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Publié le 17 Août, 2011 dans Découvertes

Univers électrique : comètes électriques

(Source : Thunderbolts via SOTT – Traduction copyleft de Pétrus Lombard pour Alter Info)

Comète Holmes 17P

Depuis des milliers d’années, l’approche d’une comète dans le ciel terrestre crée de l’anxiété et même de l’hystérie collective chez les hommes du monde entier. La raison de cette réaction n’est pas très claire. Étudiant des témoignages historiques, David Talbott et ses collègues concluent que la peur des comètes remonte à l’expérience terrifiante d’un cataclysme mondial. À l’origine de chaque tradition et légende régionales se trouve le souvenir de la « Grande Comète, » la mère de toutes les comètes. Selon Talbott, la mémoire retrace les origines mythologiques du monde et est particulièrement vivante quant à la légende du serpent cosmique, le dragon menaçant de détruire le monde. Associées aux comètes, les idées antiques les plus communes sont la mort des rois, le renversement des royaumes, les bouleversements cosmiques, et la fin du monde.

 

Il est très intéressant de se demander pourquoi de l’anxiété collective peut naître de la première apparition d’un simple feu follet dans les cieux. Cette question est singulièrement pertinente aujourd’hui, du fait de l’approche de la comète Elenin, qui devrait passer à environ 0,233 UA (35 millions de km) de la Terre en octobre 2011. Les spéculations sur Elenin vont de la possible dissimulation de la NASA d’un « événement d’extinction de masse, » à l’hypothèse que cette comète serait en fait « Nibiru, » la planète toujours insaisissable des traditions révélées par l’auteur Zecharia Sitchin. (Une réflexion approfondie sur la crédibilité de certaines de ces théories se trouve dans l’article Gogole censure Nibiru ? de Subversify.com). Il faut noter ici que, du fait du nombre d’inconnues, le principal défenseur de la théorie de l’Univers électrique, Wal Thornhill, s’est abstenu de prévoir toute conduite spécifique de Elenin. L’activité solaire et la constitution physique de la comète elle-même figurent parmi ces inconnues (dont nous parlerons plus loin).

On peut comprendre la frustration ressentie sans doute par la NASA, spectatrice de la foire aux théories assiégeant aujourd’hui des toutes dernières sornettes la science spatiale. Or, la NASA doit assurément assumer quelque responsabilité pour la méfiance et même la colère évidentes si souvent exprimées à son encontre. Sur la question des comètes, la NASA n’a jamais admis les carences de la théorie officielle. Elle nous a toujours dit que ce sont des « boules de neige sale, » formées il y a des milliards d’années dans le chimérique « nuage d’Oort. » Cette idée incompréhensible a été maintes fois réfutée par l’observation du comportement des comètes. Étouffer ces choses ne rend pas service. Quand, à tort ou à raison, les instances scientifiques choisissent une voie de déni sur des faits controversés, cela ne peut que susciter l’impression de secret et de dissimulation.

Le comportement erratique des comètes contredit sans cesse les dogmes de la théorie cométaire officielle – au point que certains experts se demandent même si une théorie existe. « L’activité cométaire est un mystère complet pour moi, » déclara Donald Brownlee, chercheur principal à la Mission Stardust de la NASA.

La vue du spectacle extraordinaire exhibé par la comète Holmes 17P suffit pour constater la profondeur de la crise de la science cométaire. En octobre 2007, soudain et de manière inattendue, la brillance de Holmes a été multipliée par un million. En moins de 24 heures, une petite comète de magnitude 17 est passée à la magnitude 2,5, si grande qu’elle était facilement visible à l’œil nu sur Terre. Continuant à s’étendre jusqu’à mi-novembre 2007, la chevelure de Holmes est devenue le plus grand objet du Système solaire, immensément plus grosse que le Soleil. Le diamètre de la chevelure est passé de 28000 km à 7 millions de kilomètres.

Au moment de l’extraordinaire spectacle de Holmes, la comète s’éloignait en réalité du Soleil, et donc se refroidissait. Voici quelques questions de bons sens posées par cette énigme : comment un corps aussi minuscule peut-il par sa gravité maintenir en place une chevelure parfaitement sphérique de sept millions de kilomètres de diamètre ? Si le flamboiement de Holmes résultait d’un effondrement ou d’une explosion (comme certains scientifiques l’ont spéculé) pourquoi la matière n’a-t-elle pas été éjectée irrégulièrement (comme on l’attendrait d’une explosion) ? Pourquoi la dite explosion n’a-t-elle pas produit des fragments de tailles diverses au lieu de la poussière extrêmement fine réellement observée ? Quel genre d’explosion peut illuminer la comète pendant des MOIS, au lieu des quelques SECONDES typiques d’une lueur d’explosion ? Pourquoi le nuage gazeux, poussiéreux, sphérique de la comète a-t-il persisté pendant des mois au lieu de se disperser rapidement en s’éloignant de la comète ?

