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Publié le 6 Oct, 2011 dans Téléromans politiques

La Palestine à l’UNESCO : la France dit non, les États-Unis disent non… et Israël possède l’arme nucléaire

(Source : AlterInfo + Dazibaoueb + Cyberpresse)

La France s’oppose à l’adhésion de la Palestine à l’UNESCO

La France s’oppose à l’adhésion, pleine et entière, de la Palestine à l’UNESCO. En réaction à la proposition des pays arabes, membres de l’ONU, demandant à promouvoir le statut de la Palestine de membre observateur à membre, à part entière, le Porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valero, a déclaré que l’UNESCO n’était pas l’enceinte appropriée pour la Palestine. À noter que les autorités palestiniennes ont demandé la reconnaissance d’un État indépendant palestinien, à l’ONU, conscientes néanmoins, du fait que les Etats-Unis, en soutien à Israël, entraveraient toutes les tentatives favorables aux Palestiniens.

 

Les États-Unis «s’opposent fermement» au vote sur l’adhésion palestinienne à l’UNESCO

Les États-Unis « se sont fermement opposés » à la demande palestinienne lors du vote au sein du comité exécutif de l’UNESCO, qui a donné son aval pour que tous les membres de l’organisation puissent se prononcer sur une adhésion de la Palestine à l’UNESCO.

« Nous nous sommes fermement opposés au vote d’aujourd’hui au sein du comité exécutif de l’UNESCO », a fait savoir mercredi Victoria Nuland, la porte-parole du département d’Etat américain, ajoutant que ce premier vote n’est pas la fin du processus de demande d’adhésion à l’UNESCO et qu’il y a encore environ un mois avant le vote auquel prendront part tous les membres.

Plus tôt mercredi, 40 des 58 membres du comité exécutif de l’UNESCO ont décidé d’autoriser les 193 pays membres à voter sur une adhésion palestinienne pleine et entière plus tard en octobre.

Quatre membres, à savoir les États-Unis, l’Allemagne, la Lettonie et la Roumanie, ont voté contre, et il y a eu quatorze abstentions, a précisé à Xinhua une source diplomatique. Mme Nuland a déclaré que les Etats-Unis sont d’avis qu’une démarche à l’UNESCO ne va pas créer un Etat palestinien fondé sur l’autodétermination et existant aux côtés d’Israël dans la sécurité et la reconnaissance mutuelle, et elle a réaffirmé que la seule façon d’y parvenir est « par le biais de négociations entres les parties ».

Elle a indiqué que les États-Unis profiteraient du temps qui reste d’ici le vote fin octobre pour exposer leurs arguments devant les membres de l’UNESCO afin de bloquer le processus. La Palestine n’obtiendra pas le statut d’Etat membre à l’UNESCO tant que la recommendation du comité exécutif n’aura pas été ratifiée par une majorité des deux tiers des 193 membres de l’UNESCO, qui doivent se rencontrer au siège de l’organisation à Paris pour la conférence générale du 25 octobre au 10 novembre. A la fin septembre, les autorités palestiniennes ont présenté parallèlement une requête pour une adhésion pleine et entière d’un Etat palestinien à l’ONU.

 

Les pays arabes dénoncent la politique nucléaire d’Israël

Les pays arabes ont profité de la tribune de la 55e conférence générale de l’AIEA pour renouveler leurs critiques contre la politique nucléaire d’Israël. Ci-dessus, le directeur général de l’AIEA, le Japonais Yukiya Amano. PHOTO: HERWIG PRAMMER, REUTERS

Les pays arabes ont utilisé vendredi la tribune de la 55e conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour renouveler leurs critiques contre la politique nucléaire d’Israël.

«Je crois profondément qu’il ne pourra pas y avoir de stabilité dans la région tant que des déséquilibres massifs dans les capacités militaires persisteront, en particulier via la possession d’armes nucléaires qui permet à une partie de menacer (…) la région», a déclaré en référence à Israël l’ambassadeur égyptien auprès de l’AIEA Hassan Younis, au dernier jour de la conférence générale de l’agence, qui rassemble 151 pays.

Plusieurs autres représentants de pays arabes, notamment le représentant iranien, ont également critiqué l’Etat hébreu pour être le seul pays de la région à refuser de ratifier le Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP).

Les pays arabes avaient certes renoncé cette année à déposer une résolution condamnant directement la politique d’Israël, en signe de bonne volonté selon eux avant une conférence régionale en 2012 sur une zone sans armes atomiques au Moyen-Orient.

Mais l’Égypte a proposé au vote une résolution sur l’application des accords de garanties de l’AIEA au Moyen-Orient dans lequel le pays demande entre autres à la conférence générale d’appeler l’ensemble des États de la région à ratifier le TNP. La résolution, qui ne cite pas Israël, a été adoptée par 113 voix pour et 8 abstentions, dont celle des États-Unis.

Israël n’a jamais officiellement reconnu avoir un programme nucléaire. Comme il n’est pas signataire du TNP, il n’a aucune obligation de se soumettre aux vérifications par l’AIEA de ses installations.

L’Iran, qui l’a ratifié avant la révolution islamique de 1979, y est en revanche soumis. Les grandes puissances considèrent l’Iran comme la principale menace de prolifération et redoutent que la République islamique ne veuille se doter de l’arme atomique sous couvert de son programme civil, ce que Téhéran dément.

«Israël est en fait celui qui est gravement menacé par la prolifération alarmante au Moyen-Orient», a réagi David Danieli, numéro deux de la Commission de l’énergie atomique israélienne.

«Nous nous demandons si les États arabes sont motivés cette année par un besoin de détourner l’attention de leurs propres problèmes intérieurs», a-t-il ajouté.

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