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Publié le 16 Oct, 2012 dans Économie

La dette des pays riches proche des niveaux des temps de guerre

(Source : Les moutons enragés)

 

Tokyo (awp/afp) – La dette publique accumulée par les pays riches s’approche des niveaux atteints en « temps de guerre », a estimé vendredi la directrice générale du FMI Chistine Lagarde, estimant que cet « obstacle » ne pourra être surmonté qu’en empruntant « un chemin étroit ».

« Le plus grand obstacle (à la croissance, ndlr) sera sans doute l’immense héritage légué par la dette publique qui atteint maintenant en moyenne 110% (du produit intérieur brut, ndlr) dans les pays développés, quasiment un niveau de temps de guerre », a déclaré Mme Lagarde à Tokyo devant les représentants des 188 États-membres du Fonds, réunis en assemblée plénière.

Commentaire :
Crise économique de grande ampleur, tensions géopolitiques intenses (Syrie, Iran, Israël), mouvements de révoltes de plus en plus généralisés, instauration d’un totalitarisme bancaire via les gouvernements d’austérité… Toutes les conditions qui précédaient les deux dernières guerres mondiales sont réunies!

Selon les prévisions du FMI publiées cette semaine, la dette publique dans les pays développés devrait dépasser 110% cette année et 113% en 2013. Au Japon, ce ratio devrait s’élever à 236,6% en 2011.

D’après Mme Lagarde, s’attaquer à cette dette avec une croissance atone sera « incroyablement difficile » et nécessite de trouver « le bon rythme » de réduction des déficits. « C’est un chemin étroit, probablement un long chemin et pour lequel il n’existe pas de raccourcis », a-t-elle estimé.

Commentaire :
Peut-être que face à la logique de la dette, il n’existe pas de solution du tout.

La patronne du Fonds a par ailleurs de nouveau appelé à réformer un système financier qui « n’est toujours pas plus sûr » qu’au moment de la faillite de la banque américaine Lehman Brothers en 2008, qui a déclenché la crise financière.

« Les excès continus et les scandales montrent que la culture (de la finance, ndlr) n’a pas réellement changé », a déclaré Mme Lagarde.

Le système « est encore beaucoup trop complexe, les activités sont encore trop concentrées dans de grands établissements », a-t-elle précisé, ajoutant que le spectre de banques « trop grandes pour faire faillite » (+too big to fail+) continuaient à « hanter » le secteur.

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