Vous appréciez ce site?
Faites-le-moi savoir!
Rubriques

Publié le 7 Déc, 2011 dans Découvertes

Exoplanètes en série : découverte d’une « soeur de la Terre » et d’une « Neptune en zone habitable »

(Source : Cyberpresse + Ciel et Espace)

Découverte d’une soeur de la Terre

Cette confirmation signifie que les astronautes de la NASA ont vu passer à trois reprises au mois l'exoplanète devant son étoile. Ils ne peuvent cependant pas dire si une certaine forme de vie s'y trouve, mais seulement que les conditions sont requises pour qu'elle puisse s'y développer. PHOTO: AFP

 

La Nasa a annoncé la découverte d’une «soeur» de la Terre par le télescope spatial Kepler. La planète Kepler 22b, située à 600 années-lumière, a probablement une surface dure et des océans d’eau liquide, ce qui la rend une candidate de choix pour la vie extraterrestre.

«C’est notre planète de Noël», ont expliqué les astronomes responsables de la mission Kepler, en conférence de presse au centre Ames en Californie. La nouvelle doit être publiée jeudi dans la revue Nature, mais elle a été éventée avant la levée de l’embargo médiatique.

Kepler 22b a 2,4 fois le diamètre de la Terre, a une année de 290 jours et son étoile a 75% de la luminosité du Soleil. Sur la surface de Kepler 22b, la température est de 22 °C en moyenne, ont calculé les chercheurs.

L’article de Nature annonce aussi 1235 autres «planètes candidates», qui ont été observées moins de trois fois et ne sont donc pas officiellement qualifiées de planètes (Kepler 22b a été observée pour la première fois il y a un an). Cela double le nombre de candidates identifiées par Kepler depuis son lancement en 2009. Comme les chercheurs estiment que 80% des candidates se révéleront finalement des planètes, le satellite spatial, dont la mission durera au moins deux autres années selon le site Space, quadruplera le nombre d’ «exoplanètes» connues.

Une vingtaine d’autres candidates de taille similaire à la Terre et situées dans la zone habitable de leur étoile – là où l’eau est liquide – ont été identifiées par le satellite Kepler. Deux planètes de ce type ont été certifiées, mais leur étoile est beaucoup plus grosse que notre Soleil. Le télescope Kepler observe 150 000 étoiles.

 

Découverte : une Neptune dans la zone habitable d’un soleil

Certes, la planète Kepler 22-b est dans la zone habitable de son étoile. Mais ce n'est pas pour autant une sœur jumelle de la Terre. NASA/JPL-Caltech/Ames/Ciel et Espace Photos

 

Grâce à l’observatoire spatial Kepler, des astronomes ont découvert la plus petite planète naviguant dans la zone habitable d’une étoile semblable au Soleil.

Mais l’exoplanète Kepler 22-b est tout de même 2,4 fois plus grande que la Terre. Il s’agit donc probablement d’une planète du calibre de Neptune.


La zone où l’eau peut couler en surface

Kepler 22-b tourne en 290 jours autour de Kepler 22, une étoile de type solaire située à 600 années-lumière. Son orbite la place donc dans la zone habitable, c’est-à-dire la région autour d’une étoile où le climat d’une planète peut permettre à l’eau de couler en surface.

Ci-dessous, la comparaison du Système solaire et du système planétaire de l’étoile Kepler 22 montre que, tout comme la Terre, Kepler 22b navigue dans la zone habitable. (Crédit: NASA/JPL-Caltech/Ames/Ciel et Espace Photos).

Avec cette découverte, les chercheurs de planètes ont franchi une étape vers la détection de leur Graal: une jumelle de la Terre dans la zone habitable d’un soleil. Mais ils n’y sont pas encore.


Neptune ou planète océan ?

À l’heure actuelle, l’équipe n’a pas encore observé la planète par la méthode des vitesses radiales — où l’on étudie le balancement que la planète occasionne sur son étoile. Dès lors, elle ne connaît pas sa masse, ni donc sa densité.

Mais si son rayon est 2,4 fois celui de la Terre, il y a très peu de chance pour qu’elle soit rocheuse. Les modèles indiquent en effet que si sa masse est faible (1 ou 2 masses terrestres), il s’agit d’une planète gazeuse. Si elle est plus massive (5 à 10 masses terrestres), nous avons affaire à une planète océan, c’est-à-dire une planète contenant tellement d’eau qu’elle est entièrement couverte d’un océan de plusieurs dizaines de kilomètres d’épaisseur.

 

Des milliers de planètes potentielles

Kepler 22-b n’est donc pas beaucoup plus semblable à la Terre que ne l’est Gliese 581d. Quelque 5 fois plus massive que notre planète, Gliese 581d navigue dans la zone habitable d’une naine rouge, une étoile plus froide que notre Soleil.

Kepler chasse les planètes par la méthode des transits. Le satellite de la Nasa capte l’infime baisse de luminosité que provoque le passage d’une planète devant son étoile. À ce jour, l’équipe responsable annonce avoir décelé 2326 candidats. Parmi ces planètes, qui restent encore à confirmer, on compterait 207 Terres, 680 Super Terres, 1181 Neptune, 203 Jupiter et 55 planètes plus massives que Jupiter.

 

SETI à l’écoute des planètes de Kepler

48 d’entre elles, dont Kepler 22-b, navigueraient dans la zone habitable de leur étoile. Ce sont elles que le réseau de télescopes Allen (ATA, Allen Telescope Array), situé en Californie et dédié au programme SETI de recherche d’intelligence extraterrestre, va pointer en priorité (1).
ATA avait été mis en mode « hibernation » depuis avril 2011, faute de financement. Un soutien du public et de l’US Air Force a permis de le remettre en service le 5 décembre.

 

Emilie Martin

Partager cet article :