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Publié le 9 Mar, 2014 dans Big Brother

Julian Assange : « Internet a été coopté pour devenir un outil de surveillance totalitaire »

(Source : Actualutte)

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À l’occasion du festival « South by Southwest » (Texas) dédié aux nouvelles technologies, Julian Assange s’est exprimé lors d’une conférence retransmise en ligne, dénonçant « l’occupation militaire » d’internet et appelant les internautes à résister face aux « comportements des gouvernements ».

Toujours réfugié dans l’ambassade d’Équateur à Londres, le co-fondateur de WikiLeaks a profité de la tribune qui lui était offerte pour dénoncer la main mise et l’espionnage d’internet par les gouvernements. Il décrit un conflit ouvert entre les activistes et journalistes face aux agences de surveillances (NSA, GCHQ) qu’il juge désormais « hors de contrôle ».

L’homme ajoute que « le Web s’est à tel point rapproché du monde réel que les deux sont désormais liés. Les lois du Web s’appliquent à la société civile. Ce qu’il se passe aujourd’hui est donc une occupation militaire de cet espace civil par les gouvernements occidentaux, et c’est très grave ». Il estime que cette occupation s’est progressivement accrue au fur et à mesure que les internautes accroissaient l’utilisation d’internautes pour leur vie personnelle et professionnelle.

« Internet a été coopté par ce complexe mêlant les espions, les militaires, les gouvernements et les prestataires privées pour devenir un outil de surveillance totalitaire », s’indigne-t-il. « Pas dans le sens de Staline, mais dans le sens où il est total, l’individu ne peut pas s’en extraire. […] Ce qui se passe est un hold-up énorme, opéré par les gens qui ont déjà acquis le pouvoir ».

Face à ce constat, il invite les internautes à « se confronter aux comportements des gouvernements. […] Il faut que nous fassions quelque chose, chacun d’entre nous, nous n’avons plus le choix ». Pour lui, il n’est désormais plus possible de se cacher et d’échapper à la surveillance, mais il estime qu’il faudrait utiliser la force d’Internet pour faire face à la surveillance, comme l’on fait les activistes du printemps arabe.

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