Vous appréciez ce site?
Faites-le-moi savoir!
Rubriques

Publié le 2 Avr, 2013 dans Météo

La banquise Antarctique s’étend malgré le réchauffement climatique global, hein?

(Source : CatNat)

L’extension de la banquise autour de l’Antarctique en hiver pourrait s’expliquer par un regel rapide des eaux fondues en été sous la calotte glacière, estime un rapport publié par l’Institut météorologique royal des Pays-Bas.

Alors que la banquise arctique fond à vue d’oeil et que ce phénomène est, pour certains, à l’origine de l’absence de printemps dans toute l’Europe, le réchauffement de la planète se traduit actuellement par une extension de la banquise autour de l’Antarctique, une conséquence possible de la fonte accélérée des glaces qui recouvrent le continent, selon une étude néerlandaise publiée ce dimanche.

Commentaire :
Fonte accélérée des glaces = extension de la banquise?!… Hum, voyons voir : la guerre pour la paix,  l’austérité pour la croissance… Oui, OK, la fonte des glaces pour l’expansion des glaces.

Les spécialistes du climat ont du mal à expliquer ce phénomène paradoxal de progression de la banquise aux abords de l’Antarctique, progression qui a atteint un record à l’hiver 2010, alors que parallèlement, la glace dans l’océan Arctique n’a jamais atteint une surface aussi faible en 2012.

Commentaire :
Inversion des pôles? « Bouleversements » climatiques et non « réchauffement »? Lié à l’activité solaire? À ce qu’il se passe sur toutes les planètes du système solaire? À l’arrivée de comètes électriques? À la pluie de météorites des dernières années? Un peu de réflexions basées sur les faits ne feraient pas de tort aux « hypothèses ». M’enfin, place aux explications officielles :

Sous la calotte glacière, la glace est constituée d’eau douce et quand les couches de glace à la périphérie de l’Antarctique fondent en été, l’eau provenant de la fonte forme une couche froide qui flotte sur l’eau de mer salée, plus chaude et plus dense, explique l’étude. En hiver, l’eau de fonte devient glace facilement parce qu’elle gèle à zéro degré, par dessus l’eau de mer qui gèle à -2°C.

Au plus fort de l’hiver en septembre, la glace sur la mer autour de l’Antarctique couvre environ 19 millions de kilomètres carrés, soit une zone plus grande que celle de l’Antarctique. Elle fond ensuite dans l’océan à l’approche de l’été.

D’après l’étude, publiée dans la revue Nature Geoscience, l’eau douce issue de la fonte des «langues de glace», qui prolongent la calotte continentale dans l’océan, s’accumule en une couche plus froide en surface des eaux. Cela favorise la formation de glace de mer (ou banquise). L’accélération de la fonte des «langues de glace» avec le réchauffement expliquerait donc ainsi l’extension de la banquise autour du continent.

Commentaire :
La fonte de glace favorise la formation de glace, c’est tout simple.

 

Hausse du niveau de la mer

«En contraste avec la glace de mer en Arctique, la glace de mer entourant l’Antarctique s’est étendue, avec un record en 2010», écrivent les chercheurs de l’Institut royal de météorologie des Pays-Bas. Ce phénomène, qu’une étude parue en 2012 attribuait aux courants atmosphériques, constitue une «puissante rétroaction négative» au réchauffement atmosphérique de l’hémisphère sud, selon eux.

Le chercheur Paul Holland du British Antarctic Survey (BAS) maintient pour sa part ses conclusions rendues publiques l’an dernier selon lesquelles un déplacement des vents liés au changement climatique éloigne l’eau fondue des côtes vers le large, ce qui permet à l’eau dans certaines zones exposées de geler et de ce fait d’augmenter la quantité de glace de la banquise.

«Les changements dans les vents modifient la couverture de glace à la fois en dispersant directement la glace ou en apportant des masses d’air plus chaudes ou plus froides au-dessus de l’océan, conduisant à plus ou moins de gel», estime-t-il.

Il concède toutefois que l’augmentation de la quantité de banquise peut être due aux deux effets (vents et eau fondue déplacée), mais il estime que c’est son hypothèse qui explique l’essentiel du phénomène.

Par ailleurs, d’après le rapport de dimanche dirigé par Richard Bintanja, la couche d’eau de fonte limite peut-être la quantité d’eau issue des océans qui retombe en neige sur l’Antarctique. L’air froid peut être moins porteur d’humidité que l’air chaud.

Selon le rapport néerlandais publié dimanche, l’Antarctique perd environ 250 tonnes de glace par an, soit l’équivalent d’une hausse du niveau de la mer de 0,07 millimètre par an, souligne Richard Bintanja. « La perte de masse de l’Antarctique semble s’accélérer », dit-il.

Selon une autre étude parue dans Nature Geoscience, les chutes de neige sur l’Antarctique ont été surestimées d’une quantité comprise entre 11 et 36,5 milliards de tonnes par an, en raison des vents violents qui se sont abattus un peu partout et qui créent un environnement propice à la « sublimation » de la neige, c’est-à-dire à son passage de l’état solide à l’état gazeux sans passer par l’étape liquide, écrit une équipe de chercheurs américains.

«C’est un travail important et nouveau, il propose une nouvelle explication de l’extension de glace de mer qui a augmenté récemment dans certains secteurs autour de l’Antarctique», a indiqué la paléoclimatologue française Valérie Masson-Delmotte, du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE).

Cette étude «a des implications importantes pour l’évolution du bilan de masse de l’Antarctique au cours des prochaines décennies», a-t-elle estimé, rappelant que la fonte des calottes du Groenland et de l’Antarctique contribue pour un tiers à la hausse du niveau de la mer (un tiers étant dû à la dilatation thermique des océans et le dernier tiers à la fonte des glaciers de montagnes).

 

Source : Institut météorologique royal des Pays-Bas

Partager cet article :