Vous appréciez ce site?
Faites-le-moi savoir!
Rubriques

Publié le 7 Juil, 2011 dans Téléromans politiques

DSK, la sentence : plus jamais de vérité? Propagande!

(Source : Cyberpresse)

Il n'existera jamais plus de vérité définitive au sujet de Dominique Strauss-Kahn (au centre). PHOTO: DAVID KARP, AFP

Aujourd’hui, la meilleure façon d’évaluer l’importance d’un événement quelconque est de compter les différentes théories du complot auxquelles il donne lieu! Plus il y en a, plus l’événement est marquant…

Il s’agit d’un véritable tournant de civilisation. Depuis que l’internet est devenu le principal manufacturier de l’opinion publique, la réalité n’est plus du tout perçue de la même façon qu’avant. Les faits, même avérés, ne sont plus incontestables. La vérité est devenue insaisissable – un concept périmé, en somme.

Commentaire :
Disons-le autrement : le monopole de « la vérité » n’appartient désormais plus (de moins en moins) aux médias alignés. Certes, cela peut être déstabilisant et c’est ce qui transparaît ici dans les mots de Mario Roy.

«Le conspirationnisme n’est pas en lui-même une maladie psychologique, mais plutôt le symptôme d’un esprit qui a décollé de la réalité», écrit le journaliste torontois Jonathan Kay, du National Post, dans un essai colossal, Among The Truthers (non traduit en français).

Commentaire :
Appelons un chat un chat : conspiration, n.m. : accord secret entre deux ou plusieurs personnes + isme, suffixe : ensemble de caractéristiques. Où se trouve l »‘esprit décollé de la réalité » exactement? Voir l’article « Des conspirations? Ben voyons!« .

Or, cet esprit planant, c’est celui de toute une civilisation dorénavant dépendante d’événements en forme de cubes de Rubik. C’est-à-dire: susceptibles d’être tournés dans tous les sens afin qu’il s’en dégage, indépendamment des faits, le plus grand nombre de «vérités» possibles!

Commentaire :
Peut-être que l’auteur de ce billet préfère se faire servir une version déjà préparée à l’avance plutôt que de devoir réfléchir par lui-même… plutôt que de devoir tourner le cube Rubik en tout sens avant de trouver la vérité.

En se référant à cette grille, on peut donc affirmer que l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn est une affaire de première grandeur, quelle que soit l’issue qu’elle connaîtra à New York et à Paris.

En quelques semaines, on a en effet gratifié l’affaire d’une bonne demi-douzaine de théories du complot, sans parler de la consécration ultime: une thèse, la plus audacieuse, échafaudée par Thierry Meyssan lui-même. Meyssan, le pape du conspirationisme moderne; l’inspiration de milliers de truthers du 11 septembre qui, après lui, ont essaimé sur le web.

Commentaire :
Considérer Thierry Meyssan comme le « pape du conspirationisme moderne » en dit long sur l’ouverture d’esprit et l’habileté de M.Roy à la recherche et à la réflexion. Nous avons été plusieurs à voir par-delà les mensonges du 11 septembre, et ce, dès l' »effondrement » (lire démolition) des tours.

Meyssan, donc, estime que l’affaire DSK relève d’un complot du… vous ne devinez pas?… du «complexe militaro-industriel israélo-états-unien», bien entendu! Le patron du Fonds monétaire international a ainsi été mis hors circuit parce que, pour simplifier à l’extrême, il allait enclencher le processus de remplacement du dollar en tant que monnaie de réserve, une opération adossée au… dinar libyen – celle-là, on ne l’a pas vue venir.

C’est évidemment facile de se moquer. Mais la thèse Meyssan est probablement la moins corrosive parce que, justement, elle est la plus excentrique. Les autres théories échafaudées autour de l’affaire DSK, parfois presque plausibles, risquent de faire plus de mal.

Liens entre l’Élysée (lire: Nicolas Sarkozy) et l’hôtel Sofitel permettant d’éliminer l’adversaire socialiste probable? Complot ourdi au sein du PS lui-même? Punition imposée à un libertin par la puissante droite morale américaine? Saccage du FMI par directeur interposé? Conspiration strictement criminelle? Toutes ces «vérités» sont là pour rester…

Commentaire :
…ou pour être rapidement effacées par la pensée unique en les traitants toutes également de « théories » et en les ridiculisant.

Bien malgré lui, DSK est ainsi passé instantanément d’une luxueuse chambre d’hôtel de Manhattan à l’inconfort d’une dimension irréelle – celle qui s’ébaudit sur le web – où il n’existera plus jamais de vérité définitive à son sujet.

En soi, c’est déjà une lourde sentence.

Commentaire :
Le pauvre, il est réellement à plaindre. Et je vous laisse deviner de qui je parle…

Partager cet article :