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Publié le 29 Oct, 2007 dans Le ciel nous tombe sur la tête

Pluies rouges en Inde : les résultats des analyses montrent des cellules a priori sans ADN qui se multiplient à 300°C

(Source : NewsOfTomorrow)

Les cellules de pluie rouge de Kerala, en Inde : Les physiciens disent « toujours pas d’ADN », mais des réplications à 300 degrés celcius.

« C’est tellement étrange que ces cellules se développent à de très hautes températures de 300 degrés. Il n’y a aucun organisme sur Terre qui peut se développer et se multiplier à cette température en fait. Aucun ADN n’a été trouvé non plus. »

Godfrey Louis, Ph.D, Professeur de Physiques, Université de Kochin, Kerala, Inde.

Le 25 Octobre 2007, Kochin, Kerala, en Inde – Il y a un an et demi le 4 Avril 2006, le journal Astrophysics et Space Science possédait un reportage intitulé « Le Phénomène de la Pluie Rouge de Kerala et Sa Possible Origine Extraterrestre. » Kerala est un état à l’extrémité sud-ouest de l’Inde sur la Côté Malabar.

 

Il y a six ans en Juillet de Septembre 2001, plusieurs pluies de couleur rouge sont tombées sur Kerala. Les gens disaient qu’ils avaient entendu un fort grondement. Ensuite de la pluie rouge est tombée et macula les T-shirts blancs. Les riverains se demandaient ce qu’il se passait ? Les nouvelles du mystère de la pluie rouge parvint au Dr. Godfrey Louis, un Professeur de Physiques théoriques et appliquées à l’Université Mahatma Gandhi. Il récupéra plusieurs éprouvettes remplies de l’eau de pluie de couleur rouge et plaça un peu de ce curieux liquide sous un microscope.

Il me raconta lors d’un interview l’année dernière que lorsqu’il vit pour la première fois la pluie rouge agrandie, il était stupéfait par la magnifique couleur de rouille de ce qui semblait être des cellules vivantes. Le diamètre des cellules faisait en moyenne 10 microns, un peu plus grand qu’une cellule sanguine humaine, qui fait environ 7 microns.

 

Les cellules adultes rouges "mères" et les transparentes, ou blanches, cellules "filles" dans l’eau de pluie de Kerala, agrandies sous un microscope avec une puissance x 1000. La taille moyenne des cellules de pluie de Kerala est de 10 microns. Comparées à des globules rouges en-bas, qui font en moyenne 7 microns de diamètre. Photomicrograph © 2006 par Louis Godfrey, Ph.D., Université de Mahatma Ghandi, Inde.

Erythrocytes vertébrés normaux, ou globules rouges, avec une moyenne de 7 microns de diamètre.

Pendant plusieurs mois, le Dr. Louis commença à expérimenter avec différentes températures pour voir si les cellules répondraient. Quand la température montait, il observait plus d’activité. Finalement il monta à 300 degrés Celsius, ce qui fait 572 degrés Fahrenheit. Il augmenta aussi la pression à 300 livres au centimètre carré. Il est supposé que la vie normale sur Terre mourait à une température et pression élevée de ce genre. Mais les cellules rouges fortifiées de l’eau de pluie de Kerala semblait se développer.

Durant l’expérimentation avec les températures et les pressions, Dr. Louis étudia les cellules sous un microscope. Alors qu’il observait, les cellules produisaient de plus petites cellules intérieurement qui étaient dépourvues de couleurs, ou blanchâtre. Il commença par appeler ces nouvelles, petites cellules « filles » des cellules « mères » originales. Une fois il compta autant que quinze cellules filles bourgeonnées à l’intérieur d’une des cellules « adultes mère ». Alors que les cellules filles grandissaient, leurs parois devenaient aussi rouges et finalement, les cellules filles fusaient à travers la paroi de la cellule mère. Ceci est manifestement un processus de réplication. Le bourgeonnement est ce qui a amené quelques biologistes à dire que les cellules de pluies rouges doivent être une forme de levure, puisque la levure se reproduit aussi par bourgeonnement. Mais les cellules de levure possède de l’ADN, comme toute biologie normale sur Terre. Sur Terre, la réplication des cellules a besoin de la présence de l’ADN. Mais le Dr. Louis n’a pas pu trouver d’ADN.

Alors, il a envoyé de l’eau de pluie rouge à des scientifiques de l’Université de Cornell aux États-Unis pour des études de proportions isotopiques de la composition élémentaire de l’eau de pluie rouge. Les éléments confirmés jusqu’ici sont l’hydrogène, le silicon, l’oxygène, le carbone, et l’aluminium. Aucun phosphore n’a été confirmé, lequel serait présent si l’ADN de la Terre était présent.

Images de l’Université de Cardiff University Microscope Images

Cette microphotographie (l’échelle est de 300 nanomètres) montre "une cellule avec une membrane contractée contenant des ’filles’ (bourgeons internes). Deux ont des parois cellulaires bien définies, alors que la troisième structure (plus pâle, en bas à droite) doit être une autre fille en cours de développement."

