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Publié le 26 Août, 2014 dans Économie

De l’esclavage global et du carbo-dollar

(Source : Operation tea for two)

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En 1944, les Américains montent la plus grosse arnaque de l’Histoire humaine. Les victimes en sont des peuples entiers. Plus de 44 pays à bout de souffle après une guerre dévastatrice signent les accords de Bretton Woods. Ces nations donnent leurs réserves d’or aux USA en échange de billets de dollars en papier. Le gouvernement US s’engage à échanger les dollars contre de l’or sur simple demande et à tout moment.

Commence alors une période très particulière où un déséquilibre de forces existe entre les Etats-Unis et le reste du monde. Alors que l’humanité toute entière doit fournir du travail ou de la production pour obtenir des dollars, les américains, eux, se contentent d’imprimer les quantités dont ils ont besoin. Cette production de fausse-vraie monnaie leur permet de vivre au-dessus de leurs moyens et financer des guerres absurdes qu’ils mènent aux quatre coins du monde.

Vers la fin des années soixante, le jeu des USA commence à se voir au grand jour. La quantité de dollars circulants est immense et sans commune mesure avec les stocks d’or qui les garantissent. La Suisse et la France sont parmi les premiers pays à demander la conversion en or des dollars qu’ils détiennent.

Les US n’ont ni la possibilité, ni l’envie de convertir des billets de papiers en or. En 1971, Nixon passe aj la télé pour informer le monde que la conversion ne sera pas possible. Les USA gardent l’or et le reste du monde le papier.

A ce moment, tout le système monétaire US aurait pu s’écrouler avec les dollars allant vers leur valeur intrinsèque, c’est-à-dire zéro. A ce moment, les américains sont sauvés par le roi Faysal d’Arabie Saoudite qui annonce qu’il ne vendra son pétrole qu’en dollars. Comme le pétrole est une commodité indispensable et vendue en grands volumes, elle va servir naturellement de collatéral pour le dollar. Le dollar ne dérive plus sa valeur de l’or jaune, mais de l’or noir grâce aux Saoudiens. Tous les pays qui ont besoin d’acheter ou de vendre du pétrole sont obligés d’avoir des réserves de dollars. Les Américains soufflent et peuvent faire tourner la planche à billets encore plus rapidement.

Les présidents US sont toujours à genoux devant les dignitaires saoudiens. En même temps, tous les prétextes sont bons pour lancer des guerres afin de contrôler les puis de pétrole. Ce contrôle est surtout pour s’assurer de mettre en place un régime qui vende le pétrole uniquement en dollar. Cette fuite en avant est la seule façon d’amortir la chute de leur monnaie. Encore, une fois, ils sont favorisés parce qu’ils achètent au pays envahi son pétrole en dollars qu’ils impriment à la rotative alors que le reste du monde doit donner quelques chose aux USA pour obtenir des dollars.

Ce système devient de plus en plus difficile à maintenir. Lorsque le président Libyen a voulu introduire le Dinar en or et le Dirham en argent, les américains ont vite fait débarquer des terroristes de toute la région pour tuer El Kadhafi et surtout mettre un terme à son projet. Si la Lybie avait lancé ce projet, il aurait suffi que quelques pays suivent pour que le dollar voit sa valeur tomber vers zéro.

C’est à l’ère Clinton et Al Gore que l’establishment US arrive avec une idée folle : et si les USA faisaient payer, en dollars, non pas le pétrole, mais le droit de l’utiliser. C’est le vice-président de l’époque, Al Gore, qui fera fortune en vendant l’idée que l’usage des hydrocarbures est dangereux pour l’humanité parce qu’il cause du « réchauffement climatique ». La propagande commence par les enfants et fait son chemin. Très rapidement, les politiques de tous les pays soumis à l’influence US prennent fait et cause pour ce phénomène. Comme le réchauffement se vend mal, on lui change de nom et la propagande parle de « changement climatique ». Le « carbone » devient l’ennemi et jusqu’en France des sites de news informent le citoyen de sa production mensuelle de « carbone ». La combustion d’un hydrocarbure ne produit pas de carbone, mais on s’en fiche. On n’est pas à une approximation près.

Soudain, on les USA introduisent le concept de payer pour « compenser ses émissions de carbone ». Et des bourses naissent où les « certificats carbone » sont échangés.

Dans les années à venir, sur un horizon de 10 ans maximum, utiliser du pétrole sans passer à la caisse et payer pour le « carbone », sera considéré comme du terrorisme ; un crime contre l’humanité.

A ce moment-là, arrivera une époque où le pétrole, quelle que soit la monnaie où il est commercialisé, ne vaudra plus rien si le client n’achète pas aussi des certificats carbone aux USA et en dollar ! C’est comme si les Américains disaient : « commercez le pétrole dans la monnaie que vous voulez, mais le droit de l’utiliser se paye chez-nous et en dollars ».

Encore une fois, les USA seront avantagés. Ils pourront utiliser les quantités qu’ils veulent de pétrole et imprimer la quantité de dollars nécessaires pour payer pour le « carbone ». Les autres pays du monde seront condamnés à faire des réserves de dollar qui dérivera sa valeur que par le fait qu’il est nécessaire pour que l’usage du pétrole soit licite. Un baril de pétrole sans « certificats carbone » n’aura strictement aucune valeur et pourra même attirer des ennuis très graves avec la justice.

Les factures énergétiques des ménages exploseront. Parce que le fuel pour se chauffer ou pour faire avancer la voiture seront à payer deux fois : une fois aux pays producteurs et une fois aux USA pour le droit d’usage exprimé en « carbone ».

L’ère pétrodollar a causé des millions de morts et de déplacés par des guerres illégales afin de protéger le statut du billet vert. L’ère qui arrive, que j’appelle carbo-dollar, verra des millions de gens, dans les pays riches et pauvres, mis en esclavage énergétique qui taxera de plus en plus lourdement la moindre activité de leur vie.

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