d’activité au niveau de certaines zones du cerveau connues pour jouer un rôle dans la douleur, comme le thalamus. Cette réduction d’excitation n’est pas observée dans toutes les régions cérébrales intervenant dans la sensation de souffrance. Selon Tor D. Wager, ces observations confirmeraient l’hypothèse selon laquelle l’effet placebo serait dû au fait que le cerveau adapte son interprétation de la douleur. Ainsi, le cortex traduit différemment les informations qu’on lui transmet concernant la souffrance physique en fonction de l’état émotionnel et psychique de la personne.

Commentaire :
« En fonction de l’état émotionnel et psychique », voilà qui en dit long à la fois sur notre potentiel naturel à l’auto-guérison ET à notre inhabileté à contrôler quoi que ce soit dans notre état général de sommeil présent. Le dormeur doit se réveiller s’il veut avoir une quelconque chance de réellement vivre.

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