Malheureusement, les médias et la communauté scientifique astronomique n’ont guère parlé de la comète Holmes. Cela semble presque incroyable, compte tenu de l’immense intérêt qu’elle a suscité sur Internet. En 2008, dans son article, « Comète Holmes – un non-événement médiatique, » Scott Wall, le collaborateur de Thunderbolts, expliqua :

Vous pensiez peut-être que ce comportement remarquable ferait la une de l’actualité, en particulier chez les astronomes. Un magazine d’astronomie de premier plan a publié dernièrement son top dix de l’actualité en 2007. Singulièrement, cette comète spectaculaire n’était pas en tête. Elle n’a même pas figuré dans le top dix. En fait, le magazine entier a complètement ignoré la comète. Il n’y a même pas eu de commentaire de la rédaction. En outre, il y a eu peu si ce n’est aucune couverture journalistique ou télévisée…

On aurait pu penser que le comportement bizarre et imprévisible des comètes allait inspirer un réexamen de fond de la théorie cométaire. Mais la science cométaire dans son ensemble continue dans un état de dérive, sans jamais poser les questions qui pourraient changer entièrement la vue d’ensemble. Pourtant, depuis des années, des questions sont posées par les tenants de l’Univers électrique, qui soutiennent que les comètes sont des objets chargés se déplaçant dans le champ électrique du Soleil. Ces dernières années, seule la théorie électrique a anticipé les grandes surprises de la discipline cométaire, un fait que chacun peut personnellement vérifier. Par conséquent, il n’est que raisonnable de se demander si une explication électrique peut aider à comprendre le comportement explosif de la comète Holmes.

La théorie électrique considère les comètes comme des débris d’événements catastrophiques relativement récents dans le Système solaire (voir ci-dessous). Les comètes ont une orbite elliptique pour une bonne raison, et la manifestation cométaire la plus spectaculaire impliquera typiquement une orbite fortement elliptique. Lors de son séjour aux confins du Système solaire, la comète prendra une charge négative par rapport au Soleil. Puis, en s’approchant son périhélie, accélérant dans le champ électrique du Soleil, elle commencera à se décharger dans le plasma environnant en produisant la chevelure et la queue brillantes familières. Les projections des comètes sont des décharges électriques du noyau – ces jets ouvragent électriquement la surface de la comète, à la manière du procédé industriel appelé usinage par étincelles.

Le point de vue électrique peut expliquer la plupart sinon tous les mystères qui empoisonnent depuis longtemps les spécialistes des comètes, en particulier : les températures étonnamment élevées et les émissions de rayons X de la chevelure (une chose jamais prévue par les théoriciens officiels) ; le relief fortement découpé des comètes, à l’exact opposé de ce à quoi s’attendaient les astronomes se fiant au modèle de la boule de neige sale ; la fragmentation ou l’explosion des comètes à des distances considérables du Soleil ; les jets cométaires explosifs, se produisant trop loin du Soleil pour être expliqués de façon plausible comme des projections de gaz et d’eau souterrains du fait du réchauffement solaire ; l’éjection de grandes particules et même de « graviers, » une chose jamais imaginée au vu du modèle cométaire officiel (qui suppose que les noyaux se forment par accrétion de la glace des nuages primordiaux de gaz et de poussières) ; le manque ou l’absence complète d’eau et d’autres substances volatiles sur les noyaux cométaires ; et la capacité inexpliquée d’un noyau cométaire relativement minuscule à maintenir en place une chevelure parfaitement sphérique, faisant des millions de kilomètres de diamètre, contre la pression du vent solaire (un phénomène très clairement montré par la comète Holmes).

Invité à commenter le « flamboiement » de Holmes, Wal Thornhill a suggéré dans un courriel personnel :

L’explosion cométaire à de grandes distances du Soleil semble corrélée à une altération soudaine de l’environnement plasmatique du « vent » solaire due à une tempête solaire. L’important dans les brusques explosions cométaires, c’est que nous avons affaire à un processus intermittent de décharge plasmatique fulgurante – un basculement du mode courant obscur au mode lumineux normal. Il s’agit d’un phénomène superficiel complexe impossible à prévoir. Le mieux que nous puissions faire, c’est de dire que la soudaine traversée d’une altération du vent solaire est l’instant le plus probable pour observer un flamboiement.

