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Publié le 7 Août, 2011 dans État policier

Le Canada a lancé la chasse aux criminels de guerre… via la délation du public

(Source : Le Figaro)

Grâce à la collaboration des Canadiens, l’État a déjà appréhendé certains des 30 individus qu’il recherche.

Considéré comme un havre pour les criminels de guerre, le Canada s’est lancé depuis un peu plus de deux semaines dans la traque de trente d’entre eux, soupçonnés d’avoir trouvé refuge sur son territoire. Le succès de cette opération, qui doit beaucoup à la collaboration du public, est déjà critiqué.

«Criminels de guerre recherchés. N’essayez pas d’appréhender ces personnes vous-même.» Les autorités canadiennes ont publié, depuis le 21 juillet dernier, ce message suivi des noms et des photographies de trente individus soupçonnés de crime contre l’humanité, sur le site Internet de l’Agence des services frontaliers (la police des frontières). En moins de deux semaines, les gendarmes ont arrêté deux ressortissants péruviens, un Hondurien, un Pakistanais, un Guatémaltèque et un Congolais. Les trois premiers sont suspectés d’avoir appartenu à des escadrons de la mort, alors que le Pakistanais serait lié à une organisation terroriste. Les faits reprochés au Guatémaltèque et au Congolais demeurent nébuleux.

L’efficacité de la démarche a surpris les plus sceptiques. La police a reçu de nombreux appels téléphoniques pour retrouver les autres suspects, principalement des Somaliens, des Ghanéens, des Nigérians et des ressortissants de l’ex-Yougoslavie. Dans un pays où la délation est plutôt bien vue, le premier ministre, Stephen Harper, a félicité ses concitoyens. «Le gouvernement est déterminé à sévir contre le crime sous toutes ses formes et les crimes de guerre ne font pas exception», a ajouté le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews.

Commentaire :
Et pendant ce temps, les vrais criminels de guerre viennent librement donner des conférences! Je suis contre le principe de la délation, mais serais prêt à indiquer où se trouvent Georges Bush, Bill Clinton, Benjamin Netanyahu, etc lorsqu’ils sont en sol canadien.

 

Risque de dérapages

Le coup de filet des conservateurs est loin de faire l’unanimité. D’une part, parce que rien ne garantit que les criminels présumés seront jugés un jour. La décision d’Ottawa d’expulser certains d’entre eux vers leurs pays d’origine sans plus se préoccuper des suites judiciaires a déjà suscité la critique de plusieurs organisations de défense des droits de l’homme. D’autre part, la liste des personnes recherchées ne précise pas la nature des faits qui leur sont reprochés. Ce n’est que lors des arrestations que les autorités sortent de leur mutisme. Les ONG de défense des droits de l’homme ont peur des dérapages d’un gouvernement souvent montré du doigt pour son manque de transparence.

Vic Toews a en effet annoncé que la liste des trente criminels de guerre recherchés pourrait être suivie par d’autres listes, beaucoup plus longues. Les organisations humanitaires craignent qu’Ottawa ne se serve de ce moyen pour rechercher des immigrants en situation illégale. Le ministre de l’Immigration, Jason Kenney, s’en défend. «Les gens qui ont commis des crimes contre l’humanité ne trouveront pas refuge sur nos côtes», estime simplement le ministre.

Commentaire :
Mensonges! Au contraire, nous les recevons et les payons grassement pour venir donner des conférences ou assister au G20 ou…

Le passé ne plaide pas pour le Canada, qui a toujours été un refuge pour les criminels de guerre. Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, des anciens nazis y ont trouvé un refuge. Parfois avec la complicité des autorités locales, comme ce fut le cas au Québec pour des collaborateurs français, mais aussi par manque de volonté politique. Pour ne rien arranger, le droit canadien est très protecteur des libertés individuelles et les recours judiciaires sont nombreux. Ce n’est qu’en 1985 qu’Ottawa a mis sur pied une commission d’enquête sur les crimes de guerre. Plus de 880 suspects ont été identifiés. Seuls quatre d’entre eux ont été jugés et… acquittés.

Commentaire :
En effet, aux yeux des « élites », les libertés individuelles sont un obstacle au contrôle total des populations.

En 2000, le Canada s’est doté d’une loi de compétence universelle qui lui permet de juger sur son territoire les personnes soupçonnées de crimes de guerre et de crime contre l’humanité. Seul un Rwandais a été condamné en 2009 en vertu de cette loi.

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