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Publié le 16 Oct, 2011 dans État policier

France : la justice fait bloquer l’accès au site Copwatch

(Source : TF1)

Le tribunal des référés de Paris a ordonné vendredi aux fournisseurs français d’accès à internet de bloquer l’accès, à partir du territoire français, au site internet qui fiche policiers et gendarmes au nom de la lutte contre les « violences policières ».

Claude Guéant a obtenu gain de cause. Le tribunal des référés de Paris a ordonné vendredi aux fournisseurs français d’accès à internet (FAI) de bloquer l’accès, à partir du territoire français, au site internet Copwatch. Hébergé aux Etats-Unis, il est l’œuvre d’un « collectif de citoyens souhaitant lutter par la transparence et l’information contre les violences policières« . Il publie des photos de policiers et de gendarmes, parfois leurs noms, à qui il attribue des propos et auxquels il donne des appréciations. Certains sont ainsi qualifiés de « racistes » ou d’être des spécialistes de la « bavure« , d’autres sont captés dans l’exercice de leurs fonctions à leur insu. Des centaines de clichés pris en Ile-de-France et dans la région de Lille ont ainsi été mises en ligne sur le site qui, selon les services de renseignement, est « animé par des militants de l’ultra-gauche » et n’a rien à voir avec les sites anglo-saxons veillant sur l’activité de la police.

Dans son jugement, le tribunal « fait injonction » à Free, France Telecom, SFR, Bouygues Telecom, Numericable et Darty Telecom « de mettre en oeuvre ou faire mettre en oeuvre, sans délai, toutes mesures propres à empêcher l’accès, à partir du territoire français et/ou par leurs abonnés situés sur ce territoire au site » Copwatch. Ce blocage, poursuit le tribunal statuant en référé, devra être maintenu « jusqu’à ce que soit rendue une décision définitive statuant sur les deux plaintes déposées le 4 octobre 2011 par le ministre de l’Intérieur contre X pour injures et diffamation envers des fonctionnaires de police et l’administration ».En revanche, il reviendra au ministre de « rembourser » aux fournisseurs d’accès « les coûts afférents à la mesure de blocage du site sur présentation
par elle des factures correspondantes ».

Le syndicat de police Alliance satisfait 

Claude Guéant a « salué » vendredi en début de soirée cette décision qui a mis « fin au grave préjudice dont sont victimes les hommes et les femmes de la police nationale ». « Nous sommes très contents de cette décision », a immédiatement réagi l’avocate du syndicat Alliance, Me Delphine des Villettes, rappelant que les policiers étaient « très inquiets de cette menace qui pesait sur eux ». « Je me réjouis de la décision de justice qui correspond à ce que demandait notre syndicat. Les magistrats ont parfaitement analysé la situation -ce site portant atteinte à l’intégrité des policiers- et pris le bonne décision. L’ensemble des policiers ne peuvent que s’en satisfaire », a de son côté réagi auprès de l’AFP le secrétaire général du syndicat, Jean-Claude Delage. L’avocat de Claude Guéant, Me Benoît Chabert, n’a pas souhaiter commenter cette décision.

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