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Publié le 12 Jan, 2012 dans État policier

NDAA : Obama élargit la loi d’exception au territoire US au lieu de fermer Guantanamo

(Source : Agoravox)

Prix Nobel de le paix par anticipation, le premier président noir a été pour la planète entière le porteur d’un immense espoir : celui de revenir sur une décennie de gestion néo-conservatiste, de guerres injustes, de dérives antidémocratiques justifiées par une absurde guerre contre des fantômes. Mais loin de rompre avec son prédécesseur,  le président démocrate maintient et renforce l’arsenal législatif répressif déployé par George Bush et instaure l’arbitraire judiciaire au cœur du pays.

 

L’Obama véritable n’a finalement pas grand chose à voir avec l’Obama fantasmé dans lequel des milliers de citoyens des Etats Unis et du monde voyaient le sauveur des valeurs démocratiques, l’homme providentiel qui permettrait le retour à la normalité, à la concorde et au respect du droit après une décennie de coups tordus, d’accros a la constitution des USA et aux traités internationaux telle que la convention de Genève.

Presque tous les médias européens s’émeuvent en coeur de la supposée dérive autoritaire de la petite Hongrie qui, crime de lèse-banquier, a décidé de mettre un terme à l’Independence de sa banque centrale.

Pourtant très peu d’articles ont commenté la signature par le président des USA, en catimini pendant la trêve des confiseurs, du très controversé National Defense Authorization Act (NDAA), ou Loi d’Autorisation de la Défense nationale.

Controversé en particulier par les mesures autorisant l’armée US à procéder à « la détention militaire illimitée contre qui que ce soit, où que ce soit dans le monde, et pour quelque raison que ce soit. »

En clair, au lieu d’appliquer les promesse du candidat Obama de fermer le camp de détention de Guantanamo et de revenir sur les dispositions du Patriot Act contournant les conventions de Genève en instaurant le concept d’ennemi combattant, le président Obama fait exactement l’inverse :

Il étend le concept de détention arbitraire et extrajudiciaire au sol même des USA et à ses propres citoyens sous l’accusation unilatérale et sans appel de « menace à la sécurité d’état ».

Ce pas radical vers la militarisation de l’état policier et la déchéance des droits constitutionnels des citoyens américains arrive à un moment où les protestation comme les mouvements Occupy commencent à rallier de plus en plus de monde contre le système et sa faillite économique.

« Nous assistons dans une quarantaine de villes à un effort coordonné [visant à étouffer la contestation] par la National Securities Administration et les militaire, sous la coordination des chefs de la police en place. C’est une politique de répression à l’échelon national » commente Ralph Schoenman, auteur, réalisateur et commentateur politique américain de Berkeley.

 

« Il faut analyser ceci dans le contexte de l’adoption récente du texte du National Defense Authorization Act (NDAA), qui amalgame des personnes menaçant réellement la sécurité nationale sous toutes les formes et toute personne associée à ceux que l’on suppose être une menace à la sécurité nationale selon des critères définis par l’armée, soupçon qui suffit pour être enlevé, mis en détention indéfinie sans avoir droit à un avocat ou à un recours légal, sans savoir de quoi on est accusé ni avoir droit à un procès.

 

 

[…] Voilà le contexte dans lequel surgissent ces mesures de répression et qui me fait dire que nous assistons à l’édification rapide d’un état fasciste dans ce pays. »

« […] la dynamique du mouvement [Occupy] a pris une telle ampleur à travers les USA, dans chaque ville, et à chaque fois dans l’ensemble des classes de la communauté que les autorités sont sur la défensive alors que le mouvement fait tâche d’huile, heure après heure et jour après jour. »

La violence de cette répression est particulièrement bien illustrée par l’incident de Chapel Hill où le mouvement Occupy réunissait des citoyens véritablement de tous âges dans des protestation bon-enfant pacifiques comme le montre cette video de novembre :

 

 

Le 13 novembre la police a entrepris un raid qui ressemble plus à un assaut contre un avion détourné par des fanatiques qu’à du maintien de l’ordre.

Les photos suivantes parlent d’elles-mêmes :

 

Charge héroïque : armes de guerre contre bonnet en laine.

Intrusion dans une cache terroriste (Penser à fouiller la couche du bébé).

Arrestation d’une personne qui menace à la sécurité nationale.

Cette répression a eu l’effet d’un electrochoc a de nombreux citoyens aux USA. Les journalistes ont commecé à reconnaitre que les média alternatifs qui tiraient la sonnette d’alarme depuis des années étaient dans le vrai et il n’est plus rare d’entendre sur des média de grande écoute la thèses du coup d’état anti-républicain qu’on n’entendait avant que dans le show d’Alex Jones.

Dans le même temps, les statistiques de vente d’armes ont atteint un nouveau record aux USA (ou la détention d’armes est un droit constitutionnel) avec presque 3 millions d’armes achetées par des particuliers juste pour le mois de décembre 2011.

Les sondages montrent que les motivation des acheteurs sont l’effondrement économique et la méfiance envers le gouvernement.

Une réaction que les gouvernements successifs avaient largement anticipé et qui expliquent la dérive militariste du maintien de l’ordre et les décrets présidentiels établissant le programme de Continuity of Government qui donnerait les pleins pouvoirs au Pentagone et la FEMA en cas de désastre naturel ou de chaos économique.

 

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Un scénario qui ressemble de moins en moins à une simple hypothèse.

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