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Publié le 26 Août, 2011 dans Météo

Irene : évacuation *obligatoire* de 250 000 New Yorkais – «Nous devons être prêts pour le pire», insiste Obama

(Source : Cyberpresse + Cyberpresse)

Commentaire :
Beaucoup de bruit autour d’Irene depuis un certain temps. Des centaines de milliers de gens évacués obligatoirement, un président américain qui met en garde son pays, l’armée dépêchée, les dommages déjà estimés à plusieurs milliards de dollars… Ça sonne… faux, étrange, comme si quelque chose d’autre se préparait. Il y a fort à parier qu’il n’y aura pas que le passage d’un ouragan, au final, mais ce n’est là que mon propre ressenti. Nous le saurons assez tôt.

Évacuation obligatoire de 250 000 New Yorkais

Le maire de New York Michael Bloomberg a ordonné vendredi l’évacuation obligatoire de plus de 250 000 New Yorkais vivant dans des secteurs côtiers particulièrement vulnérables, dans la perspective de l’arrivée de l’ouragan Irene.

«C’est une question de vie ou de mort», a déclaré le maire dans une conférence de presse, en indiquant que c’était la première fois qu’une telle mesure d’évacuation était imposée aux New Yorkais.

«Le danger est grand», a-t-il insisté. «Des gens pourraient mourir», a-t-il ajouté, précisant que la mesure concernait environ 250 000 personnes qui devaient évacuer avant 17h samedi.

Le maire a par ailleurs annoncé que tous les transports publics seraient suspendus à compter de samedi midi, par mesure de précaution, et il a recommandé à tous les New Yorkais de rester chez eux pendant 24 heures à compter de samedi soir. Il leur a demandé d’éviter de s’approcher des fenêtres, et de stocker eau et nourriture pour les jours à venir.

Les secteurs concernés par cette évacuation obligatoire sont notamment l’extrême sud de Manhattan, Coney Island, Manhattan Beach à Brooklyn, Far Rockaway et Broad Channel dans le Queens, et d’autres secteurs côtiers de Staten Island.

Vendredi, certains hôpitaux des zones côtières vulnérables ont commencé à évacuer leurs malades vers d’autres établissements. Les maisons de retraite de ces zones étaient également en cours d’évacuation, et la mairie s’apprêtait à ouvrir dans l’après-midi des dizaines d’abris-refuges, pouvant accueillir jusqu’à 71 000 personnes.

Les New Yorkais, suivant les recommandations du maire, ont de leur côté commencé à stocker de la nourriture, de l’eau, des lampes de poches, et autres biens de première nécessité. Beaucoup se préparaient à rentrer tôt chez eux, pour être prêts à affronter Irene.

Certains ont choisi de quitter la ville, pour tenter de s’éloigner de la menace.

La plupart des fêtes prévues ce week-end à New York ont été annulées.

Le président américain Barack Obama avait insisté plus tôt dans la journée sur le risque représenté par Irene, une tempête à «prendre au sérieux».

À 11h vendredi, l’oeil du cyclone se trouvait à 530 km du cap Hatteras (Caroline-du-Nord) et progressait à 22 km/h vers le nord, selon les experts du centre national des ouragans.

L’ouragan devrait frapper la côte Est samedi matin, avant de remonter dimanche en direction de New York où «une tempête extrêmement dangereuse» pourrait provoquer une montée des eaux de 3 à 4 mètres.

Véritable «monstre», Irene a un diamètre de 820 km environ, soit l’équivalent de près d’un tiers de la longueur totale de la côte Est américaine (2675 km), selon une estimation de la NASA faite à partir de satellites.

 

«Nous devons être prêts pour le pire», insiste Obama

Le maire de New York a ordonné jeudi soir l'évacuation de plusieurs hôpitaux et maisons de retraite, dans la perspective de l'ouragan qui pourrait frapper la ville dimanche. Sur la photo, des ambulanciers se préparent à déplacer les patients de l'hôpital Coney Island. Photo: AFP

 

Évacuation de villes côtières, stockage de vivres, armée mobilisée: la côte est des États-Unis se préparait vendredi à l’arrivée de l’ouragan Irene, une tempête à «prendre au sérieux», comme l’a dit Barack Obama.

«L’ouragan devrait évoluer près ou directement au-dessus de la côte Atlantique (des États-Unis) samedi soir», indique le Centre national des ouragans américain (NHC) dans son dernier bulletin.

À 11H00 locales (15H00 GMT) vendredi, l’oeil du cyclone se trouvait à 530 km du cap Hatteras (Caroline du Nord) et progressait à 22 kmh vers le nord, selon les experts du NHC.

Irene a été rétrogradée en catégorie 2 sur l’échelle de Saffir-Simpson, qui en compte cinq, et ses vents ont quelque peu faibli ces dernières heures pour atteindre un maximum de 165 kmh. «Sa force ne devrait pas beaucoup varier avant de toucher les côtes de Caroline du Nord», souligne le NHC.

L’ouragan devrait frapper la côte Est samedi matin, avant de remonter dimanche en direction de New York où «une tempête extrêmement dangereuse» pourrait provoquer une montée des eaux de 3 à 4 mètres.

Véritable «monstre», Irene a un diamètre de 820 km environ, soit l’équivalent de près d’un tiers de la longueur totale de la côte Est américaine (2675 km), selon une estimation de la Nasa faite à partir de satellites.

Irene présente des conditions cycloniques sur un rayon de 150 km et des vents puissants sur 465 km, note le NHC.

Barack Obama, en vacances dans le Massachusetts (nord-est), a mis en garde ses concitoyens lors d’une allocution vendredi matin. «Nous devons prendre cette tempête au sérieux», a-t-il dit.

«Je ne le dirai jamais assez: si vous vous trouvez sur la trajectoire prévue de l’ouragan, vous devez prendre des précautions dès maintenant», a déclaré le président américain.

Par anticipation, les autorités des États depuis la Caroline du Nord jusqu’à celui de New York ont décrété l’état d’urgence, et des dizaines de milliers de personnes ont reçu l’ordre de s’éloigner des côtes.

«Les habitants sont en train d’évacuer sur toute la côte, des abris sont ouverts. La police et les secours sont sur place. Nous sommes prêts pour la tempête’, a déclaré vendredi le gouverneur de Caroline du Nord, Bev Perdue, sur CNN.

Kill Devil Hills, un lieu de villégiature sur la trajectoire directe d’Irene, ressemblait à une ville-fantôme vendredi, selon un photographe de l’AFP. La plupart des habitants et des vacanciers ont commencé à évacuer la zone vers l’intérieur des terres.

Plus au nord, à New York, l’évacuation de plusieurs hôpitaux et maisons de retraite a commencé vendredi, sur ordre du maire, Michael Bloomberg.

M. Bloomberg, a également invité les New-yorkais à stocker des produits de première nécessité. «Si vous avez une voiture et que vous vivez dans une zone inondable, garez-vous sur une colline», a-t-il conseillé.

Le nord-est des États-Unis échappe habituellement à ces dépressions. Gloria, en 1985, est le dernier ouragan à avoir touché New York.

L’armée a fait savoir que 98.000 membres de la Garde nationale étaient prêts à intervenir et la Marine a entrepris d’envoyer en mer tous ses navires amarrés dans le port de Hampton Roads (Virginie).

Les experts ont déjà fait les comptes. Selon eux, Irene pourrait causer jusqu’à 12 milliards de dollars de dégâts si la trajectoire prévue se confirme, a indiqué à l’AFP Chuck Watson, de Kinetic Analysis, un cabinet spécialisé.

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