Et, en fait, le Soleil était actif électriquement les jours précédant la fameuse « explosion » de Holmes. Le chercheur Michael Mozina a noté un grand pic dans la densité du vent solaire le 22 octobre à 19h45, deux jours avant l’embrasement (voir ce film ou ce graphique). Cela aurait pu faire basculer la comète dans ce que décrit Thornhill comme le mode lumineux normal, permettant ainsi à la chevelure de plasma de devenir visible.

Évidemment, la nature électrique des comètes implique plus qu’un simple réglage théorique mineur dans les sciences spatiales. En fait, toute acception honnête de la nature électrique des comètes doit donner un nouveau départ à un immense réexamen de la théorie astronomique. Qui dit comète électrique, dit Soleil électrique – le Soleil est allumé par des courants électriques. Ensuite, les grandes énigmes du Soleil – en particulier la « mystérieuse » accélération du vent solaire – trouveraient des réponses jusqu’ici restées hors du champ de l’héliophysique. Ce réexamen ne se bornerait pas au Soleil, puisqu’il n’est que l’un des milliards d’astres. Reconsidérer les comètes entraînerait une révolution radicale dans le domaine des sciences spatiales, en bouleversant complètement notre vision de l’espace.

Malheureusement, en 2005, lorsque dans le cadre de la mission Deep Impact, des scientifiques ont tiré un projectile de cuivre de 800 livres sur la comète Tempel 1, la NASA n’a pas capitalisé sur une occasion en or d’analyser une fois pour toutes l’hypothèse de la comète électrique. L’étude de la nature électrique des comètes n’était manifestement pas une option considérée par la NASA. Si cela avait été le cas, un test très simple aurait pu prouver que nous vivons dans un Système solaire électrique avec un Soleil alimenté à l’électricité. Une sonde de Langmuir ou un système de mesure simple de courant relié à un point de décharge coronale aurait pu indiquer des discontinuités dans la décharge de plasma (courant obscur, lumineux, arc) entre la sonde d’impact et le plasma environnant pendant que la sonde s’approchait du noyau de la comète. Compte tenu de ce que nous a appris la mission, nous avons des raisons de penser que le test aurait été favorable à la théorie électrique. En fait, Wal Thornhill avait prédit explicitement le résultat le plus « surprenant » de la mission. En 2001, peu après l’annonce de Deep Impact, Thornhill avait écrit :

Compte tenu de la fausseté de la théorie cométaire officielle, un exercice intéressant est d’imaginer ce que seront les surprises réservées aux astronomes si le projet se concrétise. Le modèle électrique suggère une décharge électrique probable entre le noyau de la comète et le projectile de cuivre, surtout si la comète brille vivement à ce moment. Le projectile approchera trop vite pour qu’une décharge électrique lente se produise. C’est pourquoi les effets dynamiques de la rencontre devraient dépasser celui d’un simple impact physique, tout comme ce fut constaté avec la comète Shoemaker-Levy 9 sur Jupiter.

Vingt-quatre heures avant l’impact, en collaboration avec le groupe de Thunderbolts.info, Thornhill a prédit qu’un « éclair » électrique pourrait précéder l’impact et l’explosion, et que l’explosion serait bien plus violente que prévu par la NASA. Et c’est précisément ce qui s’est passé le 4 juillet 2005, au grand étonnement des astronomes de la NASA et du monde entier.

Parmi les autres prédictions réussies de Thornhill, on trouve :

– l’absence de l’augmentation de la production d’eau dans la chevelure de la comète (indiquant que l’eau souterraine prévue par les astronomes est absente) ;

– l’absence inattendue de glace sur le noyau de la comète, ou d’eau dans les projections proches de l’impact ;

– une surface de comète sculptée, avec des cratères nettement définis, des vallées, des mesas et des crêtes (à l’exact opposé de ce que à quoi l’on s’attendrait d’une « boule de neige sale ») ;

– un réarrangement des jets de la comète dû à la redistribution de la charge [c’est-à-dire, des arcs changeant de place de manière erratique à la surface de la comète, au fur et à mesure des rééquilibrages électriques créés par leurs décharges, ndt].

Lors de discussions sur Internet à propos de la capacité de la théorie de l’Univers électrique à prévoir ces événements, certains opposants à cette hypothèse ont affirmé que les prévisions sur Deep Impact (et les nombreuses autres réussites de la théorie électrique) doivent être rejetées, car non chiffrées de manière satisfaisante pour les mathématiciens. En d’autres termes, une prédiction réussie n’est pas une preuve si elle n’avançait aucun chiffre. Il se pourrait que cette réponse creuse ne soit pas acceptée par tous les scientifiques qui se respectent. Le premier objectif de toute science doit être d’établir avant tout des concepts s’accordant avec cohérence à toutes les observations existantes. Quand les concepts sont corrects, les mathématiques deviennent un outil utile pour compléter le tableau d’un niveau de précision supérieur. Mais la précision mathématique est en soi inutile en l’absence d’une faculté explicative simple et directe.

