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Publié le 21 Oct, 2011 dans Indifférence

Les uns souffrent de la faim, les autres jettent les provisions à la poubelle

(Source : Voix de la Russie)

© Flickr.com/fortinbras/cc-by-nc-sa 3.0

 

Les questions de la sécurité alimentaire et d’une honnête concurrence dans l’agriculture mondiale ont focalisé l’attention des délégués de la conférence internationale qui s’est tenue à Paris. A part l’agriculture, les représentants de l’UE, de la Russie et du Brésil ont parlé également de la protection de l’environnement, sujet qui sensibilise l’ensemble de la communauté mondiale.

Notre correspondante  Viktoria Sinkevitch câble de la conférence « Compétitivité et développement durable de l’agriculture de demain ».

Alors que l’Europe pâtit de l’abondance des denrées alimentaires, les pays en développement, en premier lieu d’Afrique, éprouvent un manque cruel de vivres. Toutes les trois à quatre secondes une personne meurt de la faim dans le monde. En même temps, quelque 20 millions de tonnes de provisions par an sont jetés à la poubelle dans les pays developpés. Pourquoi alors ne pas donner ces excédents de nourriture aux personnes affamées ?

 

Des denrées parfois trop chères ne sont pas achetées

Tout n’est pas si simple, affirment les experts. Souvent ce ne sont pas des fermiers qui dictent les règles du jeu, mais des intermédiaires – les spéculateurs, qui établissent les prix, parfois  trop élevés. Ces prix exhorbitants font qu’une partie de ces denrées alimentaires n’est pas achetée. Elle finit par pourrir dans les entrepôts pour être jetée ensuite. Et il en est de même pour les excédents de fruits et de légumes en Europe, est persuadé Didier Nédélec, directeur de l’un des marchés céréaliers en France.

« Nous discutons aujourd’hui en France : produisons-nous trop ou pas assez de denrées alimentaires ? Mais il n’y a rien à discuter sur ce point. Au cours de cette décennie, on a consommé dans le monde de 30 à 40 millions de tonnes de blé de plus chaque année qu’au cours de la décennie précédente. Quant à la viande, il s’agit de 5 millions de tonnes de plus. Et chaque année, on agrandit les superficies cultivées ».

 

Produire toujours plus de denrées

Par ailleurs, la population de la planète augmente chaque année, principalement grâce aux pays d’Afrique et d’Amérique latine, remarque Didier Nédélec. « Pour nourrir une population, qui augmente en progression géométrique, il faudra produire toujours plus de vivres. A cet effet des investissements durables, publics et privés, dans le développement des exploitations fermières sont nécessaires avant tout dans les pays africains, et non européens », estime-t-il. « Et si les gouvernements des pays évolués n’affectent pas suffisamment d’argent pour l’essor de leur production nationale, ces pays en développement continueront de souffrir de la faim », prévient Didier Nédélec.

Commentaire :
Pays en développement = novlangue. Pays exploité = appeler un chat, un chat.

La préservation de l’environnement, des sites naturels et des écosystèmes uniques est l’un des autres aspects des problèmes de l’agriculture. L’accroissement de la production des denrées alimentaires ne doit pas nuire à l’écologie de la planète, sont convaincus les participants au forum de Paris.

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