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Publié le 26 Sep, 2011 dans Feux célestes

Flashback – Censure militaire : les données sur les explosions cométaires sont maintenant classées secrètes

(Source : NewsOfTomorrow.org – Archives DVD)

Commentaire :
Je crois qu’il y a un lien évident à faire avec l’augmentation des météorites  – non médiatisés (par exemple, celui-ci) -, la nouvelle vague de « satellites » tombant du ciel et le blocus militaire quand aux « boules de feu » de plus en plus nombreuses. À vous d’en juger.

 

Ces 15 dernières années, les scientifiques ont profité des informations délivrées pas l’armée US au sujet des « boules de feu » qui accompagnent la chute de météorites.

Une décision récente de l’armée US met fin à la transmission de ces données, qui sont maintenant classées secrètes.

Certains objectifs principaux des satellites gouvernementaux sont la détection des essais nucléaires, et cette détection apportait également aux scientifiques des données sur les astéroïdes et météorites qui explosent dans l’atmosphère.

« Ce changement soudain est déroutant, » a dit un chercheur habitué à ce travail. « C’est malheureux car il y a avait une bonne synergie… un très bon accord de coopération. Les systèmes étaient en mode d’utilisation double et cela aidait beaucoup la science, il n’était pas possible d’avoir les informations autrement. C’est un regrettable changement de politique. »

Les scientifiques disent non seulement que la recherche sur la menace de l’espace sera restreinte, mais que la compréhension du public sur les explosions dans le ciel parfois spectaculaires sera réduite, ce qui conduira peut-être au battage et à la peur de l’inconnu.

La plupart des « étoiles filantes » sont dues à des débris spatiaux naturels pas plus gros que des pois. Mais régulièrement, des cailloux gros comme des ballons de basket ou même des petites voitures frappent l’atmosphère. La plupart se vaporisent ou explosent en chemin, mais certains atteignent le sol ou explosent au-dessus du sol.
Naturellement, les scientifiques veulent en savoir davantage sur ces événements afin de pouvoir mieux prédire les risques, ici sur Terre.

Cependant, les océans recouvrent les deux tiers du monde, la majorité des objets ne sont pas visibles aux observateurs à terre. De nombreux autres cailloux de l’espace passent inaperçus à cause de la lumière du jour.

Ces dix dernières années, des centaines d’évènements de ce genre ont été repérés par les satellites secrets. Des informations inestimables d’observations dérivant de ces sondes ont été rapidement rendues disponibles, donnant aux chercheurs une idée du temps, du lieu, de l’altitude et des courbes de luminosité et aidant à déterminer la quantité d’énergie produite par ces boules de feu.

Et dans le monde instable dans lequel nous vivons aujourd’hui, il est réconfortant de savoir qu’une détonation dans le ciel est naturelle plutôt que nucléaire.

Là où la surveillance spatiale fait des miracles, c’est au-dessus de zones océaniques lointaines – bien loin de toute possibilité de collecte d’informations.

Mais tout cela a pris fin au cours des derniers mois, laissant les scientifiques dans le noir et choqués par le changement de politique. Ils espèrent que cette décision sera réexaminée et annulée.

 

Importance critique

« Les données sur les boules de feu venant des dispositifs de surveillance et militaires ont eu une importance critique pour l’évaluation des risques d’impact, » a dit David Morrison, un chercheur étudiant les Objet géocroiseurs (NEO) au centre de recherche Ames de la NASA. Il a précisé que ses opinions sont les siennes, qu’il ne les exprime pas en tant que représentant de la NASA.

La taille du plus gros impact atmosphérique moyen pour de petits astéroïdes est un élément clef des données expérimentales pour déterminer la limite de basse-énergie dans la répartition de la loi de puissance des impacteurs, depuis les astéroïdes faisant plus de 10 km de diamètre jusqu’à ceux d’un mètre, a dit Morrison à SPACE.com.

« Ces données sur les boules de feu, avec les observations astronomiques de plus gros astéroïdes plus proches de la Terre, délimitent la nature du risque d’impact et permettent une planification rationnelle pour faire face au problème, » a ajouté Morrison.

Morrison a dit que les données sur les boules de feu ont aujourd’hui d’autres rôles importants.

Par exemple, les données sur les boules de feu, avec les infrasons, ont permis aux scientifiques de vérifier la taille approximative et l’énergie de l’impact exceptionnel de Carancas dans l’Altiplano — sur la frontière Pérou-Bolivie — le 15 septembre 2007.

L’information sur les boules de feu a également joué un rôle important pour le petit astéroïde 2008 TC3, a dit Morrison. C’était le premier cas de détection astronomique d’un petit astéroïde avant qu’il ne s’écrase sur Terre l’année dernière. Les données sur les boules de feu furent la clef pour la localisation de l’impact et la récupération ultérieure des fragments de cet impact.

 

Lien avec la compréhension du public

Les astronomes mettent fin à des années d’efforts de recherche des gros astéroïdes potentiellement dévastateurs dans les parages cosmiques, ceux qui pourraient provoquer des dégâts régionaux ou mondiaux importants. Maintenant ils prévoient de chercher de plus petites choses.

Il est donc ironique de constater que la disponibilité de ces données sur les boules de feu doit être réduite juste au moment ou le programme NEO s’oriente vers la surveillance des petits impacteurs qui sont les plus susceptibles d’être détectés par le programme de surveillance des boules de feu, a dit Morrision.

« Ces données étaient disponibles pour la communauté scientifique durant la dernière décennie, » a-t-il dit. « Il est malheureux que cette information soit tenue secrète juste quand elle devient importante pour la communauté qui s’intéresse à caractériser les astéroïdes proches de la Terre et protéger notre planète des impacts d’astéroïdes. »

Le nouveau décret publié par la politique militaire des États-Unis concernant les observations par satellites des boules de feu a également attiré l’attention de Clark Chapman, planétologue et scientifique expert des impacts au Southwest Research Institute à Boulder, dans le Colorado.

« Je pense qu’il est très important de rendre cette information publique, » a dit Chapman à SPACE.com.

« Je pense qu’au-delà de la valeur scientifique, ces rares et brillantes boules de feu sont un lien dans la compréhension du public avec le risque d’impact des astéroïdes posé par les astéroïdes plus gros et encore moins fréquents, » a expliqué Chapman.

Ces objets sont vus par des personnes qui ne s’y attendent pas, sur de vastes superficies, a dit Chapman, provoquant souvent des rapports incorrects et exagérés.

« La mise à niveau effectuée en liant ces rapports par des observateurs inexercés avec les mesures satellites est très utile pour calibrer les rapports d’observateurs et faire taire ceux qui pensent qu’ils ont vu quelque chose de mystérieux ou d’extraordinaire, » a dit Chapman.

Commentaire de SOTT :
Quiconque ayant suivi de près la situation géopolitique de la dernière décennie ne sera pas surpris ou étonné que cette information soit maintenant cachée aux yeux de tous. Les objets dans le ciel joueront un rôle de plus en plus grand dans les évènements ici bas sur la Grosse Boule Bleue pendant les années à venir, si les hypothèses de SOTT sont correctes. Les maîtres de notre monde veulent davantage de « battage et peur de l’inconnu ». Les évènements mondiaux sont orchestrés précisément à cette fin. Dommage que ces scientifiques ne lisent pas SOTT !

(Source : SOTT – Traduction Jsf))

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