Notez aussi que, évaluée à la réussite de ses prédictions, la Cosmologie du plasma d’Alfvén est une théorie excellente. Malgré cela, « …la résistance opiniâtre au travail d’Alfvén repose sur l’opinion largement répandue que ses prédictions ne découlent pas d’une théorie physique plausible (c’est-à-dire, conforme au paradigme dominant). Si une théorie est inacceptable, elle ne gagne pas de crédit en faisant des prédictions réussies. Cela impliquerait que le rôle de la prédiction comme moyen d’évaluation des théories scientifiques a été exagéré. » Stephen G. Brush, Alfvén’s Programme in Solar System Physics (Programme d’Alfvén sur la physique du Système solaire), IEEE Transactions on Plasma Science (Mémoires de l’Institut d’ingénierie électrique et électronique sur la science du plasma), vol. 20, n° 6, décembre 1992, p. 577.

Une contribution essentielle à la théorie de l’Univers électrique est issue de travaux expérimentaux en laboratoire, une activité essentielle à l’établissement du cadre de référence précédant logiquement toute pratique mathématique. Du fait de l’extensibilité [à toute échelle connue] des phénomènes électriques, des choses ne pouvant être créées qu’en laboratoire par des décharges électriques, deviennent extrêmement importantes quand elles sont observées sur des objets dans l’espace. De nombreux exemples peuvent être donnés sur ce principe. La formation des comètes et des astéroïdes en est un excellent exemple, par la forme unique mais répétée de ces corps, qui présentent souvent la forme d’une cacahuète à deux lobes. Les défenseurs de l’Univers électrique ont longtemps soutenu que les comètes et les astéroïdes ont été excavés de la surface des planètes et des lunes à une époque planétaire antérieure d’instabilité et d’activité électrique. Des indices suggèrent que ces corps ont été fondus par des arcs électriques à l’œuvre sur les surfaces. Le meilleur exemple de ce processus est probablement la planète Mars, puisque l’on sait à présent que du matériau a été retiré de la croûte (en-dessous de la surface) de son hémisphère nord. De plus, des scientifiques spécialistes des planètes suggèrent désormais que Phobos, la lune martienne semblable à un astéroïde, a été formé par des matériaux arrachés violemment à la surface martienne par des événements cosmiques incompris. Dans le documentaire The Lightning Scarred Planet Mars (La foudre a dévasté la planète Mars), David Talbott présente un cas très probant montrant que Phobos a été fondu par une décharge électrique agissant sur la surface de Mars.

Cette interprétation de la formation des comètes et des astéroïdes est étayée par le travail expérimental de C.J. Ransom, un physicien spécialiste du plasma, aux laboratoires Vemasat. Ransom a soumis une couche d’hématite à un arc électrique. Cela a créé un certain nombre de sphères fondues à côté de formes bilobées éparses. Ces dernières étaient notablement similaires à la configuration incongrue de nombreux astéroïdes et comètes. Dans la comparaison ci-dessous, notez la similitude de la forme de gauche avec la comète Hartley à droite :

À gauche : Spécimen produit au laboratoire de C.J. Ransom. À droite : Comète de Hartley.

À la lumière de cette extraordinaire comparaison, les intransigeantes exigences de chiffrage des opposants à la théorie électrique deviennent plus absurdes. Grâce à ses énormes avantages sous forme de milliards de dollars de financement, l’astronomie institutionnalisée influence le système éducatif, la révision par les pairs et le soutien inconditionnel des médias scientifiques, mais n’a pas réussi à résoudre les « mystères » des comètes. En revanche, quelques expérimentateurs spécialistes du plasma, travaillant avec des sommes quasiment ridicules, ont obtenu des résultats qui pourraient et devraient révolutionner la science des comètes.

Dans nombre de controverses scientifiques d’aujourd’hui – depuis le réchauffement climatique jusqu’aux OGM, en passant par la sécurité des centrales nucléaires – , la confiance du public en la bureaucratie se délabre toujours plus. Il se pourrait que le manquement de la NASA à revoir honnêtement et en profondeur la théorie cométaire ait un effet imprévu durable sur la crédibilité de l’agence et le crédit que lui accorde le public. Ce réexamen ne doit pas ignorer la contribution de la science du plasma et de l’ingénierie électrique, quelle que soit l’importance ou l’inconfort des ramifications que cela peut avoir pour les théoriciens officiels. À cet égard, les astronomes mondiaux de premier plan seraient sans doute inspirés d’écouter les paroles du professeur Randy Pausch, qui fit autrefois ce mot d’esprit, « Quand il y a un éléphant dans la pièce, présentez-le moi. »

 

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