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Publié le 13 Jan, 2014 dans Indifférence

Japon: des SDF sous-payés pour nettoyer Fukushima

(Source : BMFTV)

Près de trois ans après la catastrophe de Fukushima, il rste encore beaucoup de zones à décontaminer, comme ici ces sacs remplis de terre radioactive. (Karyn Poupée - AFP)

Près de trois ans après la catastrophe de Fukushima, il rste encore beaucoup de zones à décontaminer, comme ici ces sacs remplis de terre radioactive. (Karyn Poupée – AFP)

« Nous sommes une cible facile pour les recruteurs […], ils nous demandent: ‘tu cherches un travail?’, ‘tu as faim?’, Et si nous n’avons pas mangé, ils proposent de nous trouver un travail ». Shizuya Nishiyama, 57 ans, fait partie des SDF qui ont raconté à des journalistes de l’agence Reuters le trafic qui entoure la décontamination au Japon, près de trois ans après la catastrophe de Fukushima.

Ils sont recrutés dans les couloirs de la gare de Sendai, la plus grande ville sinistrée, située à 60 kilomètres de Fukushima. En plus d’effectuer un travail dangereux et ingrat, les SDF sont sous-payés et exploités. Ils doivent payer des charges pour dormir dans des dortoirs pendant les travaux et une fois ces frais déduits, il ne leur reste souvent plus grand-chose. Certains finissent même endettés, selon la police.

Alors que l’ambitieux travail de nettoyage a pris du retard, il est aussi l’objet de nombreuses convoitises. Reuters a décompté 733 entreprises qui décontaminent pour le compte du ministère de l’Environnement les 10 villes les plus contaminées. Et parmi ces sociétés, certaines n’ont pas pignon sur rue. Des membres de la mafia ont été arrêtés ces derniers mois alors qu’ils envoyaient illégalement des travailleurs décontaminer des zones. Face aux manques de volontaires, l’Etat japonais vers des primes de risque de 100 dollars pour chaque travailleur recruté.

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