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Publié le 3 Sep, 2011 dans Manifestations et résistance

Naomi Klein arrêtée lors de la manifestation contre l’oléoduc Keystone

(Source : Cyberpresse)

La journaliste et militante Naomi Klein, connue notamment pour l'essai No Logo. Photo PC

 

La journaliste et militante canadienne Naomi Klein a été arrêtée, vendredi, devant la Maison-Blanche, où elle participait à la campagne de désobéissance civile visant à faire pression sur le président Barack Obama pour qu’il bloque le projet d’oléoduc Keystone XL proposé par TransCanada.

Mme Klein a été interpellée en même temps que son compatriote Gitz Deranger, membre de la première nation Chippewa d’Athabasca, en Alberta, et plusieurs chefs autochtones américains, au 13e jour de manifestations.

Avant son arrestation, M. Deranger avait déclaré avoir vu de ses propres yeux l’impact dévastateur des sables bitumineux sur l’environnement et la santé de son peuple. Il avait prévenu que l’approbation du projet par M. Obama ne ferait que causer encore plus de morts inutiles dans sa communauté.

Bill Erasmus, leader de la première nation Déné des Territoires du Nord-Ouest, était sur place pour soutenir les manifestants, qui ont été emmenés jusqu’au quartier général de la police de Washington à bord de camions blindés dans les dernières heures d’une campagne qui a mené à l’arrestation de plus de 1000 personnes, dont l’actrice américaine Daryl Hannah et la canadienne Margot Kidder.

Il a déclaré que les effets néfastes des sables bitumineux avaient déjà commencé à se faire sentir près de la rivière des Esclaves, qui part du nord de l’Alberta pour aller se jeter dans le Grand lac des Esclaves, dans les Territoires du Nord-Ouest.

Les arrestations de vendredi surviennent une semaine après que le département d’État américain eut publié son rapport final concernant l’évaluation environnementale du projet de 7 milliards $, dans lequel il estime que les risques qu’il présente sont minimes.

Commentaire :
Ce n’est pas l’oléoduc en tant que tel qui comporte les plus grand risques, mais bien la production de pétrole à partir de sables bitumineux, ce que l’oléoduc permettra d’augmenter.

Le secrétaire à l’Énergie, Steven Chu, a aussi laissé entendre cette semaine que la construction de l’oléoduc serait probablement approuvée en raison de l’étroite relation qui unit le Canada et les États-Unis.

L’oléoduc Keystone XL doit transporter le pétrole brut produit à partir des sables bitumineux de l’Alberta à travers six États américains jusqu’à des raffineries au Texas.

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