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Publié le 18 Oct, 2011 dans Indifférence

Québec : le malaise généralisé des jeunes

(Source : Cyberpresse)

ILLUSTRATION: VERONICA PÉREZ-TEJEDA, LA PRESSE

Finie, la douce folie de la jeunesse? Chose certaine, les jeunes semblent faire preuve ces jours-ci d’un mal de vivre hors du commun. Plus seuls, plus inquiets face à leur santé, et surtout plus pessimistes quant à l’avenir de la planète, ils sont loin de voir la vie en rose. Un nouveau sondage fait le point.

Un jeune sur quatre avoue se sentir seul, avoir du mal à vivre avec l’époque actuelle, craindre pour sa santé mentale et, surtout, croire que l’environnement va se détériorer au cours des cinq prochaines années.

C’est ce qui ressort du troisième et dernier volet de la série d’enquêtes d’Hebdos Québec, «Découvrez le vrai visage du Québec», rendu public aujourd’hui, portant cette fois sur les jeunes de 18 à 29 ans.

Le sondage, réalisé entre le 30 avril et le 29 juin dernier, par Léger Marketing, a été mené auprès de 29 016 Québécois, issus de 150 localités différentes.

«Cet axe jeunesse n’était pas prévu au départ, indique Gilber Paquette, directeur général d’Hebdos Québec. Puis, en analysant les données, certains écarts entre les jeunes et le reste de la population nous ont sautés aux yeux, notamment en ce qui a trait à la solitude, à l’époque actuelle, et à l’environnement. Depuis trois ans (que nous menons ce sondage), c’est une constante, poursuit-il, il se passe quelque chose avec les jeunes. On sent un certain mal de vivre.»

À la question: vous arrive-t-il de vous sentir seul, les jeunes du Centre-du-Québec sont les premiers à répondre par l’affirmative, à 30%, suivis de près par les Montréalais (27%) et des jeunes de l’Abitibi-Témiscamingue et du Lac-Saint-Jean (26%). Inversement, au sein de la population en général, seul un Québécois sur six (15%) dit se sentir aussi seul. «C’est comme si la promesse des technologies de l’information, qui devait nourrir nos relations, avait finalement déçu un jeune sur quatre», analyse Gilber Paquette.

D’ailleurs (est-ce vraiment une surprise?), ce sont aussi les jeunes, à 62%, qui se disent les plus dépendants face à l’internet, contre 54% de la population générale.

Une très grande majorité de jeunes Québécois (68%, contre 48% pour la population en général), aurait aussi préféré vivre à une autre époque, tout particulièrement les Gaspésiens, à 80%. «Et quand on leur demande à quelle époque, ils choisissent majoritairement les années 60-70, ce qui est révélateur. Ces années étaient associées au bonheur, à la liberté…»

Et du même souffle, un jeune sur quatre (25%, contre 13% pour la population générale) avoue toujours avoir peur de développer une maladie mentale, de faire un burn-out ou une dépression. Ce sont les jeunes de la Côte-Nord qui sont ici les plus soucieux, à 45%.

 

Moins écolos qu’on croit?

Contre toute attente, les jeunes sont les moins nombreux à avoir fait des gestes concrets pour réduire leur consommation d’énergie au cours du dernier mois, à 59%, contre 70% pour le reste de la population. Pire: interrogés, à savoir s’ils ont jeté un contenant recyclable (en plastique, métal ou verre) aux poubelles dernièrement, plus d’un jeune sur deux répond par l’affirmative (52%), contre un Québécois sur trois (35%). C’est en Abitibi-Témiscamingue (65%) et au Saguenay Lac-Saint-Jean (64%) que les jeunes ont été les plus délinquants à cet égard.

«Dans l’esprit où les jeunes ont tendance à se dire verts, oui, cela m’a vraiment surpris.»

Commentaire :
Peut-être sont-ils simplement plus honnêtes que les adultes 😉

Ils semblent enfin particulièrement pessimistes quant à l’avenir de la planète, puisque 25% d’entre eux affirment que l’environnement va se détériorer dans les cinq prochaines années, contre 17% pour le reste du Québec. «On a l’impression que les jeunes ont lancé la serviette», conclut Gilber Paquette.

Le sondage «Découvrez le vrai visage du Québec», réalisé par Léger Marketing pour le compte d’Hebdos Québec, a été mené du 30 avril au 29 juin dernier, auprès de 29 016 Québécois de 18 ans et plus, dans 150 localités de la province. La marge d’erreur est évaluée à 0,58%, 19 fois sur 20. Le sondage s’est divisé sur trois axes: un portrait social, relationnel et économique; la tolérance; puis la jeunesse (troisième et dernier axe, dont les résultats sont rendus publics aujourd’hui).

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