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Publié le 5 Jan, 2012 dans Guerre perpétuelle

Coopération militaire entre le Canada et Israël : le Québec crée un Centre d’excellence sur les drones (CED)

(Source : Yahoo! Actualités)

Difficile de dire si ça fait partie de la nouvelle coopération stratégique entre le Canada et Israël (sic). Un nouveau drone militaire développé en partenariat entre l’israélienne Aeronautics et le grand fabricant de simulateurs de vol montréalais CAE va bientôt commencer (2012) ses vols d’essai au-dessus de la région du Lac St-Jean. Le drone sera basé à l’aéroport d’Alma où on a récemment créé un Centre d’excellence sur les drones (CED). Un ancien officier de la base de l’aviation canadienne de Bagotville, Christian Larouche, a été formé en Israël pour diriger l’opération. Le programme sera réalisé avec la collaboration du ministère de la Défense puisqu’après son décollage de l’aéroport d’Alma, l’avion sans pilote va se diriger vers la zone aérienne réservée à des fins militaires pour l’entrainement des pilotes de Bagotville.

 

 

Le drone XP Dominator utilise la cellule du bimoteur autrichien Diamond DA-42. Le devis technique précise qu’il pourra transporter une charge utile de 300 kg et aura une autonomie de 28 h à une altitude maximale de 9150 m et une vitesse de pointe de 350 kmh. La publicité d’Aeronautics affirme que le Dominator est destiné à faire concurrence aux drones américains Predator et israéliens Heron de surveillance et d’attaque au sol qui peuvent être équipés de divers types de missiles, dont des Hellfires. Le Canada a utilisé des drones Heron en Afghanistan et les Américains surveillent la frontière canado-américaine avec des Predator.

Commentaire :
Predator, Dominator… Juste les noms nous donnent un sentiment de sécurité, non?

Avec plus de 7500 employés, CAE est le chef de file mondial en simulation de vol et en formation de pilotes civils et militaires. Aeronautics est le second plus important fabricant de drones au monde avec 700 employés et un chiffre d’affaires de 200 millions de dollars.

Le président du groupe Produits de simulation militaire à CAE, Martin Gagné, déclare que sa compagnie va fournir un entraînement réaliste et immersif aux pilotes et aux commandants de missions des drones. Ces pilotes peuvent être basés sur un continent différent des appareils qu’ils contrôlent. Les pilotes des drones Predator, qui attaquent régulièrement les zones frontières du Pakistan, sont basés en Arizona.

Le Centre d’excellences des drones d’Alma va tenir prochainement une séance d’information pour rassurer la population. Il ambitionne de devenir l’un des plus importants en matière d’expérimentation des avions sans pilote. Le Centre se veut le pôle d’une nouvelle grappe industrielle axée sur l’aérospatial. Le développement du Dominator n’est que la première étape du projet.

Personnellement, je n’y vois pas d’objection. Sinon, il faudrait fermer au Québec des centaines d’entreprises avec des dizaines de milliers d’emplois très payants qui injectent des milliards de dollars dans l’économie. Une partie significative de notre secteur de haute technologie dans l’aérospatiale, les communications, les matériaux avancés et l’informatique a des applications militaires.

On pourrait d’ailleurs économiser des milliards de dollars, si le Canada prolongeait la vie de ses F-18 et se mettait à développer un drone de suprématie aérienne plutôt que de dépenser cet argent pour acquérir des F-35 américains qui sont déjà obsolètes avant même d’être opérationnels. Les jours des avions avec des pilotes à bord sont comptés.

L’avenir est aux drones pour une bonne partie des applications qui nécessitent des aéronefs sauf, bien sûr, pour le transport de passager. Outre le domaine militaire, celui de la sécurité et de la surveillance, les drones ont des applications dans les secteurs de l’énergie, des télécommunications et des ressources naturelles.

Créer ici au Québec un centre d’excellence dans ce domaine est une bonne idée. Mais l’affaire risque d’être mal accueillie par les pacifistes inconditionnels et des groupes anti-israéliens.

Commentaire :
En effet, quelle superbe idée!… Voyez comment les « pacifistes » sont insidieusement comparés aux groupes « anti-israéliens »… donc antisémites, donc de potentiels terroristes – ironie du sort. Voyez-vous, c’est que ces maudits pacifistes sont « inconditionnels », donc borderline « radicaux ». En plus, ceci rapporte tellement d’argent qu’il faudrait être contre les intérets de son « propre » pays pour refuser cette coopération… car c’est une « bonne idée ».

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