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Publié le 28 Juil, 2011 dans État policier

La Norvège veut améliorer sa « sécurité »

(Source : Cyberpresse)

«Après l'enquête et quand, d'une certaine façon, nous aurons fini de réconforter ceux qui ont perdu des proches, le moment viendra d'examiner toutes les expériences que nous tirons de cette opération», a déclaré M. Stoltenberg lors d'une conférence de presse. PHOTO: WOLFGANG RATTAY, REUTERS

Les autorités norvégiennes vont créer une centaine de postes de policiers et réviser les mesures de sécurité après les attaques de vendredi qui ont fait 76 morts, alors que le premier ministre Jens Stoltenberg a assuré mercredi que le pays ne «se laisserait pas intimider».

Commentaire :
À qui profitera le crime? À notre ami l’État policier, bien sûr. Business as usual.

Cinq jours après l’explosion dans le centre d’Oslo et la fusillade perpétrées par un extrémiste de droite norvégien, le chef du gouvernement s’est engagé à procéder à un examen approfondi des mesures de sécurité alors que des critiques se multiplient dans le pays sur la façon dont la police a géré les attaques.

«Après l’enquête et quand, d’une certaine façon, nous aurons fini de réconforter ceux qui ont perdu des proches, le moment viendra d’examiner toutes les expériences que nous tirons de cette opération», a déclaré le Premier ministre lors d’une conférence de presse, tout en assurant que «toutes les ressources disponibles» avaient été employées lors des attaques.

Il a annoncé la mise en place d’une commission indépendante pour tirer les leçons des attaques. Son objectif, a-t-il précisé, sera d’«établir ce qui a fonctionné et ce qui a moins bien fonctionné», assurant néanmoins qu’il ne s’agissait pas d’une «commission d’enquête».

Commentaire :
Une commission indépendante? Indépendante de l’avis citoyen et du gros bon sens, fort probablement.

M. Stoltenberg a ajouté que le pays «ne se laisserait pas intimider» par les attaques de vendredi qui visent «à semer la crainte et la panique».

Commentaire :
Même rhétorique depuis le 11 septembre 2001. Même chanson, couplet différent. 

De son côté, le chef de l’équipe d’intervention qui a arrêté l’auteur de la fusillade sur l’île d’Utoeya s’est dit «fier» du travail de ses hommes.

Et le Ministère de la Justice a fait savoir qu’il débloquait un total de 20 millions de couronnes (2,6 millions d’euros) pour créer 100 nouveaux postes de policiers, a annoncé le principal syndicat policier, Politiets Fellesforbund.

Signe de la nervosité persistante du pays: la population d’Oslo s’est réveillée mercredi matin en apprenant qu’une grande partie de la gare centrale avait été évacuée en raison d’une valise suspecte retrouvée dans un bus en stationnement. L’alerte a finalement été levée deux heures plus tard après une inspection du véhicule par une équipe de démineurs.

Commentaire :
Battons le fer pendant qu’il est chaud! Que personne n’oublie que nous vivons à l’ère du terrorisme et des extrémistes et que la « sécurité » ne sera garantie que par une abondance d’individus armés… mais en uniformes.

Photos du «suspect» à l’appui, la police a par ailleurs indiqué qu’elle recherchait un homme «psychologiquement instable, «dangereux» et s’identifiant, selon elle, à Anders Behring Breivik, le Norvégien qui a reconnu être l’auteur du carnage de vendredi.

Mais cette alerte a, cette fois encore, été levée: «Il n’y a aucun lien avec les attaques de vendredi», a dit à l’AFP Per Thomas Omholdt, de la police du district où se trouve l’île d’Utoeya, théâtre de la fusillade qui avait ciblé quelque 600 membres de la jeunesse travailliste.

Commentaire :
Lien, pas lien, le but demeure le même : conserver la population dans la peur afin de lui faire accepter l’instauration, petit à petit, d’un État policier. Même chanson, couplet différent.

Selon l’avocat du suspect, qui se présente comme un croisé engagé dans une guerre pour «sauver la Norvège et l’Europe de l’Ouest face, entre autres, (…) à une invasion musulmane», il souffre de troubles psychologiques. «Toute cette affaire suggère qu’il est dément», a estimé mardi Geir Lippestad.

Les enquêteurs norvégiens sont déroutés par la personnalité «maléfique» d’Anders Behring Breivik, qui a avoué le carnage de vendredi mais vit dans son propre monde, selon une interview à l’AFP du chef du renseignement norvégien.

Commentaire :
Voir Tuerie d’Oslo, sévices rituéliques, contrôle mental et l’Exposé Greenbaum. Les troubles de personnalité sont très fréquemment un « effet secondaire » de la création de divers alter egos pour des fins de contrôle.

C’est une personne «absolument maléfique, (…) très calculatrice, très froide et très intelligente», a déclaré à l’AFP Janne Kristiansen, la directrice du Service de sécurité de la police (PST) norvégien.

«Je pense qu’il n’a probablement pas de complices, en conséquence il a le contrôle total (…). Il a le contrôle de la situation parce que lui seul peut nous dire quoi faire, et que nous n’avons pas de source», a-t-elle regretté.

Placé en détention provisoire lundi pour une première période renouvelable de huit semaines, Behring Breivik doit subir des examens psychiatriques.

Dans la nuit de mardi à mercredi, la police a annoncé avoir retrouvé et détruit des explosifs stockés dans la ferme louée par le suspect au nord d’Oslo.

Juste avant la fusillade à Utoeya, qui a fait 68 morts et un disparu, un attentat à la voiture piégée avait visé le siège du gouvernement, provoquant la mort de huit personnes.

Lors de ses auditions, Behring Breivik a indiqué avoir agi seul mais il a aussi évoqué des «cellules» liées à son projet, «deux en Norvège» et «plusieurs à l’étranger», a précisé M. Lippestad, sans pouvoir dire où précisément.

Selon Janne Kristiansen, il n’y a aucune preuve pour l’instant qu’il ait eu des complices ou liens éventuels avec de telles «cellules» en Europe.

«Je peux vous dire de manière générale que pour l’instant, nous n’avons aucune preuve de l’existence d’autres cellules en Norvège ou au Royaume-Uni», a dit Mme Kristiansen sur la BBC, en précisant que ses services travaillaient «activement sur la question» avec leurs homologues «en Europe, aux États-Unis et ailleurs».

Commentaire :
« afin d’en créer le plus rapidement possible » n’a-t-elle pas ajouté.

Les experts en terrorisme de l’Union européenne doivent précisément tenir une réunion d’urgence jeudi à Bruxelles avec leurs homologues norvégiens afin d’analyser les moyens dont dispose l’UE pour prévenir de telles attaques. Selon un diplomate, il s’agira essentiellement «d’un échange d’informations avec les Norvégiens et il ne faut pas attendre de décisions».

Les autorités norvégiennes, confrontées au pire acte de violence sur leur territoire depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, examinent la possibilité de poursuivre Anders Behring Breivik pour «crimes contre l’humanité», passible d’une peine maximale de 30 ans, contre 21 ans pour terrorisme.

Juste avant la tuerie, Behring Breivik a diffusé sur l’internet un manifeste de 1500 pages rempli de diatribes islamophobes et antimarxistes, où il détaille ses préparatifs.

Commentaire :
Eh oui, ce sera en partie la faute d’Internet s’il y a des « cellules » aux idées similaires. En fait, ça l’est déjà.

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