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Publié le 11 Déc, 2011 dans Guerre perpétuelle

Le monde tel que l’Amérique le veut : en guerre permanente!

(Source : IRIB)

L’enchaînement vers un nouveau conflit mondial est-il, déjà, inéluctable ?

D’une guerre larvée, qui dure, depuis quelques années, entre un Occident, au bord de l’implosion financière, et les nouveaux centres de pouvoir et de croissance, en Eurasie et en Asie-Pacifique – la Russie, la Chine, l’Inde – , on est passé, en l’espace de quelques semaines, à une véritable offensive militaire menée par Obama — comme Truman, jadis, pour le compte de l’Empire britannique —, offensive qui provoque la riposte des pays visés. Dans un commentaire, hier, à ses collaborateurs, Lyndon Larouche a estimé que si cette tentative de l’oligarchie Britannique de provoquer une nouvelle guerre mondiale, a été, quelque peu, grippée, jusque là, par une forte opposition, au sein des forces armées et des services de sécurité américains, les Britanniques n’ont pas dit leur dernier mot. Pour l’heure, la volonté guerrière, affichée par les Etats-Unis, provoque, déjà, une réaction forte, chez les victimes potentielles de cette guerre. Face à la volonté affichée par Obama d’occuper une place militaire centrale, en Asie-Pacifique, la Chine prend des mesures ; face aux menaces de frappes aériennes contre les installations nucléaires, l’Iran décrète la mobilisation générale ; face aux menaces d’invasion, la Syrie, soutenue, de main ferme, par la Russie, mobilise, aussi, ses capacités militaires.

En Chine, réagissant à l’intrusion d’Obama, dans la région Asie-Pacifique, le Président Hu Jintao, accompagné du vice-Président Xi Jinping, s’est adressé, solennellement, à la puissante Commission militaire centrale, qu’ils dirigent tous deux, dans des termes, on ne peut plus clairs. Lors de cette intervention, Hu Jintao a appelé la marine chinoise à «accélérer résolument sa modernisation» et à «mener des préparatifs intensifs, pour le combat militaire», afin de «sauvegarder la sécurité nationale et la paix mondiale». Pour tous les observateurs avertis, pas de doute : ce sont les Etats-Unis qui sont visés. Au cours d’une tournée, en novembre, Barack Obama avait, considérablement, renforcé le déploiement militaire américain, au Nord de l’Australie, créant une base permettant de cibler, directement, la mer de Chine méridionale, tout en restant hors de portée des missiles chinois. Idem, aux Philippines, où le traité militaire existant avec les Etats Unis a été complètement réorienté : on est passé d’un simple accord de lutte contre le terrorisme à un véritable déploiement naval renforcé, pour faire face à la Chine. La Chine dispose de l’armée la plus importante au monde, mais, depuis une période récente, elle développe, aussi, une capacité navale, suivie à la loupe, par Washington. L’unique porte-avion chinois a, ainsi, effectué sa deuxième sortie, fin novembre.

En Iran, c’est le Guide suprême de la Révolution, Ali Khamenei, qui a sonné le tocsin, dimanche dernier, donnant l’ordre de mobilisation générale à tous les chefs d’état-major et aux différents services de sécurité et de renseignements, les responsables iraniens n’écartant plus l’éventualité d’une guerre. Mohammad-Ali Jaafari, commandant des Gardiens de la Révolution a procédé à la mobilisation des forces. Après avoir abattu un drone de renseignement américain, dimanche dernier, à la frontière avec l’Afghanistan et le Pakistan, l’Iran a, également, annoncé son intention de diffuser les renseignements qui ont pu être tirés de cet engin sophistiqué — un « RQ-170 Sentinel », utilisé, lors des missions de reconnaissance «sensibles». Enfin, les actes de sabotage contre l’Iran ayant été menés, depuis l’étranger, l’état-major des forces armées iraniennes a affirmé, le 5 décembre, de mener, désormais, des opérations «contre tout appareil agresseur», au-delà même de l’espace aérien iranien.

Branle-bas de combat, aussi, dans une Syrie requinquée par le soutien de la Russie, mais où, comme l’a montré le récent déploiement du vice-Président américain, Joseph Biden, en Turquie et en Irak, les Etats-Unis ne lâchent pas prise et sont à la manœuvre, pour créer une zone d’exclusion aérienne, en Syrie, comme ils l’ont fait, en Libye, et une zone tampon, entre la Turquie et la Syrie. Selon le quotidien syrien, « Al-Thawra », la Syrie a organisél le 5 décembrel des exercices militaires à armes réelles destinés à tester la force de frappe de ses missilesl à longue portée, de ses véhicules blindés et de ses divisions d’hélicoptères, en cas d‘agression militaire étrangère.

Le temps n’est-il pas venu pour les nations de stopper cet engrenage infernal, de passer le système financier mondial au kärcher du Glass-Steagall de Roosevelt et de rétablir une économie productive, à l’échelle internationale, grâce à une coopération économique renforcée entre les nations d’Eurasie et le reste du monde?

Commentaire :
Eh bien, non. Au contraire, le temps est venu d’activer cet engrenage, de réduire la population, d’accroître le contrôle et de s’enrichir. Accrocher vos ceintures, ça ne fait que débuter.

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