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Publié le 27 Mar, 2012 dans Environnement

Flashback – Poubelle Terre : les débris spatiaux et le risque de perte de satellites

(Source : NewsOfTomorrow.org – Archives DVD)

La conférence internationale sur les débris spatiaux qui vient de s’achever à Moscou, montre, une fois de plus, qu’il est urgent de trouver de nouvelles manières de s’en occuper au risque d’être confronté bien plus rapidement qu’on le pense à la perte de satellites due à des collisions.

Commentaire :
Y a-t-il un lien à faire avec la récente pluie de satellites artificiels?

À mesure que l’espace devient de plus en plus indispensable à la prospérité économique et à la sécurité, la communauté internationale ne pourra pas faire l’économie d’un débat visant à prendre des mesures coercitives plus restrictives pour prévenir la pollution des orbites basses et géostationnaire en protégeant les emplacements orbitaux nécessaires, en essayant de prévenir la pollution orbitale et en organisant un dialogue entre les opérateurs des satellites et les agences spatiales, par exemple.

Pollution spatiale en orbite géostationnaire

Pollution spatiale en orbite basse

Commentaire :
De toute beauté, non?

Bien que le droit spatial soit une réalité, que se passera-t-il lorsqu’un satellite sera détruit par un débris d’une autre nationalité que l’on aura réussi à identifier ?

 

Une quantité disparate de débris selon l’orbite

De façon objective, il faut souligner que les débris spatiaux ne sont un réel problème que sur certaines orbites. Par exemple, l’orbite de la Station Spatiale Internationale (ISS) n’est pas très menacée. D’après les dernières statistiques du NORAD, l’organisme américain qui poursuit tous les objets autour de la Terre et les recense, seuls de 25 à 40 objets dangereux si trouveraient (entre 350 et 400 km d’altitude). Et encore, leur espérance de vie n’est que de quelques mois à un an, voire quelques années au maximum. Ils finissent par se désintégrer dans l’atmosphère en retombant sur Terre.

A 750/800 km d’altitude on en trouve un peu plus et leur durée de vie est de quelques siècles ! Sur ces orbites évoluent les satellites polaires et ceux d’observation de la Terre à des fins civiles mais également militaires.

Plus haut, là où évoluent les satellites des constellations GPS, Iridium et Globalstar, leur durée de vie sont éternelles, à l’échelle humaine bien sûr.

Quant à l’orbite géostationnaire, à près de 36.000 km d’altitude, on en recense environ 1.100. En janvier dernier, 1.147 objets étaient satellisés sur l’orbite géostationnaire qui compte 365 engins spatiaux opérationnels. En 2007, sur les 12 satellites arrivés en fin de vie, 11 ont été réorbités (remontés de quelque 300 km l’altitude).

 

Le Comité interministériel de coordination des débris spatiaux

Les Etats-Unis et les pays de l’Europe de l’Ouest se sont intéressés dès les années 80 à ce problème. Rapidement rejoint par le Japon et la Russie, la concertation entre ces nations a débouché sur la création, en 1993 du Comité interministériel de coordination des débris spatiaux (IADC).

Aujourd’hui, l’IADC, qui comprend 9 agences spatiales nationales en plus de l’ESA, a élaboré des lignes directrices pour protéger l’espace des débris artificiels. Ce travail a débouché sur des directives qui ont été avalisées en 2007 par le Comité des utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique des Nations Unies dans le cadre des « meilleures pratiques » pour la sûreté des opérations dans l’espace.

 

(Source)

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