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Publié le 16 Avr, 2013 dans Météo

Planète séismes : Papouasie-Nouvelle-Guinée (6.6), L’Iran et Pakistan (7.5) et Japon (6.0)

(Source : Nature Alerte + La Presse + Nature Alerte)

 

Papouasie-Nouvelle-Guinée (6.6) :

Un séisme de magnitude 6,6 s’est produit dimanche 14 avril en Papouasie-Nouvelle-Guinée, a annoncé le Centre américain de géophysique (USGS), sans décréter d’alerte au tsunami. Le tremblement de terre a eu lieu à 105 km à l’ouest de Panguna, à une profondeur de 64 km, a ajouté lUSGS.

Panguna est une ville sur l’île de Bougainville, qui est située à l’est de l’île principale. Des séismes d’une telle magnitude sont courants en Papouasie-Nouvelle-Guinée, pays pauvre situé sur « la Ceinture de feu » du Pacifique, et où se heurtent des plaques tectoniques provoquant une intense activité sismique et volcanique.

En 1998, un tsunami géant avait fait plus de 2 000 morts près d’Aitape, sur la côte nord-ouest du pays.

 

Iran et le Pakistan (7.5) :

La secousse a été ressentie aussi à Islamabad où des bâtiments ont tremblé. Dans la plus grande ville du Pakistan, Karachi (notre photo), de nombreuses personnes ont précipitamment quitté les bâtiments terrorisés, selon des témoins.
PHOTO ATHAR HUSSAIN, REUTERS

Un puissant séisme, le plus important depuis plus de 50 ans selon les autorités, a frappé mardi une zone reculée du sud-est de l’Iran, y faisant seulement des blessés selon un premier bilan officiel alors qu’au 34 personnes ont péri au Pakistan voisin.

Un bilan contradictoire émis par la télévision iranienne et rapporté par l’Associated Press faisait état de 40 morts.

La secousse a été évaluée à une magnitude de 7,7 par le Centre iranien de sismologie. «C’est la plus forte secousse dans le pays depuis 1957», a affirmé Mehdi Zareh, un responsable du Centre, cité par l’agence Isna. Le centre américain de géophysique a indiqué qu’il était d’une magnitude de 7,8.

«L’épicentre du séisme est situé dans une zone désertique de la province du Sistan-Balouchistan. Les villes les plus proches, Saravan et Khash, ont subi peu de dégâts», a affirmé un responsable du Centre national de gestion des crises, Morteza Akbar-Pour.

«Jusqu’ici, seulement 27 blessés» ont été dénombrés, a indiqué le préfet de Saravan, Mohammad Sharif Khaleghi, cité par l’agence Irna. Selon un responsable local du ministère de la Santé, cité par l’agence Fars, plus 20 villages ont subi des dégâts importants.

Vingt équipes de secours ont été envoyées sur place pour évaluer les dégâts, selon le chef du Croissant-Rouge iranien Mahmoud Mozafar, cité par l’agence Isna.

En revanche, au moins 34 personnes ont été tuées au Pakistan voisin, selon le dernier bilan officiel.

La plupart des victimes ont été tuées dans l’effondrement de maisons, selon Ashraf Baloch, responsable de l’hôpital local de Mashkail, petite ville frontalière, qui commentait plus tôt un bilan alors de huit morts.

«Nous avons reçu huit morts», avait déclaré à l’AFP M. Baloch, révisant déjà à la hausse un premier bilan faisant état de cinq décès.

«Les proches des victimes nous ont aussi dit que 25 personnes avaient été blessées», a ajouté le responsable de cet hôpital reculé du Baloutchistan, plus grande province du Pakistan, mais aussi la moins peuplée. Selon ce responsable, plusieurs centaines de maisons ont été détruites dans le seul district local de Washuk.

Selon la télévision d’État pakistanaise, le séisme a causé l’effondrement de plus d’un millier de masures en briques de terre.

Le premier ministre intérimaire pakistanais, Hazar Khan Khoso, a demandé aux autorités provinciales du Baloutchistan de «porter secours aux personnes affligées par cette calamité», voire de les «évacuer».

La Jamaat-ud-Dawa, une organisation sur la liste noire de l’ONU des groupes terroristes et soupçonnée de servir de paravent au groupe islamiste armé Lashkar-e-Taïba, a annoncé via son compte Twitter que ses secouristes étaient déjà déployés sur le terrain.

«Les secouristes ont atteint les districts Kharan et Panjgour où les efforts d’urgence ont commencé», a écrit l’organisation, dont le chef Hafiz Saeed, est recherché par les États-Unis.

La secousse a été ressentie aussi à Islamabad où des bâtiments ont tremblé. Dans la plus grande ville du pays, Karachi, de nombreuses personnes ont précipitamment quitté les bâtiments terrorisés, selon des témoins.

Selon le centre de sismologie iranien, l’épicentre du séisme est situé à 80 km au nord de Saravan.

Les autorités ont déclaré l’état d’urgence dans la zone touchée, située à plus de 1300 km de la capitale Téhéran, selon l’agence Irna.

