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Publié le 7 Fév, 2012 dans Ego

L’ego humain : seul dans l’Univers!

(Source : Au nom de la Vérité)

L’ego est probablement la partie de l’être humain qui lui est la plus chère et la plus nuisible à la fois… justement parce qu’elle lui est chère et qu’il ne s’en passerait pas pour tout l’or du monde.

Irrationnel partenariat entre le concept d’importance et le concept de soi, l’ego, au sens large, place le moi au centre, à tort plus qu’à raison, de la plus grande quantité de choses possible, voire de tout, comme s’il était impensable qu’il puisse en être autrement. Nous ne parlerons à toute fin pratique jamais dans ces termes : « Lorsque le soleil s’est levé, les oiseaux ont gazouillé. », mais bien de la façon suivante : « Lorsque je me suis réveillé, j’ai entendu les oiseaux gazouiller. », comme si la vie elle-même devait transiter par nous pour exister plutôt que l’inverse. Même lorsqu’il est question du sous-ensemble « nous », le « je » sera au centre de celui-ci : Mon équipe de hockey, ma famille, mon environnement de travail, etc. Ce faisant, nous nous approprions la création pour ainsi dire. C’est d’ailleurs ainsi que la Terre fut longtemps le centre de l’Univers. Ceci nous rend importants, nous place au premier plan. Nous aimons beaucoup trop être le centre de l’attention. Même dans le malheur, il faudra détenir le plus grand de ces malheurs. Écouter une conversation anodine ou quotidienne avec détachement, c’est écouter un combat de coqs. Chacun des interlocuteurs tentant de rapprocher le centre de l’attention de tous vers lui : « Devine ce que j’ai vu. », « Tu me croiras pas. », « Hier j’ai fait ça », « J’ai entendu dire que », « Pourquoi ça n’arrive qu’à moi? », etc.

Le classique « Dieu créa l’homme à son image » est probablement le plus monumental axiome égocentrique qu’il soit. Mais que nous sommes donc importants! L’Univers ne serait rien sans nous! Mais il faut se rendre à l’évidence, cette attitude est très pernicieuse, insidieuse et tout simplement fausse. Elle nous piège dans l’illusion d’un favoritisme de la part de la création et soudainement nous prenons le grain de sable pour la plage elle-même.

C’est cette particularité de l’être humain qui lui fait sans cesse se poser d’insensées questions telles que : « Sommes-nous seuls dans l’Univers?». Quelle preuve de cécité égocentrique : le gros bon sens n’oserait même pas se poser cette question! Il existe, à toutes fins pratiques, un nombre infini de galaxies elles-mêmes composées d’un nombre incalculable d’étoiles autour desquelles gravitent des planètes comme la nôtre. Oser s’imaginer qu’il puisse être possible que nous soyons « seuls » dans cette incommensurable immensité tient de la folie, tout au moins de l’ignorance couplée d’un manque de jugement impressionnant.

Quand je me ferme les yeux, je vois un homme, perdu dans ses pensées, qui par une nuit étoilée se balade dans un champ. Au même moment où il met le pied sur un nid de fourmis sans s’en rendre compte, il lève les yeux vers les étoiles et se demande : « Sommes-nous seuls dans l’Univers?». La réponse est pourtant sous ses pieds!

Comment concevoir qu’il n’y ait rien au-dessus de nous alors qu’il y a tant d’êtres vivants en dessous? D’innombrables entités vivantes qu’on ne considère à toutes fins pratiques jamais : insectes, protozoaires, l’herbe sous nos pieds, les bactéries sur notre peau, les virus dans l’air, etc. Ces êtres se posent-ils la même question? Se rendent-ils même compte de notre existence? Ne perdons pas de vue la maxime hermétique « Tout ce qui est en haut est comme tout ce qui est en bas », car elle nous sera utile tout au long de cette réflexion.

Le gros bon sens nous indique qu’il y a un nombre impressionnant de formes de vie, plus ou moins complexes, qui vivent en sociétés, en groupes et en familles tout comme nous, les êtres humains. Tous terriens : éléphants, girafes, hippopotames, zèbres, lions, ours, serpents, chats, chiens, oiseaux, poissons, fleurs, arbres, insectes, bactéries et virus. Tous vivant aux côtés les uns des autres sur une minuscule sphère parmi un nombre incalculable de sphères semblables… la vie est partout! Et elle n’est pas uniquement latérale, c’est-à-dire des êtres vivant côte à côte, mais bien inclusive : des formes de vie à l’intérieur d’autres formes de vie. Prenons un mammifère et regardons de plus près : nombre de parasites, de bactéries et de virus y vivent. Prenons la bactérie et regardons-la de plus près : nombre de cellules vivantes y vivent. Cellules à l’intérieur de bactéries à l’intérieur d’un mammifère à l’intérieur de… Mais bien plus qu’être l’intérieur de quelque chose, le plus petit est unité constituante d’un tout plus grand. Les cellules forment les bactéries et leurs colonies, de pair avec d’autres cellules, forment le mammifère.

De la même façon qu’il y a un certain temps nous n’étions pas en mesure de « voir » les quarks dans les particules dites élémentaires, nous regarderions l’Univers entier avec une puissante loupe que nous ne serions même pas en mesure d’y localiser la Terre, encore moins un être humain. Devant une si vaste représentation des choses, comment faire pour même se poser la question : « Sommes-nous seuls dans l’Univers »?