Trois cellules de pluie rouge de Kerala « d’environ 3 micromètres de diamètre, avec des parois cellulaires épaisses, et différentes nanostructures entourées d’une membrane, mais sans noyau identifiable. Les trous apparents dans la paroi cellulaire sont réels. La cellule sur la droite a des trous plus grands et a dû perdre son cytoplasme. »

Le Dr. Louis quitta l’Université Mahatma Ghandi pour prendre un poste de professeur de physique à l’Université de Science et Technologie de Cochin, à Kochi, Kerala, Inde. J’ai parlé avec lui récemment sur ses recherches en cours sur les cellules rouges, qu’il espère publier dans les prochains mois. J’ai appris à ma grande suprise qu’il y a eu trois pluies rouges, contenant toutes des cellules qui se répliquent à 300 degrés Celsius (572 degrés F.), mais sans aucun ADN connu, comme dans toute autre forme de vie Terrestre.


Interview :

Le Dr Godfrey Louis, Ph.D., professeur au département de physique à l’Université de Science et Technologie de Cochin (autrefois École de Physique Pure & Appliquée, Université Mahatma Gandhi), Kochi, Kerala, en Inde : “Cet organisme fonctionne aisément à une température si élevée. C’est si étrange que ces cellules peuvent être cultivées à de très hautes températures de 300 degrés Celsius (572 degrés F.). Il n’y a pas d’organisme connu sur Terre qui peut être cultivé et multiplié à cette température à vrai dire. Pas d’ADN n’a été trouvé non plus.

Donc vous avez des cellules dont jusqu’à présent personne n’a été capable de confirmer qu’elles ont de l’ADN, et quand vous réchauffez ces cellules, elles se divisent et se reproduisent.

C’est exactement ce qu’elles font. C’est ce que nous avons trouvé. Ils (l’Université de Cardiff) ne furent pas capable d’amplifier l’ADN donc personne n’a détecté d’ADN en elles.

Comment elles (les cellules rouges de la pluie) se répliqueraient et continueraient à se reproduire et se diviser sans ADN ?

Oui, c’est intéressant, c’est toute une question. Cette année lorsque nous avons recolté l’eau de pluie rouge, nous avons eu exactement les mêmes cellules de pluie rouge. Il y eut un autre incident de pluie rouge et nous avons eu des échantillons. Ce furent les mêmes cellules.

C’était à quel mois ?

Ce fut en août 2007.

Il y a seulement deux mois ?

Oui.

Lorsque vous prenez les cellules de pluie rouge d’août 2007 et que vous les comparez à celles de 2001, que constate-t-on ?

Ce sont les mêmes, les mêmes sortes de cellules qui sont tombées dans les deux cas. Personne n’a expliqué d’où ça pouvait venir, c’est un mystère.

Après six ans, pourquoi n’y eut-il pas davantage de réponses sur les cellules de pluie rouge ?

Dr. Louis, pourquoi pensez-vous que six ans sont passés depuis que la première pluie rouge à Kerala – [sans que rien n’advienne de ces recherches ?]. La pluie rouge a été étudié dans votre laboratoire, dans celui du professeur Wickramasinghe avant qu’il ne prit sa retraite à l’Université de Cardiff. pourquoi est-ce qu’alors comme nous le disions, on octobre 2007, personne n’a identifié ce dont les cellules sont faites ?

C’est parce qu’il y a une réticence générale pour accepter les résultats parce que ça semble de la fiction. Donc il est difficile pour un scientifique d’annoncer l’absence d’ADN dans les cellules parce que c’est si outrageux de dire cela. Ça s’écarte loin de ce que nous savons sur la vie. Donc, ce que nous avons trouvé [présente] une différence drastique. Il y a toujours pour n’importe quel scientifique d’annoncer cela. Donc, ça prend du temps.

Que dire de la couleur rouge ? Je pensais que l’Université de Cardiff allait essayer de faire un type d’analyse dispersive en énergie pour voir s’ils pouvaient identifier la substance rouge.

La substance rouge de pluie n’a pas pu être identifié. C’est une tache difficile. Nous devons trouver des méthodes pour extraire les produits chimiques parce que, comme je l’ai dit plus tôt, la composition moléculaire est totalement inconnue. Donc, les techniques conventionelles pourraient ne pas marcher. Par exemple, lorsque nous avons essayé d’extraire l’ADN, il n’y a pas d’ADN qui est sorti. Ce pigment (rouge) particulier, nous ne le connaissons pas. Nous devons l’identifier.

Donc, même si cependant vous avez du carbone, oxygène, azote, et des éléments traces, aucun d’entre eux n’expliquerait la couleur rouge ?

Nous ne sommes pas capables d’identifier parmi ceux-là le pigment rouge (ne pouvons pas extraire le pigment rouge des cellules).

Est-ce que ces cellules dans les éprouvettes d’eau que vous avez continuent de se reproduire et diviser ?

