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Publié le 14 Sep, 2011 dans Science du contrôle

Nouveau projet de fluoration de l’eau au Québec

(Source : Institut national de santé publique du Québec)

 

Publication déposée sur le site le 12 septembre 2011

Éditeur(s) : Institut national de santé publique du Québec, 2011, 13 pages.

No INSPQ : 1278

PDF, 3,10 Mo

ISBN imprimé : 978-2-550-62314-4

ISBN PDF : 978-2-550-62315-1

 

Avis sur un projet de fluoration de l’eau potable

Le présent avis porte sur un projet soumis par le directeur national de santé publique visant à modifier le Règlement sur la qualité de l’eau potable du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) pour y inclure une norme minimale obligatoire de fluorure à 0,7 mg/l pour toutes les municipalités québécoises de 5 000 habitants ou plus.

La carie dentaire et ses conséquences constituent un problème important de santé publique pour l’ensemble de la population québécoise. En guise d’illustration, la carie dentaire affecte 42 % des enfants de la maternelle. De plus, les enfants québécois ont 40 % plus de caries que ceux de l’Ontario et des États-Unis. Au Québec, ces problèmes se traduisent par des dépenses de plus de 2 milliards de dollars.

La fluoration de l’eau potable est présentée dans la littérature comme l’un des moyens les plus sécuritaires, efficaces, économiques et justes de réduire la carie dentaire. Entre autres, elle a un impact plus significatif chez les populations défavorisées et, ainsi, contribue à réduire les inégalités de santé. Les effets négatifs de la fluoration sur la santé et l’environnement ne sont pas assez importants pour en contrecarrer les bénéfices.

Il demeure que la fluoration de l’eau d’une population desservie par un réseau d’aqueduc se fera contre la volonté d’une partie de celle-ci. Contraindre des personnes à vivre une vie en santé contre leur gré n’est certes pas un geste banal. Il convient donc d’explorer des manières d’atténuer les conséquences d’une telle mesure sur la liberté de choix des personnes.

En conclusion, il apparaît au Comité d’éthique de santé publique que les bénéfices de la fluoration sont plus importants que ses potentiels effets négatifs sur la santé et l’environnement et qu’ils justifient l’accroc à la liberté de choix des personnes qui ne souhaitent pas voir leur eau fluorée. Des manières d’atténuer ces conséquences négatives auprès des populations visées sont présentées, notamment l’information, la consultation et la participation de la population au processus menant à la modification de la réglementation sur la qualité de l’eau potable.

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