Les fourmis peuvent nous enseigner beaucoup à ce sujet. Entités sociales organisées très semblables à nous-mêmes, ont-elles seulement conscience de la présence humaine? Bien sûr, elles en subissent les conséquences : soudaine destruction d’un nid par-ci, par-là, effondrement soudain d’une fourmilière entière ou simple disparition de quelques citoyens pour des raisons qui leur resteront obscures. Un pied, une pelle mécanique ou une pichenotte et le tour est joué. Mais pense-t-on qu’elles attribuent ces événements à des êtres vivants et intelligents qui sont simplement d’un ordre de grandeur différent?

Et l’être humain lui? Imbu de son Ego, il regarde habituellement l’Univers à travers sa lunette de rapprochement et déclare : « Ce n’est pratiquement que du vide ! C’est immense, mais aucun signe de vie extérieure.». Portant il voit bien dans les galaxies les mêmes spirales qu’il voit dans son évier à tous les jours, preuve d’une force intangible perméant tout ce qui lui est possible d’observer, tout ce qui est à l’intérieur de l’étendue de ses sens. Simple dissonance cognitive ou arrogance égocentrique?

Sur un plan plus concret, tout le phénomène ovni est majoritairement ridiculisé – quoique pris hautement au sérieux par l’armée et les services secrets de tous les pays de notre petit monde –, marginalisé, rabaissé et dénigré par les détracteurs. Pourtant, c’est LA preuve physique accessible à l’humanité de forme de vie autre que nous-mêmes dont l’intelligence nous dépasse (technologiquement tout au moins). Hallucinations collectives, démence, folie ou saine acceptation de ce que l’on perçoit?

Comparons-nous aux poissons de bas fond pour un moment, question de faire ressortir l’évidence. En groupes ou en famille, les poissons poissonnent leur quotidien au gré des courants marins. Comme toute créature vivante, ils vont à l’école de la vie, se courtisent, se reproduisent, mangent, évacuent et pensent dans les limites que leur nature leur a accordées. Dans cet Univers poissonneux, il arrive que des choses étranges se passent : un morceau de métal, des pièces de porcelaine, de verre et de charbon tombent sporadiquement sur leurs têtes ou passent simplement du haut vers le bas. Mais ces événements, considérant l’ensemble, sont très rares de sorte que lorsqu’un ami poisson ose parler de son expérience étrange, il est rarement pris au sérieux. Et pourtant, les navires humains ne cessent de tomber en panne, de se heurter les uns aux autres ou de simplement se détruire mutuellement. Et toutes ces épaves (quelle gigantesque incongru pour un poisson) coulent et pénètrent dans le monde aquatique comme des incongrus non invités. Doux – ou frappant – rappel qu’ils ne sont pas « seuls dans l’Univers »? Et que dire des sporadiques apparitions de vers de terre en suspension ? Alléchant repas gratuits desquels peu en reviennent afin de raconter leur expérience. Un enlèvement extra-aquatique?

Cette analogie remet en perspective les phénomènes dits inexpliqués, les enlèvements extra-terrestres, les objets incongrus tombants du ciel ou y étant simplement en suspension un moment pour disparaître aussitôt.

Si nous admettons simplement que c’est la nature qui suit son cours et qu’il y a perméation de mondes de densités différentes, la question que beaucoup se posent et qui sert trop souvent à démystifier le phénomène est la suivante : « Pourquoi les créatures d’autres mondes ne se manifesteraient-elles pas ouvertement? ».

Je laisse Charles Fort y répondre :

Poser la question, c’est insinuer que nous sommes intéressants. Elles restent peut-être à distance pour des raisons d’ordre moral, ce qui n’exclut pas qu’il puisse exister parmi elles des êtres moins scrupuleux.

Ou alors, des motifs de nature physique empêchent le contact.

Lorsque nous entrons dans le vif du sujet, vous verrez que l’une de mes suppositions, ou incertitudes si vous préférez, est fondée sur l’idée qu’une approche matérielle de deux mondes pourrait causer une catastrophe. Les mondes navigateurs éviteraient donc toute proximité, préférant une orbite éloignée sécuritaire de par sa régularité, une régularité qui n’a toutefois rien de la précision chimérique des croyances populaires.

Mais avouez qu’il est tentant de croire que nous sommes des créatures dignes d’intérêt. Insectes, bactéries et autres petites choses du genre, tout ça nous intéresse, parfois même beaucoup. [1]

Toujours ce désir d’importance qui guide nos pensées et qui aveugle notre jugement.

Et que dire du phénomène spirite? Autre preuve tangible – encore une fois hautement détractée – de l’« inclusivité » de formes de vie dans un ensemble, de sphères « plus hautes », c’est-à-dire moins denses que la matière, mais dont l’intelligence est une propriété indéniable. Serait-il possible que nous ne soyons qu’une infime parcelle d’un grand tout? Le bon sens nous l’indique pourtant clairement.

Qui plus est, nous savons pertinemment que nos sens ne captent qu’une partie du monde existant. Par exemple, nous ne ressentons pas le nombre grandissant d’ondes de toutes sortes qui nous traversent : stations radios par centaines, tours pour téléphones cellulaires par milliers, stations de télévision, satellite GPS, etc. Il y passe pourtant une communication « intelligente » en ce sens qu’elle véhicule des informations, et pourtant nous y sommes sourds, aveugles et insensibles.

Le pas à franchir vers la compréhension qu’il est impossible que nous soyons seuls dans l’Univers devient alors tout petit. À toutes fins pratiques, il est déjà franchi à partir du moment même où nous nous servons de notre jugement et des observations à notre disposition.

« La vie est grande » dit mon amoureuse. Elle est même bien plus grande que ça!

 

Notes :

[1] Charles Fort, Le livre des damnés, Joey Cornu Éditeur, p.199