Ils ne font pas cela dans l’eau (des éprouvettes) parce qu’elles ont besoin de chaleur pour se multiplier. [Elles ne se reproduisent] pas lorsque vous les gardez dans une eau à température ambiante. Dans ce cas elles sont stables.

Est-ce que ça veut dire que pour vous en tant que scientifique, quelle que soit l’origine de l’eau rouge de pluie, vient d’un genre de surface qui doit être chaude si c’est effectivement une forme de vie qui se réplique seulement en présence de chaleur ?

Ça pourrait ne pas être une surface. Ça peut être l’intérieur d’une comète – même si cependant c’est un objet très froid – son noyau peut-être chaud. Jusqu’ici, personne n’a découvert de forme de vie sans ADN.

Efforts pour récupérer l’ADN des cellules de pluie rouge

Lorsque j’ai visité le laboratoire de l’Université de Cardiff avec le Prof. Chandra Wickramasinghe en août 2006, son assistant de laboratoire, Nori, a dit qu’il n’était pas satisfait de ce qu’il était capable de faire avec les parois cellulaires des cellules de pluie rouge. Nori a dit qu’elles étaient extraordinairement épaisses et trapues. Il ne pensa pas qu’il fut effectivement capable de percer la paroi cellulaire de la façon nécessaire pour extraire les matières pour chercher un ADN.

Le prof. Wickramasinghe m’a dit qu’il pense que c’est vrai. Il a dit : « Lorsque j’ai regardé certaines des images de cellules cassées, par microscope électronique et optique, il n’y avait des preuves de parois cellulaires cassées et fragments de cellules. Mais il y avait aussi très peu de preuve de quoi que ce soit sortant de ces cellules. Je pense que c’est le point essentiel. Nous devons identifier quelque chose qui est sorti de ces cellules comme étant l’ADN que nous cherchons à amplifier. Mais jusqu’ici ce n’est pas encore arrivé. »

Est-ce que la pluie rouge vient de débris cométaires orbitant autour de la Terre ?

Le prof. Louis et le prof. Chandra Wickramasinghe ont tout deux émis l’hypothèse que les cellules de pluie rouge sont venus de débris cométaires en orbite. Mais on n’explique pas pourquoi des débris cométaires tomberaient plusieurs fois de suite, en 2001, 2006 et 2007 dans l’état de Kerala à la pointe sud de l’Inde.

Le prof. Louis m’a dit qu’il pense fortement que les cellules de pluie rouge viennent d’une source spatiale exterieur. « Ces cellules ne dépérissent pas même quand vous garder l’eau de pluie des années durant (de 2001 à 2007, ça fait six ans). Les cellules peuvent toujours être cultivées – et la culture indique que ce ne sont pas des organismes terrestres parce qu’ils se multiplient à des températures extrêmement hautes (300 degrés Celsius). »

Le professeur émérite Chandra Wickramasinghe, directeur, centre pour l’Astrobiologie, Université de Cardiff

Le prof. Wickramasinghe m’a dit, « Je pense qu’il y a d’autres endroits sur Terre qui aurait également reçu ces cellules de pluie rouge. Mais ça serait inaperçu. Si vous imaginez une bande de latitude qui va tout autour de la Terre et passe sur Kerala, alors à l’Est de Kerala vous avez l’Océan Indien jusqu’au Sahara. Et si vous allez à l’Ouest, vous avez des montagnes. Donc, si la pluie rouge est tombée sur une large bande de la surface de la Terre, Kerala aurait pu être le seul endroit où la population pouvait la détecter.

« Mais pourquoi la latitude de Kerala, qui est à environ 10 degrés au nord de l’équateur ? La latitude de la Terre à Kerala semble être liée d’une certaine façon à où le flux d’une comète entre en intersection avec la Terre.

« Il existe un mystère qui est presque sans pareil en termes d’un cycle biologique terrestre. Si vous pensez de n’importe quel cycle terrestre qui a une période de 5 ans, dans des cellules de levure qui snt très difficiles à trouver. Pour moi, c’est une indication claire que c’est dicté de l’extérieur.

« Mais pour l’existence de l’ADN, il reste encore une incertitude considérable. J’aimerai penser que d’où que viennent les cellules – de la Terre ou d’ailleurs – elles ont un ADN, simplement parce c’est cette sorte de vie à laquelle je suis habitué à penser – toute la vie sur Terre étant basée sur l’ADN. Donc, ce serait une grande surprise s’il y avait des cellules rouges biologiques ne contenant pas d’ADN.

« Mais les arguments de Godfrey Louis, je crois, sont très importants à étudier. Et, à ce jour, nous n’avons pas eu la preuve définitive de l’ADN par les tests qui furent faits par Nori. Il y eut des tests de fluorescence qui furent utilisés, des tests tout à fait standards (avec DAPI), et ils sont positifs pour l’ADN. Mais il est bien connu qu’ils peuvent être faussés et rendus positifs à cause d’une contamination. Il n’y a vraiment pas de détection sûre à 100% d’ADN basée sur la fluorescence. »

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