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Publié le 20 Sep, 2011 dans Guerre perpétuelle

Yémen : le pire bain de sang depuis le début des constestations

(Source : Actualutte)

Commentaire :
Vite, envoyons l’OTAN pour libérer ce peuple à l’aide de bombes et de raids aériens. Quoi? L’OTAN est occupé? Pourtant le massacre en Libye est terminé, non? Ah, on se prépare pour la Syrie, je vois. Alors faites vite, il y a tant de peuples à la peau brune à bombarder en ce moment…

Photo: AFP/MOHAMMED HUWAIS Un manifestant blessé est transporté à l'hôpital, à Sanaa, au Yémen, le 18 septembre

 

Une vingtaine de personnes prenant part à des manifestations réclamant le départ du président Ali Abdallah Saleh ont été tuées lundi dans la capitale yéménite Sanaa par des tireurs des forces de sécurité du régime, au lendemain de la répression d’une marche similaire qui a fait 26 morts, selon des médecins et des témoins.

Lundi, les victimes ont presque toutes été tuées rue Hayel, dans le centre de la capitale.

Parmi elles figurent un enfant et au moins trois soldats ayant déserté l’armée pour rejoindre les manifestants.

En plus des personnes tuées, les médecins de Sanaa ont dénombré 110 manifestants blessés dans ce qui représente le pire bain de sang depuis mars.

Des mitraillettes, des canons à eau et des gaz lacrymogènes ont aussi été utilisés, selon les témoins.

Deux manifestants ont également été tués et des dizaines d’autres blessés par balles à Taëz, grande ville au sud-ouest de Sanaa, dans des affrontements avec les forces gouvernementales, selon des sources médicales.

Selon la chaîne Al-Jazira, plusieurs manifestants seraient des partisans du général Ali Mohsen al-Ahmar, un chef de l’armée qui a fait défection en mars, au début de la vague de contestation au pays.

Par ailleurs, le ministre yéménite des Affaires étrangères a déclaré lundi depuis Genève qu’une enquête serait ouverte concernant les morts de dimanche et que les responsables seront traduits en justice.

 

Vague de manifestations

Les manifestations organisées quotidiennement depuis février ont repris de la vigueur ces dernières semaines au Yémen.

Samedi, des milliers de protestataires anti-gouvernement ont pris d’assaut la principale université de la capitale du Yémen, empêchant la rentrée des classes d’avoir lieu et déchirant des affiches du président, dont ils exigeaient le départ.

Les accès de l’université étaient tenus par des militaires du général Ali Mohsen al-Ahmar, qui contrôlaient la place du Changement, jouxtant l’université et où campent depuis février des protestataires.

Plusieurs centaines de personnes ont été tuées au Yémen depuis le début du mouvement de contestation réclamant le départ du président Saleh, au pouvoir depuis 1978.

En convalescence à Riyad où il a été hospitalisé le 4 juin au lendemain d’une attaque contre son palais à Sanaa, M. Saleh a chargé la semaine dernière son vice-président de négocier avec l’opposition un transfert du pouvoir.

 

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse, Associated Press, Reuters et Al-Jazira

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