La secousse, qui a eu lieu à 15 h 14 locales (6 h 44, à Montréal), a été ressentie pendant 15 à 20 secondes jusqu’à Zahedan, la capitale provinciale, a indiqué le gouverneur du Sistan-Balouchistan, Hattam Narouie.

«Panique»

Elle a été aussi fortement perçue dans les monarchies voisines du Golfe, notamment les Émirats arabes unis où les habitants ont évacué les tours d’habitation et de bureaux, selon des témoins.

Les tours abritant les compagnies dans le centre financier de Dubaï et Media City, ainsi que les immeubles d’habitation du front de mer, ont été évacués.

«Tout le monde est descendu dans la rue. C’est la panique», a affirmé Rami, le directeur d’une compagnie d’assurance.

Le séisme a également fait trembler la terre au Koweït, notamment dans les zones côtières, à Bahreïn où les immeubles ont été évacués dans le centre financier de Manama, dans l’est de l’Arabie saoudite et Oman, selon des habitants.

Tout comme dans le nord de l’Inde et notamment New Delhi où beaucoup d’habitants ont préféré quitter les immeubles par précaution, selon des journalistes de l’AFP.

Le 9 avril, un séisme de magnitude 6,1 avait frappé une zone rurale du sud-ouest de l’Iran faisant 37 morts et plus de 800 blessés. La secousse n’avait pas endommagé la centrale nucléaire de Bouchehr, la seule du pays, construite à une centaine de kilomètres au nord de l’épicentre, selon les autorités.

Située sur plusieurs failles sismiques importantes, l’Iran a connu de nombreux tremblements de terre dévastateurs.

Le plus meurtrier ces dernières années a tué, en décembre 2003, 26 000 personnes à Bam (sud), soit un quart de la population de la ville. En août 2012, deux puissantes secousses avaient fait 306 morts près de Tabriz (nord-ouest).

 

Japon (6.0) : 

Un tremblement de terre de magnitude 6,0 a secoué l’ouest du Japon samedi près de la ville portuaire de Kobe, faisant 24 blessés, ont annoncé l’agence de météorologie nippone et la chaîne de télévision NHK.

L’agence a noté qu’une légère élévation du niveau de la mer pouvait être observée par endroit, mais n’a pas déclenché d’alerte au tsunami.

La télévision publique NHK a fait état de dix blessés, légèrement atteints dans la plupart des cas. Une personne a notamment été heurtée par la chute d’un tableau à Osaka, un homme est tombé dans un escalier dans la même ville et une octogénaire a dû être hospitalisée à Himeji après une chute, a-t-elle détaillé.

La NHK a aussi fait état de la rupture d’une canalisation d’eau dans la ville d’Awaji, sur l’île du même nom, et de l’effondrement d’un mur à Osaka.

Le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, a toutefois souligné que ce séisme n’avait apparemment pas provoqué de dommage majeur.

Le gouvernement a mis en place une cellule de crise pour centraliser les informations et coordonner les opérations de secours.

Le tremblement de terre s’est produit samedi à 05h33 heure locale (vendredi à 20h33 GMT) à 10 kilomètres de profondeur sous la petite île d’Awaji en mer de Seto, près de la ville portuaire de Kobe, a précisé l’agence de météorologie.

L’institut de géophysique américain (USGS) a évalué lui aussi sa magnitude à 6,0, mais à une profondeur encore plus faible de 5,3 km.

Le séisme a fait trembler tout l’ouest de la grande île de Honshu, secouant les immeubles des métropoles de la région industrielle du Kansai, notamment Kobe et Osaka. La secousse a été ressentie aussi sur l’île de Shikoku (sud du Japon) et, dans une moindre mesure, au nord de l’île de Kyushu (sud-ouest).

Quelques répliques ont été ressenties et les autorités ont prévenu que d’autres pourraient avoir lieu, appelant les habitants de la région à la prudence.

Les services ferroviaires locaux ont été suspendus et les trains à grande vitesse Shinkansen ont circulé à vitesse réduite dans la région après la secousse initiale, avant que le trafic ne revienne progressivement à la normale en début de matinée.

Les opérations ont été momentanément interrompues à l’aéroport international du Kansai situé à proximité, ainsi qu’à celui d’Itami à Osaka, avant de reprendre assez rapidement.

La compagnie d’électricité Kansai Electric Power a affirmé qu’aucun dysfonctionnement n’avait touché sa centrale nucléaire d’Oi, qui abrite les deux seuls réacteurs actuellement en fonctionnement au Japon.

« L’exploitation continue et nous n’avons relevé aucun problème, mais nous vérifions qu’il n’y a eu aucun dommage », a expliqué un responsable de la centrale à l’AFP.

Un tremblement de terre de magnitude 7,2 avait frappé la ville de Kobe environ à la même heure le 17 janvier 1995, tuant plus de 6.400 personnes. Il avait complètement paralysé la ville et fait s’effondrer de grands immeubles.

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